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MICHELIN LE PUY
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Page précédenteLa CGT Haute-Loire est montée à Paris pour manifester le 23.10.2009 www.leprogres.fr Partis à 4 h 30 hier matin, deux cars, avec cent six manifestants, ont quitté la Haute-Loire pour participer, à Paris, à la manifestation organisée par la CGT pour défendre l'emploi industriel. Les syndicalistes altiligériens représentaient des secteurs particulièrement touchés par la crise et les suppressions d'emplois : la métallurgie, le textile, la tannerie, le plastique, la chimie, la céramique ou l'énergie. Ainsi des salariés de Michelin à Blavozy, de Preciturn à Monistrol-sur-Loire, de Fontanille au Puy-en-Velay, de Barbier à Sainte-Sigolène, des Tanneries de Chadrac, de DIEHL et PEM à Siaugues, de Céramique de France (groupe Marazzi) à Paulhaguet, de RV à Saint-Germain-Laprade, de Recticel à Langeac et des agents d'EDF-GDF… Ils ont manifesté pour refuser « la désindustrialisation du département et exiger le gel de tous les licenciements. Ce ne sont pas les actionnaires et les dividendes qu'il faut protéger, mais les salariés. Il n'y aura pas d'avenir pour la Haute-Loire ou pour le pays sans une industrie vivante ».
http://www.leprogres.fr/fr/region/la-haute-loire/haute-loire/article/2113958,183/La-CGT-Haute-Loire-est-montee-a-Paris-pour-manifester.html Michelin : la CGT progresse... et s'inquiète 22/03/2010 www.zoom43.fr Alors que de récentes élections professionnelles au sein de l'usine Michelin de Blavozy ont propulsé la CGT au rang d'organisation majoritaire, le syndicat revient sur l'actualité sociale avec la journée de mobilisation interprofessionnelle du 23 mars mais surtout, il tire la sonnette d'alarme concernant les délocalisations. Le 22/03/2010 Avec un taux de participation de 86 %, la CGT remporte largement les élections professionnelles au sein de l'usine Michelin et devient l'organisation majoritaire. René Villeseche demeure le secrétaire général du syndicat pour quelques jours, c'est Hervé Bancel qui lui succédera. Pour les quatre années à venir, la nouvelle direction syndicale entend bien prendre toute sa place au niveau des instances représentatives avec un syndicalisme de lutte des classes et révolutionnaire. Les délocalisations mettent la gomme ! Après avoir perdu le Tourisme Haut de Gamme, le Très Haut de Gamme, c'est au tour du pneu Rétro d'être délocalisé en Serbie en 2011. La production de cette gamme représenterait environ 40 000 enveloppes et concernerait plus de 60 salariés. La CGT regrette que depuis des années, aucun investissement industriel n'ait eu lieu sur le site de Clermont-Ferrand. Au contraire, les machines sont démontées les unes après les autres et la maintenance du Parc Machines restant aurait du mal à être effectuée. La moyenne d'âge sur ce service est de 50 ans environ, conséquence directe des plans sociaux. Le danger qui guette, c'est bien entendu la disparition du savoir-faire. La CGT explique : "à une époque, sur le site de Cataroux à Clermont-Ferrand, on pouvait fabriquer, s'adapter rapidement à de nouvelles demandes. Aujourd'hui, on nous dit que l'activité principale, ce sera la compétition. Oui, mais pour combien de temps ?.. encore une fois, ce coup porté à nos fabrications n'a qu'un seul but : la finance. Pourtant, on peut refaire du Haut de Gamme sur le site de Cataroux. Les machines sont adaptées et on en a déjà fait". En outre, il semblerait que l'usine de Roanne ait quelques difficultés pour réaliser la quantité journalière. Selon nos informations, il leur manquerait 1 000 pneus par jour. Une quantité que les salariés de Clermont-Ferrand accepteraient volontiers de récupérer. 200 bibs dans les rues du Puy A l'occasion de la journée de mobilisation interprofessionnelle du mardi 23 mars, le syndicat CGT a appelé les salariés à participer au mouvement national. Beaucoup ont débrayé sur les trois postes pour participer et on a recensé près de 200 bibs manifestant dans les rues du Puy. Les revendications portaient sur les salaires "ridiculement bas chez Michelin" accuse le syndicat, mais aussi sur "le maintien de notre activité et de nos emplois dont aujourd'hui malheureusement nous n'avons aucune certitude, et bien sûr, les retraites". Pour la CGT Michelin, il est capital que la pénibilité soit enfin reconnue pour les bibs, particulièrement pour les postés, qui paient le plus lourd tribut en terme de conditions de travail dégradées et d'espérance de vie. Parmi les principales revendications, on note la retraite à taux plein à 60 ans ou après 37,5 années de cotisations, une politique industrielle garantissant les emplois et la revalorisation des salaires avec un SMIC à 1600 €. Entre