Page précédente
Accueil Infos Presses de Kleber TroyesQuarante ans de travail chez Kléber 04/10/2009 www.lest-eclair.fr Francis Moroz a reçu des mains de Thierry Fassier la médaille Grand Or et un diplôme Quarante ans ! Francis Moroz travaille depuis quarante ans pour le restaurant de Kléber géré par le comité d'entreprise (CE). « C'est quelque chose que l'on ne verra plus beaucoup dans les années à venir », assure le médaillé . Il se rappelle encore le jour où il a fait son entrée dans l'entreprise. « C'était le 29 mai 1969 à 9 h 45, six ans après l'ouverture de l'usine. J'avais été embauché pour faire la plonge », se souvient-il. Il passera de nombreuses années à ce poste. En 2001, il devient responsable des distributeurs automatiques de l'entreprise. « Je tiens à remercier toute l'équipe du CE qui a fait beaucoup pour moi », a déclaré Francis Moros devant ses collègues lors de la cérémonie de remise de médaille. Dans moins de trois mois, il prendra sa retraite. Il a déjà commencé à compter les jours ! Ses projets ne manquent pas, la maison, la voiture… Il pense même à s'engager dans la vie politique et pourquoi pas à se présenter sur une liste aux élections municipales de 2013 aux Noës. Pour Francis, la retraite sera tout sauf morose.
http://www.lest-eclair.fr/index.php/cms/13/article/361891/Quarante_ans_de_travail_chez_Kleber 12000 privés d’emplois dans l’Aube jeudi 5 novembre 2009 www.ladepechedelaube.org LES SALARIES CONTINUENT DE PAYER LA CRISE DU SYSTEME ! Restructurations, chômage partiel, nonrenouvellement des CDD, fermetures de sites... la casse de l’emploi industriel ne connaît pas de trêve. Devant l’ampleur des dégâts annoncés, les conséquences directes pour la vie de milliers de familles, le désespoir pousse comme du chiendent sur les toits des usines abandonnées. Pendant ce temps là, on annonce la reprise. Pour la bourse et les actionnaires Les profits des entreprises du Cac 40 explosent, les banques françaises sauvées de la faillite par l’Etat, il y a à peine une année, continuent de plus belle à verser des bonus. Simultanément, les PME déclarent rencontrer des " problèmes de trésorerie " et les banques ne cessent de leur rationner le crédit. Pendant ce temps là le nombre d’emplois salariés a encore diminué en France de 74 100 unités au 2ème trimestre 2009, Plus de 400 000 postes ont été supprimés depuis un an. Le PDG de Petitjean invente " le redresseur durable " Avec plus de 12000 privés d’emploi l’Aube bien sûr n’est pas épargnée. Sur une année le nombre de chômeurs est en hausse de 17,5% et la litanie des entreprises en difficultés s’accélère d’autant plus que certains patrons profitent de la situation de crise pour réduire leurs effectifs afin d’augmenter la productivité et par conséquent leurs profits. Dans l’Aube il y a des exemples très caractéristiques comme Kléber/michelin qui après avoir versé en 2008, 245 millions d’euros à ses actionnaires (215 millions en 2007) impose plusieurs semaines de chômage partiel à ses salariés. Il y a Olympia où la PDG exerce un odieux chantage à l’emploi en menaçant de déposer le bilan si elle est contrainte de payer la somme pour laquelle elle a été condamnée pour le licenciement injuste de 47 salariés. Il y a Petitjean ou le nouveau PDG italien a du renoncer, grâce à l’intervention des syndicats, au transfert de la fabrication des grands mats en Italie et de l’activité aluminium, ce qui aurait condamné à court terme l’existence de l’entreprise dryate. Changement de tactique, la direction de Petitjean invente un nouveau concept et embauche un directeur général qui se présente comme " un homme de redressement durable ". Cela en dit long pour la suite..... Mais Que dire de l’agonie de l’ex usine Valéo à Ste Savine qui de repreneur en repreneur est passée en 10 ans de 600 salariés à moins de 50 aujourd’hui. De la SMB dont les ouvriers sont contraints de monter la garde jour et nuit dans leur entreprise depuis qu’ils ont surpris des ouvriers allemands en train de démonter leurs outils de travail alors même qu’ils avaient signé un plan de sauvegarde de