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Bonne année de luttes et de revendications Tout d’abord, et au nom de notre syndicat, je vous souhaite à tous, à vos familles et à vos proches, une bonne et heureuse année 2010. Bien entendu une très bonne santé aussi car il me semble que l’on va en avoir besoin pour faire face à un avenir qui ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices. De l’argent aussi bien sur, et ce n’est pas avec l’augmentation de salaire qui nous a été annoncée le 15 décembre dernier que l’on va pouvoir améliorer notre pouvoir d’achat déjà très bas. Des luttes aussi bien sur, celles-ci étant le seul moyen réellement efficace permettant de porter nos revendications et d’arracher de vraies négociations. Les négociations en chantage : La proposition faite par la direction sur la politique salariale 2010 ne peut nous satisfaire. Nous contentons-nous de cette proposition ou bien essayons-nous de créer le rapport de force dont nous avons besoin pour demander l’ouverture de réelles négociations ?..... La première réunion de négociation de l’année s’est tenue le 6 janvier et portait sur le CET négatif. Celle-ci donne le ton, comme à son habitude la direction fait chantage, avec s’il n’y a pas de signature, la dotation du CE qui ne pourrait pas être discutée et les salariés en chômage partiel qui ne seraient rémunérés qu’à 60 % contre 75. Une organisation syndicale digne de ce nom ne peut se soumettre à aucun type de chantage ou de corruption. Pas plus qu’elle ne peut signer un accord comme, par exemple, pour les salaires qui ne prévoit que 3 ou 4 euros bruts d’augmentation par mois. Non la CGT n’est pas à vendre et se revendique dans la lutte des classes ! Syndicalisation : Dans les semaines à venir, la CGT lancera une vaste campagne de syndicalisation. Nous devons tous nous inscrire et nous mobiliser sur cette question qui en va de la survie de notre syndicat, l’argent des cotisations étant notre seul revenu d’argent. Proposons la carte sans aucun préjugé à tous ceux qui nous entourent dans nos ateliers et bureaux. Nous avons besoin de tout le monde à la CGT. Je vous renouvelle à nouveau tous mes voeux de bonheur, de luttes et de syndicalisations. François ROCA
la
Michelin
Communiqué de Presse
04/09 désaccord vis-à-vis des mesures de répression engagées par la direction Désaccord vis-à-vis des mesures de répression engagées par la direction Les élus CGT – SUD – FO ont quitté la réunion du Comité Central d’Entreprise pour montrer leur désaccord vis-à-vis des mesures de répression engagées par la direction à l’encontre de cinq salariés de l’usine de Montceau. Ces salariés se sont vus notifier leur licenciement pour faute lourde pour des faits qui se seraient déroulés lors du mouvement de contestation, suite à l’annonce de la fermeture de l’atelier de fabrication tourisme et la suppression de 477 emplois, alors que la direction s’était engagée à ce qu’il n’y ait pas de suites données lors de la médiation diligentée par la Préfecture de Saône et Loire. La CGT dénonce également la recrudescence des pressions et sanctions envers les salariés sur l’ensemble de la Manufacture. Les élus ont également appris avec inquiétude la décision d’un salarié représentant du personnel, qui a entamé une grève de la faim sur le site de Noyelles-les-Séclins dont Michelin a programmé la fermeture et la suppression de tous les emplois. A Noyelles-les-Séclins comme à Montceau, la direction joue la provocation dans le seul but de faire accepter ses décisions qui se heurtent à une opposition grandissante des salariés. Les élus CGT s’inquiètent de la recrudescence d’actes de désespoir, qui se sont, pour certains, avérés fatal et qui démontrent une dégradation importante des conditions de travail et l’accroissement des risques psychosociaux dont la direction ne semble pas vouloir prendre la mesure. Risque souligné fortement dans le rapport d’expertise présenté ce jour. L’expertise effectuée à la demande des élus du CCE conforte la première analyse de la CGT. -Tous les sites et toutes les activités seront touchés par des baisses d’effectifs, -Il n’y a pas de justification économique au sens légal justifiant les 3195 suppressions d’emplois prévus, -L’expert pointe également plusieurs arguments erronés donnés par la direction (telle la comparaison d’investissements entre les sites de même production), -L’expertise démontre que la direction par ces décisions stratégiques a mis en péril le site de Montceau depuis plusieurs années, -Les choix et investissements en Génie Civil fait hors Europe mettent en péril les sites Français de cette activité, -En Poids Lourds, les objectifs fixés pour Tours deviennent irréalisables avec la baisse d’effectifs programmée, -Impact écologique négatif du fait des délocalisations de production par le fait de l’augmentation des flux routiers internationaux en contradiction avec la démarche produit vert de Michelin, -Etc…. Cette stratégie vise uniquement à augmenter les dividendes des actionnaires au détriment de l’emploi. La CGT a demandé la tenue d’une réunion supplémentaire sur le volet économique afin d’interpeller la direction sur sa stratégie et ses conséquences en contradiction avec l’évolution déjà engagée dans le secteur automobile (véhicules électriques, cylindrées plus petites…). La CGT organise un débat public le 24 septembre 2009 – Salle Leclanché à Clermont-Ferrand ouvert aux salariés et à la population sur l’avenir industriel de Michelin en France et des propositions alternatives.