salaires et dividendes, "on marche sur la tête" La revalorisation des salaires avec un SMIC à 1600 € n'est pas anodine. En effet, cette année les actionnairees vont percevoir plus de dividendes que de bénéfices réalisés. On se situe autour de 104 millions de bénéfices pour plus de 147 millions de dividendes distribués selon le syndicat. On peut alors légitimement se demander : où va être prise la différennce ? La CGT évoque l'éventualité d'un emprunt pour rémunérer les actionnaires, prétextant que ce ne serait pas la première fois que Michelin le ferait. Une autre hypothèse avancée serait d'économiser sur les 412 millions prévus pour les restructurations et ainsi "économiser" sur les droits des salariés licenciés. Là encore, ce ne serait pas une première... Dans son communiqué, la CGT déplore : "Pour les actionnaires, on trouvera ! Pour l'emploi, les salaires, pour développer les productions en France, là il n'y a pas d'argent ! C'est trop cher ! C'est même des charges, qu'il faut réduire ou faire disparaître ! Trop d'impôts ! Trop de salaires ! Trop de ceci ou de celà !.. Pourtant, la seule charge qui pèse sur les entreprises, c'est l'actionnaire et sa rémunération toujours insuffisante et pour lequel tous les sacrifices doivent être consentis". Durcir le mouvement La CGT Michelin n'entend pas s'arrêter à la journée du 23 mars pour voir aboutir ses revendications. Très remontés, les salariés se disent prêts à durcir le mouvement et à aller jusqu'à la grève générale. René Villeseche résume : "On entend que l'ensemble des confédérations syndicales prennent leurs responsabilités et initient très rapidement d'autres journées d'actions et de luttes car on est bien dans le cadre d'un troisième tour social aujourd'hui. La grogne est présente, les gens en ont vraiment ras-le-bol des politiques menées tant par le MEDEF que par le gouvernement Sarkozy. Il est temps d'avancer et d'aller beaucoup plus loin que ce que nous propose aujourd'hui les confédérations, à savoir de l'attentisme [...]. S'il faut radicaliser les luttes, évidemment, on pourra compter avec la CGT Michelin, ça c'est sûr". Maxime Pitavy
http://www.zoom43.fr/actu/ACT_detail.asp?strId=42700&strArtTypId=2 Au Brésil, Michelin a cloné son usine de Blavozy 07.06.2010 www.leprogres.fr Le 26 février 2008, Lula, président du Brésil, inaugurait la nouvelle unité de production Michelin de pneus génie civil, à Campo Grande. Visite d'un des plus grands sites Michelin du monde. En 1979, Bibendum a jeté à Campo Grande, à 70 kilomètres de Rio de Janeiro, les bases de ses toutes premières conquêtes au Brésil. Une usine pneu poids lourds avait alors scellé l'implantation du leader mondial du pneumatique dans ce pays, sous-continent de l'Amérique du Sud. Mais depuis, le site a bien grandi, jusqu'à devenir le troisième plus important au monde de la galaxie Michelin. En effet, depuis deux ans, une nouvelle unité est venue compléter cet impressionnant complexe industriel qui emploie désormais, à lui seul, 3 000 salariés, soit la moitié de tous les effectifs Michelin Amérique du Sud. Une fois le sasse de sécurité passé, impossible de différencier l'usine de Campo Grande d'une de ses jumelles internationales. Tout juste les inscriptions en portugais sur panneaux bleus de la marque viennent éclairer le visiteur. « Normal ! Toutes nos usines sont conçues sur le même modèle, dans le monde entier », prévient le directeur du site, Ricardo Goulart, dans un français impeccable. Sur les chaînes, défilent à un train de sénateur les pneus mastodontes destinés au marché des mines. 80 % de la production génie civil de Campo Grande part dans le monde entier, dont 43 % en Amérique du nord et 34 % en Asie. 20 % seulement restent sur le marché sud américain. « Cette usine correspond à une demande mondiale croissante, précise Jean-Philippe Ollier, directeur de Michelin Amérique du sud. Elle est aussi l'une des plus modernes du groupe. Même si, pour l'instant, elle n'est qu'à 70 % du maximum de sa production. La crise a un peu freiné nos projets. » Dans cette unité de production, Michelin conçoit à peu près toutes les gammes de pneus génie civil de taille moyenne, de 300 kg à 1,3 tonne. De 1,70 mètre jusqu'à 2,80 mètres de hauteur. Des pneus qui peuvent chausser des camions allant jusqu'à 100 tonnes de charge utile, soit l'équivalent de quatre poids lourds routiers ou un train de dix wagons. « Cette unité de Campo Grande est le clone de celle du Puy-en-Velay, poursuit le directeur. D'ailleurs, une partie de notre personnel a suivi sa formation là-bas, en France. » A au moins deux différences près avec son homologue auvergnate. L'âge des salariés, qui est en moyenne de 32 ans et le salaire des opérateurs qui ne dépasse pas les 800 euros mensuels.