l’emploi avec leur patron. Du dépôt de bilan de la SIRC à Marignyle- Chatel qui met sur le grill les 283 salariés, alors que depuis 2006 les syndicats avaient tiré la sonnette d’alarme sur la mauvaise gestion de la direction, en pure perte. Ou de l’entêtement du directeur de EMO a vouloir faire valider un nouveau plan social qui va réduire l’effectif d’un tiers et au final une nouvelle partie de la charge de travail de l’usine troyenne qui va prendre la direction de l’usine roumaine. Etc Des élus qui demandent aux salariés de se soumettre Cette situation est d’autant plus difficile à vivre par les salariés aubois en proie aux menaces de licenciement qu’ils ne peuvent pas compter sur la mobilisation des députés et sénateurs aubois pour défendre leur emploi. Depuis une décennie, innombrables sont les exemples de fermetures d’entreprises auboises où les salariés ont trouvé devant eux des pouvoirs publics ou des élus leur demandant de se soumettre, de se résigner à la loi du marché en acceptant le sort qui leur est promis ! Et pour cause, cette loi du marché, c’est la feuille de route de la droite celle de l’Europe de la concurrence libre et non faussée dont l’objet est de pérenniser le dumping fiscal et social en France et en Europe. Tout cela pose en toile de fond la question de la finalité de l’entreprise : L’entreprise est-elle là pour gaver son patron et ses actionnaires de millions d’euros ou est-elle là pour permettre à ses salariés en échange de leur force de travail de recevoir un salaire qui leur permette de vivre dans la dignité et la sérénité. Emploi ou actions, le problème est bien là. L’un des ressorts de la formidable crise de système actuelle est le pillage des ressources du travail par les actionnaires, les fonds de pension et autres fonds d’investissement, avec leurs exigences de rendement à deux chiffres allant enfler la bulle spéculative des marchés financiers. Toute la stratégie mise en oeuvre par le gouvernement et son appareil politique, l’UMP vise à rétablir, à coups de centaines de milliards d’euros, leur rentabilité. Du côté des donneurs d’ordres, la priorité est au cash, pas à l’investissement productif et salarial, donc toujours à l’étranglement de leurs sous-traitants. La France pourra-t-elle sortir de la crise sans des pans entiers de son industrie ? Son industrie pourra-t-elle être facteur de croissance sans investissement dans l’emploi, les salaires et la formation ? L’argent doit-il être réorienté prioritairement dans cette direction ? A travers le drame que vivent de plus en plus de salariés à qui on arrache, en les privant d’emploi, leur unique ressource, ce sont ces questions de fond qu’il faut traiter. Ce sont des choix politiques que les communistes entendent bien faire vivre dans la campagne des prochaines élections régionales. par JPC
http://www.ladepechedelaube.org/article.php3?id_article=1225 Les Michelin ouvrent la collecte dans les usines pour les Sodimédical 10/04/2012 www.lest-eclair.fr La collecte a été effectuée par les membres du CE et les délégués syndicaux. À chaque prise de fonction des équipes. L'usine compte 820 salariés qui travaillent en trois-huit Des collectes ont débuté hier chez Michelin, Bonduelle et Tractel. Aujourd'hui elles se poursuivent chez Mefro et Petitjean pour les Sodi Dès cinq heures du matin, hier, chez Michelin, a débuté la semaine de solidarité dans les entreprises pour les Sodimédical, sans salaire depuis six mois. Car, l'ex-usine Kléber de La Chapelle-Saint-Luc ne s'arrête jamais. Elle travaille en trois-huit, y compris le week-end. Membres du comité d'entreprise et délégués syndicaux attendaient le personnel avec de grosses tirelires dans les mains. Ouvriers et cadres pouvaient y déposer des pièces ou un billet pour venir en aide aux Sodimedical. Et beaucoup ont donné. « Pour eux c'est normal de faire quelque chose pour les Sodimedical », commente Hervé Colas, secrétaire-adjoint du comité d'entreprise. La même collecte s'est reproduite à 13h lors de l'arrivée de l'équipe de l'après-midi. Puis à nouveau à 20h pour celle de nuit. « En