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Dernière mise à jour: le 10 Mai 2011
Les Bibs opposés à la flexibilité accrue 12/12/2009 lamontagne.fr « On ne travaille plus pour vivre mais on vit pour travailler ! » Les salariés de l'usine SODG-Michelin, qui fabrique du pneu haut de gamme de tourisme, sur le site des Gravanches à Clermont-Ferrand, sont en colère. Depuis plus d'une semaine, ils débraient, régulièrement, une heure par ci, une heure par là, chaque jour. Un mouvement lancé spontanément par une équipe du matin, le 2 décembre, dans cette usine qui fonctionne en continu et en 3X8. Les raisons de la colère : le calendrier 2010, dévoilé par la direction. « Michelin a franchi un pas de plus dans la flexibilité accrue. Elle nous impose les deux tiers de nos congés annuels comme la quatrième semaine de janvier. C'est du vol ! Déjà que l'usine ferme deux semaines à Noël ! », déplore Dominique Leclair, le secrétaire CGT-SODG. Les débrayages se poursuivent mais ils concernent une minorité sur les 664 salariés que compte l'usine SODG. Ils ont été jusqu'à 150 grévistes selon les syndicats, jusqu'à 85 selon la direction. « Nous avons consacré à chaque équipe, deux heures d'échanges, autour du calendrier. Nous sommes obligés de suivre l'évolution du marché et de nous adapter. 2009 a été une année difficile avec une baisse de 30 % des commandes. Nous allons tout faire en 2010 pour limiter l'impact des soubresauts économiques et éviter les baisses de rémunération », déclare un porte-parole de la direction de Michelin qui essaie de caser, « au maximum », les fermetures d'usine sur les vacances scolaires. http://www.lamontagne.fr/editions_locales/clermont_ferrand/les_bibs_opposes_a_la_flexibilite_accrue@CARGNjFdJSsHHxkBABQ-.html
Michelin
Michelin : un an après la décision de fermer, les Sodemeca remuent le couteau dans la plaie vendredi 18.06.2010 www.lavoixdunord.fr En hommage «aux 276 familles dont la vie a basculé le 17 juin 2009», une plaque a été déposée, hier. En hommage «aux 276 familles dont la vie a basculé le 17 juin 2009», une plaque a été déposée, hier. Le 17 juin 2009, Michelin dévoilait un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 1 093 emplois en France. Parmi les mesures retenues, la fermeture de son usine nordiste, la Sodemeca, à Noyelles-lez-Seclin, employant 276 personnes. Hier matin, les salariés encore en poste ont tenu à commémorer l'annonce de cette décision en déposant une plaque mortuaire devant les grilles de leur usine, dont la production doit être arrêtée le 23 juillet prochain. Il y a un an, c'est un coup de massue que les 276 salariés de la Sodemeca recevaient sur la tête. Malgré sa rentabilité et le savoir-faire qui y était déployé avec la production de pneus haut de gamme, l'usine de Noyelles-lez-Seclin se voyait condamnée à la fermeture par Michelin. Le bras de fer engagé par les salariés avec le leader mondial du pneu n'y changera rien : fin octobre, les deux parties finissaient par s'entendre sur les modalités du plan de sauvegarde de l'emploi, entérinant la décision de Michelin de fermer le site fin 2010. « Un coup de poignard dans le dos » Hier matin, un an jour pour jour après cette annonce, la soixantaine de salariés encore en poste a souhaité montrer que la cicatrice n'était pas refermée. Avec la même consternation dans les regards qu'un an plus tôt, les derniers Sodemeca se sont regroupés devant les grilles de l'usine pour déposer une plaque commémorative au pied du bibendum, en hommage « aux 276 familles que Michelin a brisées », a commenté Gilles Coquerez, délégué FO, dénonçant « un coup de poignard dans le dos au profit des actionnaires », avant de faire observer une minute de silence. « Notre plan de sauvegarde de l'emploi a beau être satisfaisant par rapport à ceux proposés ailleurs, nous aurons toujours dans la bouche un goût amer », expliquait Stéphane, appelé à quitter l'usine en juillet. « Notre site était viable, la décision de Michelin était purement stratégique. Nous avons le sentiment d'avoir été sacrifiés », lâchait-il. David, seul salarié ayant déjà quitté l'entreprise à avoir répondu à l'appel de ses anciens collègues, pointait lui du doigt le « manque d'efficacité du processus de reclassement. Je suis parti en formation en novembre, j'attends toujours un CDI », expliquait-il. Même si « l'accompagnement s'échelonne sur 15 à 17 mois », relativise la direction de Michelin, qui estime le nombre de reclassements « en ligne avec les objectifs ». Sur les 276 salariés du site, 85 ont choisi le reclassement en interne au sein de l'une des usines du groupe, dont la moitié à Clermont-Ferrand ; 15 bénéficieront d'un accompagnement de fin de carrière, tandis que 144 autres ont opté pour les ateliers de transition professionnelle mis en place par Michelin. Parmi eux, 44 ont retrouvé un emploi en CDI, et 7 ont créé leur entreprise. Les salariés encore dans l'usine intégreront à leur tour ces ateliers en septembre. Il ne restera alors plus qu'une dizaine de personnes en poste, affectées à de la maintenance, la production devant être définitivement stoppée le 23 juillet. « Depuis un an, c'est pénible de venir au boulot. Chaque semaine, au moins un camarade nous quitte. Le plus dur, c'est pour ceux qui restent », confiait un autre David, qui envierait presque ceux partis en premier. « Un seul était là ce matin : ils ont déjà fait le deuil. Pour nous, c'est plus compliqué... » PAR STÉPHANE HUBIN http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Seclin/actualite/Secteur_Seclin/2010/06/18/article_michelin-un-an-apres-la-decision-de-ferm.shtml










Les Bibs dénoncent les "salaires indécents" de leurs dirigeants 10/05/2011 www.newsauvergne.com Le 13 mai, aura lieu à Clermont-Ferrand l’Assemblée Générale des Actionnaires du Groupe Michelin. L'occasion pour Michel Rollier, premier associé commandité, d'introniser son futur successeur, Jean-Dominique Sénard. Mais l'opportunité aussi pour les syndicats de pointer du doigt "les salaires indécents" de leurs dirigeants. La CGT vient de faire savoir qu'elle appelle à une journée d’action vendredi à partir de 8 h 30 devant les portes de Polydôme, où se déroulera l'assemblée générale, pour la distribution d’une lettre aux actionnaires. La CGT appelle également à un rassemblement Porte de la Rodade à 10 h 30. L'objet du mécontentement ? les salaires des gérants et co-gérants de Michelin. " Michel Rollier va percevoir au titre de 2010, une rémunération globale de 4 500 000 €, soit la rémunération la plus forte des patrons du CAC 40. C'est l'équivalent d'un siècle de rémunération moyenne d’un salarié Bib ! s'indignent les représentants syndicaux. Les deux gérants non commandités (M Sénard et Miraton), quant à eux, ont obtenu une rémunération moyenne de plus de 1 600 000 €. Ils voient leur salaire augmenter de près de 80 % cette année. Les rémunérations du Conseil Exécutif du Groupe suivent une inflation inconnue des salariés avec une augmentation moyenne de plus de 22 %". Et les salariés dans tout cela ? s'interroge la CGT. Il est vrai qu'avec 1,4 % d'augmentation pour les agents, jusqu’à 4,4 % pour les collaborateurs et cadres pour 2011, les salaires des Bibs font pâle figure... http://www.newsauvergne.com/Les-Bibs-denoncent-les-salaires-indecentsde-leurs-dirigeants-a2034.html