http://www.leprogres.fr/fr/region/la-haute-loire/haute-loire/article/3270513/Au-Bresil-Michelin-a-clone-son-usine-de-Blavozy.html Au Puy-en-Velay, en marche pour la retraite à 60 ans 28.05.2010 www.leprogres.fr « Non à tout recul », ont martelé les syndicats, hier, au Puy-en-Velay, à l'occasion d'une journée d'action qui n'a pas rassemblé à la hauteur des attentes. Même en l'absence des troupes de Force ouvrière et de la CFDT, le cortège s'étirait sur près d'un kilomètre, hier, dans les rues du Puy-en-Velay. A l'appel d'une intersyndicale réunissant CGT, CFTC, FSU, Solidaires et UNSA, environ 4 000 personnes ont manifesté pour l'emploi, les salaires, les services publics, et surtout, les retraites… Une mobilisation un peu tiède au goût de certains, même si dans les rangs des syndicats on avançait une participation autour de 8 000. Comme de coutume, c'est de la place Cadelade que le départ était donné, à 10 h 30, en direction du Breuil, puis du boulevard Saint-Louis. « On s'est battu pour la gagner, on se battra pour la garder », scandaient les forces de la CGT qui formaient la moitié du cortège. Grâce aux banderoles, on reconnaissait les personnels territoriaux de la petite enfance, ceux du conseil général, les organismes sociaux, la santé et l'action sociale, la construction-bois-céramique, les hôpitaux du Puy, Langeac, Yssingeaux, Sainte-Marie. Le secteur privé étant représenté, entre autres, par Recticel-Copirel Langeac, Fontanille, Michelin, les Tanneries, les papeteries d'Espaly, Préciturn. Derrière la CGT, les enseignants et les troupes de Solidaires étaient bien représentés et donnaient aussi de la voix, précédant des représentants du PS, NPA, Front de gauche, Europe Ecologie et Attac qui fermaient la marche. Passé la rue Pannessac, le cortège traversait la place de la mairie pour se rappeler aux oreilles du gouvernement, entonnant des slogans sur mesure : « Y'en a assez du sinistre Wauquiez, ministre du chômage, de la précarité », ou, « Sarko, si tu continues, les gens en colère te botteront le c… ». Peu avant midi, accompagnée par quelques rayons de soleil, la manifestation s'immobilisait devant les grilles de la préfecture, l'occasion de donner lecture du message fleuve de l'intersyndicale. Dans son collimateur, la réduction des dépenses publiques, le gel des salaires, la réforme générale des politiques publiques, et celle des retraites. « Tout ceci ne vise qu'un but : baisser le niveau des pensions, disqualifier le système par répartition. C'est injuste et inacceptable, d'autant plus qu'existe une alternative à cette régression sociale : accroître les prélèvements sur la richesse produite. » Un message reçu cinq sur cinq place du Breuil. Christophe Teyssier
http://www.leprogres.fr/fr/region/la-haute-loire/haute-loire/article/3211921/Au-Puy-en-Velay-en-marche-pour-la-retraite-a-60-ans.html Michelin Blavozy s'ouvre à l'écologie 18/07 2010 www.Zoom43.fr Début mai, un vaste chantier a débuté sur les toits de l'usine Michelin de Blavozy, en partenariat avec EDF Energies nouvelles. D'ici la fin de l'année 2010, 22 000m2 de surface de panneaux photovoltaïques vont être installés, soit autant que trois stades de football, de quoi alimenter 1 200 foyers. Interview avec le chef du personnel du site vellave, Jean-Paul Cuzin. Le 14/07/2010 La réaction de la CGT Michelin Blavozy "Mr Cuzin, chef du personnel, explique que l'installation de panneaux photovoltaïques sur le toit de l'usine Michelin de Blavozy est un gage de pérennité pour le site. Si l'on peut espérer que cette prédiction soit réelle la prudence reste de mise. C'est d'abord pour des raisons de sécurité des personnes, de qualité des produits, qu'il était devenu incontournable de refaire l'étanchéité de la toiture. Alors que l'installation de machines neuves était réalisée cela n'a pas empêché Michelin de fermer son usine de Poitiers pourtant très largement rentable. Il en a été toujours de même concernant la fermeture d'autres sites, d'ateliers depuis maintenant 20 ans. De plus, techniquement, rien