réalité, signale Jean-Pierre Jakobsczak, nous avons commencé dès samedi, avec l'équipe du week-end. 120 personnes travaillent uniquement le samedi et le dimanche ». Cet ouvrier spécialisé est membre de la CGT, Hervé Colas de FO, Loïc Morot qui quêtait avec eux à midi est adhérent de la CFTC. La CFDT et la CGC étaient aussi partie prenante. « Lorsque nous avons été contactés pour cette collecte, tous les syndicats ont été unanimes pour la faire. Cela a été sans discussion », confie Hervé Colas. Les Michelin se voient mal rester six mois sans salaire. Ils approuvent, d'autre part, le choix des Sodimedical de se battre pour conserver leur emploi et non pour un chèque. Car ils savent ce qui se passe lorsqu'une usine ferme. « Il y a trois ans, Kléber a arrêté son usine de Toul. Aujourd'hui beaucoup de salariés sont encore sans emploi. C'est atroce. Pourtant Michelin a mis d'importants moyens pour reclasser les salariés licenciés. Il a offert une prime aux entreprises qui embauchaient l'un d'entre eux », commente Hervé Colas. L'idée de faire cette semaine de collectes dans les usines et les bureaux est partie du comité d'entreprise de Petitjean qui est venu hier sur place remercier Michelin d'avoir démarré un mouvement qui est en train de faire tâche d'huile. Bonduelle a effectué lui aussi hier une quête devant son usine de Saint-Benoît-sur-Vanne. Et le comité d'entreprise de Tractel est venu à Plancy-l'Abbaye remettre l'argent de la quête effectué sur son site de Traînel. Aujourd'hui ce sera au tour de Mefro et Petitjean. Jorge D'HULST
http://www.lest-eclair.fr/article/liberation-champagne/les-michelin-ouvrent-la-collecte-dans-les-usines-pour-les-sodimedical Kléber / Michelin : LA CRISE A BON DOS ! jeudi 24 septembre 2009 ladepechedelaube.org Les salariés de Kléber /Michelin à la Chapelle St Luc vont devoir chômer 10 jours d’ici la fin de l’année. Le prétexte invoqué par la direction est " la dégradation des marchés ". La crise à bon dos ! En fait l’objectif de la direction est de continuer ce qu’elle a engagé depuis de longues années : freiner ou réduire la masse salariale en supprimant des emplois et en faisant pression sur les salaires pour répondre aux exigences sans bornes des actionnaires. Les chiffres sont éloquents : De 2000 à 2008, la part des salaires dans la production s’est réduite de 5,3 points, tandis que les dividendes, eux, ont progressé de 147 millions d’euros sur 8 ans. Alors que la part des salaires s’est réduite de 15%, les dividendes ont été multipliés par 2,5. (voir tableau) La responsabilité de la direction du groupe Ces dernières années, des milliers d’emplois ont d’ores et déjà été supprimés et plusieurs sites de fabrication sacrifiés comme l’usine de Kléber Toul. L’usine de La Chapelle comptait près de 1800 salariés il y a encore une douzaine d’années. L’annonce du chômage partiel à La Chapelle St Luc fait partie d’un nouveau plan de réduction de 3000 emplois en France que vient d’annoncer la direction du groupe. Pour se justifier, cette dernière fait état d’une baisse des volumes des ventes de 24,4% au premier trimestre 2009. Mais les dirigeants taisent leurs propres responsabilités dans cette chute des ventes. Alors que la productivité a augmenté de 20% ces deux dernières années (ce qui devrait entraîner une sensible baisse des prix des pneumatiques et donc permettre la conquête de nouveaux marchés) Michelin augmente de 11% les prix de ses pneumatiques au cours du premier trimestre 2009. En 2008, la baisse des ventes qui avait commencé a eu, en fait, un impact financier très limité (244 millions d’euros) si on le compare à l’impact de l’augmentation du prix des matières premières (804 millions d’euros) : Pourquoi ? Parce que Michelin, afin de maintenir les profits de ses actionnaires - voire de les augmenter comme c’est le cas -, a utilisé tous les dispositifs de flexibilisation du travail pour adapter sa production aux commandes, sur le dos des salariés : licenciement des intérimaires et des CDD après avoir imposé congés et RTT aux salariés en CDI, mesures de chômage partiel comme à La Chapelle