27/10 Consultation sur le projet de restructuration de l’unité économique et sociale de la Manufacture Michelin Communiqué de presse Comité Central d’Entreprise Ce jour,27 octobre 2009, s’est tenu le Comité Central d’Entreprise avec à l’ordre du jour avis et consultation sur le projet de restructuration de l’unité économique et sociale de la Manufacture Michelin . L’ensemble des élus , à l’exception des élus CFDT qui se sont abstenus , ont voté une résolution contestant la réalité économique des licenciements ( ci après) Résolution du CCE 27 octobre 2009 Un accord de méthode a été signé avec des organisations syndicales, il prévoit formellement la remise de l’avis sur le Livre 2 lors de la réunion de ce jour. Les élus du Comité Central d’Entreprise de la MFPM constatent : I.que l’information initiale remise au titre de l’article L2323-6 du Code du Travail était manifestement incomplète et insuffisante, II.que le projet de licenciement n’est pas justifié par une anticipation de difficultés économiques tant dans les divisions Tourisme, Poids Lourd et Mélange, que dans le Groupe Michelin qui sont largement profitables, III.que la réorganisation de la production de pneumatiques Tourisme Poids Lourd et Mélange en Europe au sein du groupe Michelin n’entre pas dans le cadre d’une mutation technologique, IV.que la réorganisation projetée n’est pas indispensable à la sauvegarde de la compétitivité économique de l'entreprise et du Groupe. V.que les licenciements pour motif économique qui seront prononcés, ne le seront que dans le seul souci d’augmenter les profits du Groupe et de ce fait ne sont pas légalement justifiés en l’absence de cause économique réelle et sérieuse. VI.Que les différentes suppressions d’emploi entraîneront des aggravations importantes des risques psychosociaux en sein de l’UES Dans ces conditions, le Comité Central d’Entreprise de la MFPM ne peut que donner un avis négatif sur le projet de réorganisation en l’absence de cause économique réelle et sérieuse et conteste ainsi les motifs économiques des futures licenciements inhérents à cette procédure. Sur le PSE ( plan de sauvegarde de l’emploi ) , les élus CGT ont fait la déclaration suivante : DECLARATION CGT CCE 27 10 2009 En début d’année Mr MICHEL Rollier gérant du groupe Michelin déclarait dans les médias qu’il n’y avait pas de plan social prévu, puis s’engageait sur zéro licenciement à l’annonce des restructurations en juin. Au regard du plan social qui nous est présenté, on voit une nouvelle fois que les engagements ne seront pas tenus et l’on s’aperçoit que ces déclarations ont été démenties par les faits. Au-delà du fait qu’il n’y a pas de justification économique, plusieurs points de procédure sont illégaux, notamment, l’application des critères d’ordre qui est limité aux seuls établissements de Tours et Montceau et non à l’ensemble de l’entreprise comme le prévoit la jurisprudence actuelle. MICHELIN n’est pas entré dans de véritables négociations sur les PSE et à cherché à opposer les mesures en faveur des anciens (PVF) aux mesures permettant d’accompagner les plus jeunes. La CGT insiste à, nouveau sur les conséquences du PSE et tout particulièrement sur l’aggravation des risques psychosociaux sur l’ensemble des sites. Après Poitiers, Bourges, et Kléber Toul, ces plans de licenciements de plus en plus importants fragilisent la pérennité de l’ensemble des sites en France. Sur ces bassins d’emploi les restructurations sont amplifiées par la baisse des effectifs sur l’ensemble du tissu industriel et commercial. La CGT s’opposera par tous moyens à ces licenciements. Les autres organisations syndicales se sont positionnées de façon diverse sur les mesures sociales sachant que celle ci entraîneront des licenciements à terme. La CGT sur ces points n’ a pas pris part aux votes estimant qu’en absence de justifications économiques il n’y avait pas lieu d’avoir de PSE ni de licenciements. La CGT examine par tous moyens d’empêcher ces licenciements .