n'oblige au maintien d'une activité dans l'usine pour assurer le fonctionnement des panneaux photovoltaïques, d'autant que c'est EDF énergies nouvelles qui met en œuvre l'installation et est propriétaire de l'énergie produite. De plus, l'émergence de production de même type que celle produite ici à Blavozy sur les pays émergents, fait peser des légitimes inquiétudes sur l'avenir à long terme de ce site et là aucune réponse précise n'est apportée par la direction. Dans la veine de cette installation, la direction doit également apporter rapidement des améliorations en termes d'ergonomie, de qualité de vie au travail, particulièrement dans les ateliers de fabrication. Il est capital que la pénibilité très importante subie par les salariés (ées) se traduise par des départs anticipés en retraite dès 55 ans, car la réfection de la dégradation de l'état de santé des salariés (ées) principalement au niveau des ateliers de production n'est techniquement pas réalisable et même avec un partenariat quelconque."
http://www.zoom43.fr/actu/ACT_detail.asp?strId=47077&strArtTypId=2&playaudio=1 Page précédentePneumatiques Génie civil : la fin de l’or noir ? Le 24 septembre 2009 usinenouvelle.com L’Eldorado du pneu Génie Civil Un pneumatique d’occasion de 5 tonnes et de 4 mètres de diamètre à 100 000 dollars US ? Ce chiffre reflète la démesure qui s’est emparée du secteur peu banal des pneumatiques génie civil (dit « OTR » pour « Off the Road »). Suite au boom des matières premières et des grands projets d’infrastructure, le marché de ces pneumatiques destinés aux engins de chantier ou miniers a connu une véritable explosion. À tel point qu’à partir de 2004, l’offre ne pouvant suivre la demande, une grave pénurie est apparue, qui a engendré des situations insolites. Des commerciaux en sont venus à redouter des commandes de pneumatiques de grande taille. Les délais de livraison ont atteint 12 mois et on a déterré des pneus usagés éliminés par enfouissement avant la pénurie. Faute de pneus adaptés, des engins ont été livrés sur cales par des constructeurs comme Caterpillar ou Komatsu. Les prix ont flambé, le marché noir a explosé et des miniers se sont vus prêts à payer des fortunes pour assurer la continuité du transport des minerais : un tombereau immobilisé un jour dans une mine de diamants représente plusieurs centaines de milliers d’euros de manque à gagner. S’il est vrai que les industriels des pneumatiques OTR ont dû faire face à des situations délicates, ils ont surtout largement bénéficié de cette période de vaches grasses. En effet, les produits de génie civil, à forte technicité, génèrent des marges très lucratives et sont donc parmi les activités les plus rentables pour les pneumaticiens. Signe de la bonne santé du secteur pendant les années de pénurie, en 2008, la grande messe annuelle -la conférence OTR de la Tire Industry Association- s´est célébrée à Hawai. Au menu : tournois de golf et cocktails sous les cocotiers... Tout un symbole. L’effondrement du premier semestre 2009 Avec le brusque ralentissement de l’activité économique mondiale fin 2008, une véritable douche froide s’est abattue sur le paradis des pneus miniers. Du côté des grands constructeurs comme Caterpillar, Liebherr Mining, Terex ou Komatsu, la demande de pneus OTR première monte a plongé de 70% durant les premières semaines de 2009. Sur l’ensemble de l’année, ce chiffre devrait, selon des observateurs, se situer autour de 50%. Sur le marché du remplacement, les clients miniers, frappés par la chute des prix des matières premières, réduisent drastiquement leurs investissements et leurs dépenses opérationnelles : fermetures de sites devenus peu rentables et reports de mises en exploitation de nouveaux gisements contribuent à réduire le niveau des commandes d’engins et donc la demande de pneus. Dans le même temps, les nouvelles usines OTR, dont la construction a été décidée au plus fort de la pénurie, lancent leur activité. Bridgestone a ainsi annoncé en juin 2009 le démarrage