St Luc etc.. Et cela tout en maintenant sa politique salariale désastreuse. Alors qu’aujourd’hui, Michelin voudrait, avec la mise en place de ces restructurations, aller plus loin en faisant supporter l’essentiel de l’impact des nouvelles baisses de ventes aux salariés, il y a au contraire l’occasion de faire tout autrement. Au lieu des suppressions d’emplois, il faut faire monter des solutions alternatives : Revoir la politique des prix, utiliser le ralentissement de la production pour des mises en formation massives, lancer de nouveaux projets au lieu de sacrifier les investissements pour maintenir les dividendes, faire la clarté sur les mouvements de fonds dans les filiales, notamment la société internationale de plantation d’hévéas-SIPH. Car Michelin se dit victime de l’augmentation des matières premières, mais n’at- il pas eu en même temps des retombées financières importantes émanant. par JPC
http://www.ladepechedelaube.org/article.php3?id_article=1187 6000 manifestants à Troyes jeudi 26 mars 2009 ladepechedelaube.org 6000 manifestants à Troyes, c’était très bien comme partout en France. Il n’y a pas de raison que cela s’arrête. Depuis la magnifique journée de mobilisation du 29 janvier, Sarko a fait voter la loi Bachelot qui va accélérer la casse de l’hôpital, confirmé la poursuite du démantèlement des services publics, refusé de revenir sur le paquet fiscal, (15 milliards de cadeaux aux plus riches) Il ne sait toujours pas ce que c’est de se lever tôt pour gagner des clopinettes et son plan de relance c’est déjà 90 000 chômeurs de plus depuis le début de l’année. Bref ce sont les salariés qui sont invités à payer le prix fort de la crise. Rien de ce que l’on nous propose ne permet de commencer à s’extirper du système qui a plongé le monde dans cette situation. Cela n’a pas empêché Fillon d’annoncer droit dans ses bottes qu’il ne pouvait rien faire de mieux et pendant ce temps là sa copine du Medef continue de se foutre de la gueule du peuple. Il n’y a vraiment aucune raison pour que la mobilisation s’arrête là !! par JPC
http://www.ladepechedelaube.org/article.php3?id_article=1053 Kléber - Les députés communistes demandent la création d’une commission d’enquête. vendredi 22 août 2008 ladepechedelaube.org Il s’agit de mettre à jour les conditions dans lesquelles a été préparée puis prise par Michelin, la décision de fermer l’usine Kléber de Toul (Meurthe et Moselle), et de prendre en compte les contre-propositions économiques et industrielles élaborées par les syndicats en faveur du maintien du site et de l’emploi. L’annonce le 3 octobre 2007, de la fermeture du site de l’usine de Toul (groupe Michelin) a constitué un véritable " coup de bambou " pour les 826 salariés et leurs familles, ainsi que parmi le personnel du site de La Chapelle-Saint-Luc. Elle a par contre été saluée par les investisseurs, " l’action Michelin augmentant de près de 1% à la Bourse de Paris " ! Du côté de Michelin, on a parlé d’une " évidence ", de " coûts de production supérieurs de 50 % à ceux des fabricants asiatiques ", mais va-t-on imposer aux salariés français de travailler pour 200 ou 300 euros de salaire mensuel comme cela se pratique ailleurs dans le monde ? De plus, pour les syndicats qui s’interrogent sur certains aspects de la stratégie internationale de Michelin, cette cherté de production est largement à mettre au compte de la responsabilité du groupe dont ils rappellent qu’il a organisé la baisse de 30 % du volume des productions, la réduction de 1,5 million de pneus. Dans une lettre rendue publique, les syndicalistes sont également revenus sur le volume des investissements (45 millions d’euros) effectués sur le site entre 1999 et 2006, dont 17 millions seulement consacrés à la production. C’est " une somme faramineuse pour le commun des citoyens. Sauf que, à titre d’exemple, Michelin a consacré cette même somme tous les ans pour son usine roumaine, soit plus de 200 millions d’euros, depuis l’achat de cette usine en 2001 ". Du côté des salariés, on rappelle aussi les profits du groupe, l’évolution des ventes (+ 3 %) et le fait que les investissementsobtenus à Toul ont produit " des bâtiments qui depuis la fin de leur construction, il y a cinq ans, sont restés désespérémentvides. Ici on a surtout vu des délocalisations de productions ". On rappelle également les sacrifices réalisés : " face à la menace de fermeture évoquée depuis longtemps dans la boîte.Nous avons consenti tous les efforts possibles et imaginables. Nous travaillons 40 heures par semaine, et la direction nous avait demandé de travailler six jours de plus dans l’année. On l’a accepté. En remerciement, elle ferme. C’est honteux ". " Nous avons testé et fabriqué tous les pneumatiques innovants avant que les productions ne partent sous d’autres cieux, plus à l’Est, mais aussi en Allemagne. Les bénéfices de Kléber, ils ont su les prendre. C’est du pillage car avec ces sommes on pouvait financer la modernisation et la pérennité du site ". Cette affaire qui met brutalement en cause l’emploi, la vie professionnelle et familiale de 826 salariés, pèse aussi sévèrement sur l’économie d’une ville de 17 000 habitants et sur le bassin d’emploi du sud de la Meurthe et Moselle. Michelin n’a toujours pas démontré à ce jour, que la fermeture du site était nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité de l’activité Tourisme en Europe ni à la compétitivité du groupe Michelin. Michelin fait des milliards de profits. Faut-il le souligner, ce même Michelin figure en bonne place dans la publication, début mars 2008, des résultats 2007 des groupes français du CAC 40, lesquels ont réalisé plus de 100 milliards d’euros de bénéfices après les 98 milliards de 2006, les 86 milliards de 2005, les 57 milliards de 2004, les 33 milliards de 2003... Dans ce vaste océan de profits convertis pour une part considérable en dividendes versés aux actionnaires au détriment des investissements productifs, des activités de Recherche/Développement et des salaires, Michelin enregistre une progression de 35,1 % sur 2006. Progression de quatre fois supérieure en pourcentage, à celles de groupes comme Vivendi et Suez ! En fait, il ne manque pas plus d’argent à Mittal (7,5 milliards d’euros de bénéfices en 2007) pour financer l’adaptation du site Arcelor de Gandrange, chiffrée à 30 millions d’euros, qu’à Michelin (775 millions d’euros de bénéfices en 2007) pour financer l’adaptation de son site de Toul estimée à 90 millions d’euros ou augmenter les salaires a l’usine de La Chapelle-Saint-Luc. Ce constat est du reste d’autant moins contesté que le plan de fermeture que Michelin est prêt à payer est évalué à 130 millions d’euros. Pourquoi dilapider 130 millions d’euros dans la liquidation de plus de 800 emplois quand 90 millions contribueraient à sauver l’avenir de l’entreprise ? Sous-activité sciemment organisée ! D’ailleurs l’expertise réalisée par un cabinet d’experts et remise aux représentants de l’État, démontre la viabilité de l’usine Kléber, souligne que des dispositions avaient été prises pour créer volontairement une situation de sous-activité du site en transférant massivement des productions vers l’Est de l’Europe ou vers l’Allemagne, et relève que des provisions financières avaient été constituées depuis les années 1980, en prévision et préparation de la fermeture de l’entreprise touloise. Ce sont des questions de fond. Malgré ces arguments massue mis en avant par les syndicats, il se trouve quand même l’ancien ministre UMP de l’Économie pour s’indigner de la détermination des salariés à exiger que le gouvernement ne laisse pas " rayer d’un trait l’avenir du site de Kléber ", ni celui d’Arcelor-Mittal. " Au nom de quoi l’État français interviendrait-il maintenant pour empêcher que le numéro un mondial de son secteur gère correctement ses actifs ? De même, au nom de quoi serait-il interdit à Michelin de fermer son usine de Toul ? ". Ces propos inacceptables relativisent singulièrement les déclarations de Sarkozy le 4 février à Gandrange où il déclara : " mon objectif est de garder des usines en France, car un pays qui n’a plus d’usines n’a plus d’économie ". Si tel est le cas, la