Journal de la Coordination
04/05 Pour une répartition des richesses en faveur du travail Pour une répartition des richesses en faveur du travail Les discours selon lesquels tout le monde doit payer la crise et partager les efforts est inacceptable. Aujourd’hui, chez Michelin, ce sont les salariés qui règlent la facture, chômage partiel, flexibilité, congés imposés, etc… De l’autre côté, les fortunes continuent de se construire, crise ou pas, il n’y a pas d’inflexion de ce côté-là et nos dirigeants sont bien dans le ton. L’association pour le profit chère à Laurence Parisot fonctionne très bien en cette période de crise. Depuis le début de l’année, les salariés Michelin ont pris une part grandissante dans les mouvements du 29 janvier, puis du 19 mars ou du 1er mai pour exiger d’autres réponses à la crise : une répartition des richesses en faveur du travail et non un partage de la pénurie au sein du salariat. Il y a de l’argent pour les banques, les industries, les actionnaires et il n’y en aurait pas pour ceux qui doivent vivre de leur force de travail !.... Le monde du travail, lui, fait part d’une grande responsabilité face à ces provocations d’un capitalisme décadent. Le pouvoir et le patronat tentent de médiatiser quelques “retenues” de patrons pour mieux inspirer un sentiment de crainte et éviter un élargissement du mouvement social soutenu par les trois quarts de la population, mais cela ne correspond pas à la réalité des salariés en état d’urgence social, qui font preuve d’une grande maturité. Les salariés ne sont pas des voyous ! Le 15 mai, nous devons nous mobiliser pour réclamer notre dû, le jour de l’Assemblée des Actionnaires à Clermont-Ferrand . Nous, nous n’irons pas dans un des nombreux paradis fiscaux dans lequel le Groupe et ses dirigeants ont des intérêts, pour dépenser notre salaire. Michel Chevalier
Journal de la Coordination
juin 2009 On peut produire en France On peut produire en France ! Face aux décisions prises par une direction d’un groupe de restructurer l’outil de travail, entraînant fermetures d’usines, d’ateliers et pertes des emplois, les salariés et certains de leurs représentants pensent que, face à ce « rouleau compresseur », on est démuni et l’on ne peut rien faire ! L’actualité récente montre qu’il peut en être autrement et que des points peuvent être marqués. L’exemple des Kléber Toul, des Continental de Clairvoix…. montre que, par la lutte et le rassemblement de tous les salariés, on obtient des avancées importantes. Mais jusqu’à présent, il était difficile de remettre en cause la décision finale et d’assurer un avenir industriel, même si là aussi des exemples, qui ne sont pas médiatisés et restent donc très confidentiels, existent. En début d’année, le Groupe Faurecia décide de fermer son site d’Auchel et la mise à la porte des 506 salariés. Après plusieurs actions et grèves des salariés, la direction est contrainte de RENONCER à son projet et de maintenir l’activité industrielle. Le site est sauvé, les emplois aussi ! C’est un exemple qui doit nous faire réfléchir chez Michelin au moment où la direction s’apprête à annoncer une vague de restructurations. Nos sites sont tous viables, il faut investir, on peut produire en France ! Une autre politique industrielle est possible, que celle qui ferme les sites au profit des actionnaires. Il faut y croire et créer les conditions d’un très large rassemblement des Michelin sur cette question fondamentale pour l’avenir. Michel Chevalier
La Coordination
09/07 Préparons une suite au 24 juin ! Préparons une suite au 24 juin ! La forte mobilisation du 24 juin aura porté ses fruits même si, sur l’instant, la direction Michelin ne voulait rien céder - L’assignation en justice des sept militants de Montceau a été retirée. - Les discussions sur le plan social (PSE) de Tours prévu le 29 juin et sur celui de Montceau le 30 juin ne se sont pas tenues comme cela devait se faire, en lieu et place la direction a été contrainte par les organisations syndicales de revoir et les modalités de discussions, et son calendrier. Des avancées insuffisantes : Les 29 et le 30 juin, lors de deux séances de négociations, les organisations syndicales ont obtenu : - le délai de consultation des instances représentatives du personnel a été reporté en septembre au lieu du mois de juillet ; - le principe d’une réunion supplémentaire pour étudier les propositions alternatives des organisations syndicales a été acquis ; - 1 h 30 d’information syndicale pendant le temps de travail pour les salariés de Tours et de Montceau pour les mois de juillet, septembre et octobre ; - des moyens accrus (dans cette même période) pour leurs représentants syndicaux et élus CE pour dialoguer avec les salariés et élaborer des propositions afin de maintenir et développer