de son usine OTR à Kitakyushu (Japon). Ces ouvertures viennent déséquilibrer la balance de l’offre et de la demande, déjà mise à mal par les stocks désormais pléthoriques des constructeurs d’engins, des miniers et des revendeurs de pneus. Le temps des festivités hawaïennes et des clients prêts à tout pour obtenir un pneumatique est donc bel et bien terminé. Aujourd’hui il est plutôt question de guerre des prix que de demande excédentaire. En avril dernier, lors de l’Exposition internationale de matériels et techniques pour les travaux publics, le bâtiment et l'industrie des matériaux, Intermat, de Paris, même les plus grands comme Michelin et Bridgestone, semblaient envisager des opérations de promotion sur certains modèles OTR, ceux-là mêmes qui, quelques mois plus tôt, s’arrachaient à prix d’or. Signe des temps : la prochaine édition de la conférence OTR de la Tire Industry Association aura lieu dans le désert de l’Arizona… Après la pluie, le beau temps ? Si le monde du pneu Génie Civil est encore sous le choc du tout récent effondrement du marché, les « anciens » rappellent que ce n’est pas la première fois que le secteur connaît un tel bouleversement. Certains observateurs interprètent le ralentissement des derniers mois comme une pause plutôt qu’une réelle correction : à moyen terme, la demande reviendra à des niveaux élevés. Chris Skelton, Managing Director de la société britannique OTR Tyres UK, souligne : « Il est fort probable que la demande induite par la croissance des pays BRIC revienne alimenter tôt ou tard les besoins en OTR. Mon conseil à tout utilisateur d’OTR serait de ne pas croire que l’offre de pneus génie civil sera dorénavant définitivement abondante. Il faut tirer les leçons de la pénurie de 2004-2008 et mettre en place une véritable politique d’achat et de maintenance des OTR pour se prémunir d’une éventuelle future baisse de l’offre. » Vers un remaniement des cartes ? Avec ce retournement violent de la conjoncture, une autre question alimente les discussions : qui va tirer son épingle du jeu ? Les rumeurs les plus extravagantes circulent sur une éventuelle sortie de Goodyear du marché Génie Civil. Bien que maintes fois démenti par le groupe américain, le bruit continue à courir dans le milieu et déjà les pronostics vont bon train sur l’identité d’un potentiel acheteur. Peut-être un pneumaticien chinois bénéficiant de l’appui financier de son gouvernement et qui arriverait à surmonter la méfiance américaine vis-à-vis des OTR de l’Empire du Milieu ? Ou un concurrent de plus petite taille désireux de se hisser au troisième rang actuellement occupé par Goodyear ? Ou encore un rechapeur désireux de diversifier son activité ? Les paris sont ouverts... Sans compter que l’attractivité du secteur durant la pénurie, avec ses niveaux de marges alléchants et ses clients aux abois, a logiquement aiguisé les appétits et déclenché des vocations. Flairant le bon filon, plusieurs nouveaux acteurs ont tenté de pénétrer ce marché. Avec plus ou moins de réussite il est vrai : la complexité technique de ces pneus requiert un savoir-faire long et difficile à acquérir. Des entreprises comme Titan aux Etats-Unis, Eurotire en Ukraine, Triangle et Double coin en Chine ou encore BKT et Apollo en Inde ont entrepris des investissements massifs pour construire des usines OTR et acquérir les technologies nécessaires. Même s’il semble que, dans le domaine des grands diamètres (au-delà de 25 pouces), les « majors » Bridgestone, Michelin et Goodyear aient une avance technologique et commerciale insurmontable, quelques marques « exotiques » ne cachent pas leurs ambitions internationales. C’est ainsi que certains experts n’excluent pas une montée en puissance des nouveaux challengers. Tony Cutler, de la société australienne Otraco, spécialisée depuis plus de vingt ans dans la gestion des pneus miniers, explique : « Comme l’ont fait les fabricants de voitures japonais dans les années 1960, certains pneumaticiens OTR chinois vont percer dans les années 2010 mais il leur reste encore un long chemin à parcourir. Deux ou trois vont sûrement y parvenir, les autres vont disparaître ». Un autre spécialiste confirme que : « des problèmes techniques subsistent chez ces acteurs émergents, mais ils parviendront à long terme à obtenir un niveau de qualité acceptable et à se faire une place parmi les plus grands ». À suivre…. Wafae Kenbib