question est directement posée aux plus hautes autorités de l’État, Président de la République et Premier ministre, des dispositions d’urgence qu’ils sont prêts à engager pour faire reculer Michelin et obtenir qu’il renonce à sa décision de fermer Kléber Toul. Pour le groupe communiste à l’Assemblée nationale la constitution d’une commission d’enquête parlementaire serait aujourd’hui de nature à permettre d’entendre toutes les parties concernées, et de dégager des solutions économiques utiles à l’activité et à l’essor de toute une ville, de tout un bassin, et favorables aux attentes de centaines de salariés. Dans une région frappée brutalement, ce serait un signe fort ; le témoignage qu’au-delà du discours, il existe réellement une volonté politique nationale de défendre l’emploi et d’affirmer la vocation industrielle de notre pays. par Passy Connh
http://www.ladepechedelaube.org/article.php3?id_article=865&var_recherche=+michelin DECLARATION FO, CGT ! KLEBER TROYES LA MONTEE DES LUTTES FAIT PEUR A MICHELIN ! lundi 21 avril 2008 ladepechedelaube.org De plus en plus de salariés s’opposent à la politique MICHELIN qui privilégie toujours le profit au détriment des femmes et des hommes qui travaillent.Des mobilisations et des luttes ont lieu un peu partout dans le groupe concernant les embauches, la retraite, le pouvoir d’achat, les revendications des salariés sur leurs conditions de vie, de travail, de santé, les pressions et chantages orchestrés par des responsables qui n’entendent pas reconnaître la pénibilité au travail.La lutte paie, Michelin le sait et tente de calmer l’hémorragie par la répression ; sanctions, lettre de faits, menaces, etc.. envers ceux qui osent relever la tête !!Il n’est donc pas banal que des salariés qui défendent, leur emploi et leur avenir, se voient accusés de terrorisme par un employeur qui a du mal a digérer l’indemnité supplémentaire de départ obtenue après une action significative et que Michelin cherche a éviter pour l’avenir toute velléité similaire ailleurs dans le groupe.En effet, depuis le 3 octobre 2007, date de l’annonce de la fermeture du site, les salariés KLEBER TOUL sont très fortement mobilisés pour la pérennité et le maintien de l’activité de leur usine, mais également pour un traitement décent en cas de fermeture. Le 13 février 2008, une importante délégation de salariés s’est invitée à Saint DIZIER à la dernière réunion de négociations, ou ils ont exprimé leur fort mécontentement et leur revendication d’une vraie indemnisation du préjudice subi par la fermeture annoncée.Devant ce mécontentement, la direction a annoncé vouloir engager des réunions dès le lendemain pour s’expliquer et les a convié le lendemain 14 février 2008 à ces réunions par groupe.Les non réponses de la direction face au premier groupe reçu ont fait que les salariés ne se sont plus sentis capable de rester et ont quitté la salle, mais sont restés devant la porte, attendant l’annonce d’un meilleur traitement de leur avenir avec une vraie indemnisation du préjudice subi par la fermeture annoncée.La direction refusant ainsi la réception du 2e groupe sous prétexte d’être soi-disant séquestrée.Les 2 groupes en sont restés coi, et les choses se sont enchaînées entraînant la situation actuelle et la convocation de quarante salariés (dont des élus CGT) du 3 au 5 avril 2008 au commissariat de TOUL pour être informés du dépôt de 4 plaintes des dirigeants pour séquestration.Nous pouvons dire que la direction a provoqué volontairement ce qui est arrivé, en connaissance de cause, sans penser que le personnel tiendrait plus longtemps que prévu, ne pouvant ainsi parvenir à ses fins. MICHELIN, comme d’autres avant lui, tente de criminaliser l’action collective des salariés pour faire passer ceux qui s ’opposent à ses décisions pour des délinquants.L’histoire a prouvé dans le passé que c’est bien ceux qui résistent qui ont raison.FO et la CGT ne peuvent, ni négocier, ni accepter la régression sociale car les revendications dont elles sont porteuses s’opposent aux intérêts du capital, pour une société plus juste.