l’emploi… ; - une discussion globale au niveau Manufacture du PSE et non pas site par site comme le désirait Michelin. Michelin bafoue la loi : Dans le projet d’accord issu de cette discussion, la direction reste très floue et ne s’engage pas sur les données économiques qu’elle doit fournir aux élus du personnel et aux salariés sur les motivations qui conduisent à cette restructuration. Elle ne s’engage pas plus sur sa stratégie globale qui conditionne l’avenir des sites en France. Elle impose la date butoir du 31 octobre pour que les instances représentatives du personnel rendent un avis alors que la loi ne prévoit pas de délais. Les élus ne peuvent émettre un avis que lorsqu’ils ont tous les éléments qu’ils jugent nécessaires et dont ils ont besoin. La direction ne remplit pas son obligation légale en ne donnant pas ces éléments avant les réunions prévues comme le lui oblige la législation. C’est un mépris envers les salariés et les organisations syndicales. La CGT force de propositions : Ce délai obtenu sera pour nous l’occasion de faire des propositions dès le mois de septembre, qui seront mises en discussions et en débat auprès des salariés afin de construire un avenir industriel pour nos usines et notre centre de recherches. Cette réorganisation du travail et de ses sites que tente de nous imposer Michelin aura de répercussions supplémentaires sur la santé des salariés au travail : aggravation des risques psychosociaux, ergonomie, pénibilité…., ce que reconnaît explicitement Michelin dans le projet d’Accord de Méthode. En conséquence, Michelin doit engager une négociation sur la pénibilité du travail avec les propositions de la CGT. C’est une raison supplémentaire de combattre cet accord.
cgt
Lettre ouverte
05/10 Des faits particulièrement graves se déroulent actuellement à l’usine SODEMECA MANUFACTURE MICHELIN À l’attention de Monsieur ROLLIER, Gérant Place des Carmes Dechaux 63000 CLERMONT-FERRAND Clermont-Ferrand, le 05 octobre 2009 Lettre recommandée + AR Lettre ouverte Monsieur Rollier, Des faits particulièrement graves se déroulent actuellement à l’usine SODEMECA à Noyelles- les-Seclin, unité que vous avez décidé de fermer, condamnant les 276 salariés. Vos représentants sur le site refusent de négocier des mesures acceptables par le personnel dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi suivant ainsi vos directives. Face à la résistance des salariés qui refusent d’être sacrifiés pour que vous et vos actionnaires puissiez faire encore plus de profit, vous mettez en place des représailles particulièrement violentes. Assignation de 9 salariés au tribunal de grande instance de Valencienne, demande faite au ministère d’une anticipation de fermeture de site dans les plus brefs délais, alors que dans les négociations vous aviez accepté de reculer la fermeture de 6 mois. Parallèlement, des menaces, des insultes, provocations sont faites par les personnels de maîtrise et cadres. Vous avez d’ailleurs fait renforcer ce personnel par des individus venant d’autres sites dont certains sont connus pour leur agressivité envers leurs subordonnés. Des menaces de mort ont été proférées envers les familles de représentants syndicaux, un salarié menace de se suicider… Ces actes répréhensibles et d’une extrême violence ne peuvent continuer. Nous vous demandons d’intervenir rapidement afin que ces agissements cessent et que les responsables soient poursuivis, ceci est de votre responsabilité. Nous vous demandons de renoncer à la fermeture du site tant qu’une solution n’est pas trouvée et acceptée pour tous les salariés, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour une reprise d’activité sur le site soit interne à l’entreprise, soit avec un repreneur pour que l’ensemble du personnel puisse poursuivre une activité professionnelle. Veuillez agréer, Monsieur Rollier, nos salutations respectueuses. Pour la CGT Le délégué syndical central Michel CHEVALIER
Communiqué de presse 10 février 2010 Mourir au travail : ça suffit ! Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT Le travail, source de création de richesses, devrait permettre de faire vivre les familles, de gagner sa vie et non de la perdre au travail. Le drame humain vient de toucher le site de MICHELIN Blanzy à MONTCEAU LES MINES (71). La FNIC CGT, la Coordination des Syndicats CGT du groupe MICHELIN et le Syndicat CGT de MICHELIN Blanzy adressent nos sentiments les plus profonds à la famille de Camille REGNAUDIN. Au moment où nous écrivons ces lignes, nous ne connaissons pas réellement les causes de cet accident qui a coûté la vie à un salarié à deux mois de la retraite. La CGT, par l ’intermédiaire du CHSCT recherchera la vérité sur ce tragique accident et seule l’ enquête permettra de déterminer les causes de ce drame. Mais, d ’ores et déjà, nous pouvons affirmer que les réorganisations du travail avec le plan de 477 suppressions d ’emplois à Blanzy, les plans sociaux dans le groupe MICHELIN ont conduit à un état de sous-effectif permanent et une intensification du travail. Les conditions de travail dégradées et de vie bouleversée en permanence, la pression et le stress que cela engendre, déstabilisent la vie des salariés, avec forcément des répercussions sur le travail et dans le fonctionnement de l ’entreprise. Des salariés se retrouvant de plus en plus dans une situation de travail isolé : c ’était le cas pour la victime. Cette vie perdue s ’ajoute aux 5 suicides dans le groupe MICHELIN en 2009, aux 19 accidents du travail à Blanzy depuis le 1er janvier 2010, avec une aggravation du taux de gravité des accidents et des conséquences graves sur l ’état de santé des salariés. Cela est intolérable. La stratégie industrielle de MICHELIN, avec ses plans sociaux de diminution des effectifs, alors que les profits ne cessent de croître (+ de 300 millions d ’€) demanderait une toute autre logique de la finalité de l ’entreprise. Les richesses produites par les salariés devraient servir au financement d ’aménagement des postes de travail, d’ investissement pour une meilleure sécurité de tous les salariés, ainsi qu ’à l ’amélioration du pouvoir d ’achat. Les salariés, qui vivent des conditions de travail très pénibles en postes, travaillent pour gagner leur vie et faire vivre leur famille, il est inadmissible qu ’ils viennent la perdre au travail pour la seule rentabilité des actionnaires de MICHELIN. Cet accident mortel fait suite à l ’accident d ’avril 2009 où un salarié s ’était retrouvé « coincé dans une palette avec décalottage du cuir chevelu et les oreilles arrachées ». La FNIC CGT mettra tout en oeuvre pour que les responsables de MICHELIN, qui ont une lourde responsabilité dans cet accident du fait de l ’organisation du travail, changent de politique industrielle et de management afin que plus jamais des catastrophes humaines ne se produisent. Il est possible de travailler et vivre en toute sécurité dans l’entreprise ! à l ’attention de la Presse écrite et orale Montreuil, 10 février 2010
Tous en lutte pour nos salaires Un milliard de bénéfice net pour le groupe Michelin en 2010 ... 10 fois plus qu’en 2009 ! 78% d'augmentation du dividende versé aux actionnaires en juin prochain au titre de l'année 2010 Mais des miettes pour les salaries !... Pourtant c'est bien nous qui créons toutes ces richesses ! Face à la hausse vertigineuse des prix, nous exigeons : - Une augmentation des salaires de 350€ mensuels pour tous - Que nos salaires soient indexés sur les hausses des prix La coordination des syndicats CGT Michelin appelle tous les salariés du groupe à se mobiliser sur les salaires le jeudi 17 mars, les syndicats CGT appellent à une première journée d'action dans toutes les usines. La lutte s'impose pour obliger à Michelin de prendre sur ses profits pour augmenter nos salaires, et nous permettre de vivre !
Dernière mise à jour: le 7 Mars 2011
17/05/2010 Enquête Classification Agents Madame, Monsieur, Michelin va convoquer les organisations syndicales au 2ème semestre pour négocier sur les classifications. L’évolution de l’entreprise, de ses métiers, des tâches toujours plus importantes demandées aux salariés, font que beaucoup ne se sentent pas reconnus au travers de leur coefficient et de leur salaire pour la tâche qu’ils accomplissent. La politique d’évolution des carrières et la politique de rémunération chez Michelin sont fondées sur l’arbitraire, appelée par la direction "gestion individuelle". Cet arbitraire est le moyen pour Michelin de diviser le personnel, de ne pas rémunérer à sa juste valeur la force de travail de chacun et de créer un climat de peur et de défiance pour obtenir une obéissance inconditionnelle à sa politique. Pourtant, la loi est claire : - chaque salarié est en droit d'occuper un poste de travail du niveau de son coefficient (niveaux définis par les accords de classification). - inversement chaque salarié est en droit de se voir reconnu le coefficient qui correspond à son poste de travail. - des salariés, qui font un travail de valeur égale (notamment parce qu'ils ont le même coefficient) doivent être payés de la même façon. - les différences de traitement entre les salariés ne peuvent résulter que de critères objectifs et vérifiables. C'est pourquoi nous avons décidé de lancer une grande enquête sur les classifications, pour recueillir les attentes individuelles et collectives des salariés, afin de mieux défendre ceux qui travaillent, face aux dirigeants et aux actionnaires. Pour nous y aider, nous vous demandons de remplir ce questionnaire de la façon la plus complète et la plus précise possible.