http://www.usinenouvelle.com/article/pneumatiques-genie-civil-la-fin-de-l-or-noir.N118042 La CGT43 à Paris pour défendre l'emploi industriel 22/10/2009 www.zoom43.fr Ce jeudi 22 octobre, une centaine de militants CGT de Haute-Loire ont participé à la manifestation nationale à Paris pour l'emploi industriel. 106 militants de la CGT43 ont participé à la manifestation nationale pour l'emploi industriel. / DR Partis à 4h30 ce jeudi matin, deux cars, avec 106 manifestants, ont quitté la Haute-Loire pour participer, à Paris, à la manifestation organisée par la CGT pour défendre l'emploi industriel. Les syndicalistes altiligériens viennent des secteurs particulièrement touchés par la crise et les suppressions d'emplois. En effet, ils travaillent dans la métallurgie, le textile, la tannerie, le plastique, la chimie, la céramique ou l'énergie. Parmi les manifestants, des salariés de Michelin à Blavozy, de Preciturn à Monistrol, de Fontanille au Puy, de Barbier à Sainte-Sigolène, des Tanneries de Chadrac, de Diehl et PEM à Siaugues, de Céramique de France (groupe Marazzi) à Paulhaguet, de RV à Saint-Germain Laprade, de Recticel à Langeac et des agents d'EDF-GDF. Ils ont manifesté pour refuser "la désindustrialisation du département" et exiger "le gel de tous les licenciements". Ils demandent le maintien de tous les emplois, l'indemnisation du chômage partiel à 100 %, le maintien de la retraite à 60 ans et une préretraite à 55 ans pour les entreprises en difficulté. Ils refusent que "le système bancaire étouffe les entreprises" et veulent que l'Etat et un service public financier assurent le développement de l'emploi industriel. "Toutes les aides doivent être conditionnées par la garantie du maintien des emplois", souligne Raymond Vacheron, permanent de la CGT43 avant d'ajouter : "il faut empêcher toute fermeture d'entreprise. Ce ne sont pas les actionnaires et les dividendes qu'il faut protéger, mais les salariés. Il n'y aura pas d'avenir pour la Haute-Loire ou pour le pays sans une industrie vivante".
http://www.zoom43.fr/actu/ACT_detail.asp?strId=37183&strArtTypId=5 Une quarantaine de départs volontaires confirmés chez Michelin Blavozy 31/10/2009 www.zoom43.fr Ce mardi, le Comité Central d'Entreprise de Michelin a confirmé les 1 093 suppressions de postes dans le groupe annoncées l'été dernier. Le site de Blavozy n'est pas concerné. En revanche, il compte parmi ses rangs une quarantaine de départs volontaires dans les 1 800 annoncés dans toute la France. (30/10/2009) Sur les quelque 600 Bibs de Michelin Blavozy, une quarantaine ont accepté le départ volontaire avec des mesures d'âge. Mais le secrétaire général du syndicat CGT Michelin du Puy, René Villesèche, craint que l'hémorragie ne s'arrête pas là : "pour la direction nous sommes en sur-effectif, c'est clair, nous craignons donc un nouvel appel aux départs volontaires dans l'avenir proche, rien n'est à exclure". Le syndicaliste s'inquiète pour la pérennité du site malgré les assurances du contraire de la part de la direction. En effet, pour le directeur du site, Jean-Paul Cuzin, "Blavozy est l'une des unités de production françaises où Michelin a le plus investi avec 10 millions d'euros en quatre ans, 35 embauches définitives par an et une hausse de la production de 25% !" Pour lui, la spécialisation du site altiligérien dans le génie civil le met à l'abri pour les années à venir. Selon René Villesèche, les prévisions d'activité au sein de Michelin pour les six premiers mois de 2010 sont à la baisse et certains signes n'augurent rien de bon : "17 collègues de Blavozy ont été appelés en renfort sur un site de Roanne, explique-t-il, cela