http://www.ladepechedelaube.org/article.php3?id_article=768&var_recherche=+michelin 75 insignes maisons remis chez Kléber 15/06/2009 www.lest-eclair.fr Les 75 salariés décorés des insignes maisons pour 20, 30 et 40 ans d'ancienneté Chez Kléber, on ne remet pas des médailles du travail, on décerne des insignes. Des insignes maisons qui marquent les 20, les 30 et les 40 ans d'ancienneté et l'adhésion à l'amicale Kléber. Une amicale de plus de 2 000 membres, héritière de l'histoire de Kléber-Colombes, qui organise notamment chaque année un grand voyage pour tous ses adhérents. Des rassemblements qui comptent jusqu'à 700 personnes. Cette année, le voyage aura lieu à Melun où tous les nouveaux adhérents, ceux qui comptent vingt ans d'ancienneté, n'ont pas à payer de participation. Comme chaque année, Pierre Oger, président de l'amicale, a détaillé aux 75 récipiendaires les avantages et les actions de l'amicale. Les insignes ont été remis par Jean-Denis Houard, directeur de l'usine de La Chapelle-Saint-Luc. Ils ont reçu l'insigne maison + 40 ans Aimé Alain, Charrier Françoise, Dimeglio Gilbert, Marques José, Millet Henri, Prevot Michel, Roux Daniel, Szyszka Richard + 30 ans Avci Esref, Blondeau Dominique, Bouillon Alain, Bugnon-Murys Alain, De Cock Édouard, Fernandes Jorge, Gerim Osman Gomez Henri, Heliot Jean-Michel,Herluison Sylvain, Josse Alain, Laumain Alain, Lopes Da Graca Luis, Lopez y Loma Alfonso, Mailly Jean-Michel, Meira Sylvia, Mennesson Sylvain, Thieblemont Michel, Thiery Francine, Van-Overbeke Pascal, Vuillon Francine, Wollenschneider Jean-Louis + 20 ans Antunes Jorge, Banry Thierry, Barbier Bruno, Bianchi Olivier, Bonnet Philippe, Colas Michel, Coulon Bruno, Courtois Patrick, Das Neves Gil Rui, D'hooge Patrick, Difallah Bachir, Flotton Thierry, Fournier Frédéric, Garnerin Éric, Giordan Marc, Gouet Frédéric, Gourhand Pascal, Hoeltzener Laurent, Hubert Éric, Madeira Jean, Mailly Christophe, Mallordy Lionel, Millet Nicolas, Mougeot Dominique, Pasquet Denis, Patris Jean-Michel, Philippe Hervé, Pissot Pascal, Pothier Laurent, Richter Christian, Robert Bruno, Scherschell Éric, Serveaux Laurent, Silvin Pascale, Simoes José, Tatin Laurent, Thomas Bruno, Vasseur Patrice, Vazart Hervé, Defache Dorian, Gary Philippe, Vauquelin Jean-Paul, Victoire Éric, Lemaitre Stephane, Moulin Daniel.
http://www.lest-eclair.fr/index.php/cms/13/article/312509/75_insignes_maisons_remis_chez_Kleber KLEBER TROYES
La CGT Michelin
Dernière mise à jour: le 10 Avril 2012