devait durer deux mois, finalement c'est prolongé jusqu'à la fin de l'année" avant d'ajouter qu'en novembre et décembre de nouvelles périodes de chômage partiel sont prévues pour les Bibs de Blavozy. Annabel Walker Le Comité Central d'Entreprise de Michelin à Clermont-Ferrand de ce mardi 27 octobre avait pour ordre du jour les avis et consultation sur le projet de restructuration de l'unité économique et sociale de la manufacture. L'ensemble des élus, à l'exception des élus CFDT qui se sont abstenus, ont voté une résolution contestant la réalité économique des licenciements. La voici. "Un accord de méthode a été signé avec des organisations syndicales, il prévoit formellement la remise de l'avis sur le Livre 2 lors de la réunion de ce jour. Les élus du Comité Central d'Entreprise de la MFPM (Manufacture Française de Pneumatique Michelin) constatent : I. que l'information initiale remise au titre de l'article L2323-6 du Code du Travail était manifestement incomplète et insuffisante, II. que le projet de licenciement n'est pas justifié par une anticipation de difficultés économiques tant dans les divisions Tourisme, Poids Lourd et Mélange, que dans le Groupe Michelin qui sont largement profitables, III. que la réorganisation de la production de pneumatique Tourisme Poids Lourd et Mélange en Europe au sein du groupe Michelin n'entre pas dans le cadre d'une mutation technologique, IV. que la réorganisation projetée n'est pas indispensable à la sauvegarde de la compétitivité économique de l'entreprise et du Groupe. V. que les licenciements pour motif économique qui seront prononcés, ne le seront que dans le seul souci d'augmenter les profits du Groupe et de ce fait ne sont pas légalement justifiés en l'absence de cause économique réelle et sérieuse. VI. Que les différentes suppressions d'emploi entraîneront des aggravations importantes des risques psychosociaux en sein de l'UES. Dans ces conditions, le Comité Central d'Entreprise de la MFPM ne peut que donner un avis négatif sur le projet de réorganisation en l'absence de cause économique réelle et sérieuse et conteste ainsi les motifs économiques des futurs licenciements inhérents à cette procédure. Sur le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi), les élus CGT ont fait la déclaration suivante : En début d'année Mr Michel Rollier gérant du groupe Michelin déclarait dans les médias qu'il n'y avait pas de plan social prévu, puis s'engageait sur zéro licenciement à l'annonce des restructurations en juin. Au regard du plan social qui nous est présenté, nous voyons une nouvelle fois que les engagements ne seront pas tenus et que ces déclarations ont été démenties par les faits. Au-delà du fait qu'il n'y a pas de justification économique, plusieurs points de procédure sont illégaux, notamment, l'application des critères d'ordre limité aux seuls établissements de Tours et Montceau et non à l'ensemble de l'entreprise comme le prévoit la jurisprudence actuelle. Michelin n'est pas entré dans de véritables négociations sur les PSE et a cherché à opposer les mesures en faveur des anciens (PVF) aux mesures permettant d'accompagner les plus jeunes. La CGT insiste à, nouveau sur les conséquences du PSE et tout particulièrement sur l'aggravation des risques psychosociaux sur l'ensemble des sites. Après Poitiers, Bourges, et Kléber Toul, ces plans de licenciements de plus en plus importants fragilisent la pérennité de l'ensemble des sites en France. Sur ces bassins d'emploi les restructurations sont amplifiées par la baisse des effectifs sur l'ensemble du tissu industriel et commercial." La CGT, par la voix du secrétaire général du syndicat CGT Michelin du Puy, René Villesèche, déclare qu'elle "s'opposera par tous moyens à ces licenciements. Les autres organisations syndicales se sont positionnées de façon diverse sur les mesures sociales". La CGT sur ces points n'a pas pris part aux votes estimant qu'en absence de justifications économiques il n'y avait pas lieu d'avoir de PSE ni de licenciements.
http://www.zoom43.fr/actu/ACT_detail.asp?strId=37440&strArtTypId=2 Travailler tue en toute impunité 16/02/2010 npa43-haute-loire.over-blog.com Les Bibs de Blavozy choqués après un accident du travail mortel Suite à la mort d'un de leurs collègues de l'usine de Montceau les Mines dans un accident du travail, les salariés CGT de Michelin Blavozy promettent d'éclaircir les circonstances du drame et dénoncent les conditions de travail au sein de l'entreprise. Le 8 février dernier, Camille Regnaudin, 56 ans, avait été retrouvé inanimé sous une palette de mélanges de gommes à l'usine de Blanzy. Voici le communiqué du secrétaire du syndicat CGT Michelin Haute-Loire, René Villesèche. Le 16/02/2010 "La FNIC CGT, la Coordination des Syndicats CGT du groupe Michelin, le syndicat CGT de l'usine de Blavozy adressent nos sentiments les plus profonds à la famille de Camille Regnaudin qui a trouvé la mort à l'usine Michelin de Montceau les Mines. Au moment où nous écrivons ces lignes, nous ne connaissons pas réellement les causes de cet accident qui a coûté la vie à un salarié à deux mois de la retraite. La CGT, par l'intermédiaire du CHSCT recherchera la vérité sur ce tragique accident et seule l'enquête permettra de déterminer les causes de ce drame. Mais, d'ores et déjà nous pouvons affirmer que les réorganisations du travail avec le plan de 477 suppressions d'emplois à Blanzy, les plans sociaux dans le groupe Michelin ont conduit à un état de sous-effectif permanent et une intensification du travail. Les conditions de travail dégradées en permanence, la pression et le stress que cela engendre, déstabilisent la vie des salariés, avec forcément des répercussions sur le travail et dans le fonctionnement de l'entreprise. Des salariés se retrouvant de plus en plus dans une situation de travail isolé: c'était le cas pour la victime. Cette vie perdue s'ajoute aux 5 suicides dans le groupe Michelin en 2009, aux 19 accidents du travail à Blanzy depuis le 1er janvier 2010, avec une aggravation du taux de gravité des accidents et des conséquences graves sur l'état de santé des salariés. Cela est intolérable. La stratégie industrielle de Michelin, avec ses plans sociaux de diminution des effectifs, alors que les profits ne cessent de croître (+ de 300 millions en 2009) demanderait une toute autre logique de la finalité de L'entreprise. Les richesses produites par les salariés devraient servir au financement d'aménagement des postes de travail, d'investissement pour une meilleure sécurité de tous les salariés, ainsi qu'à amélioration du pouvoir d'achat. Les salariés, qui vivent des conditions de travail très pénibles en postes, travaillent pour gagner leur vie et faire vivre leur famille, il est inadmissible qu'ils viennent la perdre au travail pour la seule rentabilité des actionnaires de Michelin. Cet accident mortel fait suite à l'accident d'avril 2009 ou un salarié s'était retrouvé « coincé dans une palette avec le cuir chevelu décalotté et les oreilles arrachées ». La CGT mettra tout en oeuvre pour que les responsables de Michelin, qui ont une lourde responsabilité dans cet accident du fait de l'organisation du travail, changent de politique industrielle et de management afin que plus jamais des catastrophes humaines ne se produisent. Pour la CGT Michelin de l'usine de Blavozy, il y a urgence à réunir le CHSCT de l'usine qui connaît depuis fin 2008 une situation empirique due au chômage partiel imposé par la direction, à l'utilisation de nos jours de repos et congés annuels à des seules fins d'expérimentation de la flexibilité. Il y a urgence également à ce que les dirigeants du site mettent immédiatement fin à toutes les formes de pression exercées à l'encontre des travailleurs et travailleuses et que les instances représentatives du personnel soient enfin écoutées et la première d'entre elles le CHSCT. Il est totalement inadmissible que pour maintenir un taux de fréquence à 0 les victimes d'accidents du travail subissent un véritable harcèlement psychologique dans le but d'éviter les arrêts de travail. Le taux de fréquence accident n'est plus l'indicateur de référence sur l'accidentologie. Néanmoins à effectif et heures travaillées constants le nombre annuel d'accidents n'est pas en diminution, prouvant là que les conditions de travail et de sécurité ne s'améliorent pas. Des moyens financiers et humains importants, une autre gestion de l'usine sont les éléments essentiels pour lutter contre les accidents. La CGT de l'usine de Blavozy par l'intermédiaire de l'ensemble de ses représentants veillera comme elle l'a toujours fait à ce que les salariés ne soient pas les victimes expiatoires de la politique anti sociale de la direction Michelin."
http://npa43-haute-loire.over-blog.com/article-travailler-tue-en-toute-impunite-45165256-comments.html CGT Michelin : les bibs inquiets mais pas pessimistes 26/03/2010 www.leprogrès.fr Passé les élections professionnelles, d'où il sort renforcé sur le site de Blavozy, le syndicat fait le point sur la situation du manufacturier et les luttes à venir. Pas très folichon... Le 17 mars, en présentant quinze candidats pour vingt sièges, lors des élections professionnelles au sein de l'usine Michelin de Blavozy, la CGT a obtenu onze élus. Une progression de 12,5 % par rapport aux scrutins de 2006. Le syndicat se voit donc propulsé au rang d'organisation majoritaire, et se félicite de l'arrivée des « jeunes », à l'image d'Hervé Bancel, le nouveau délégué du personnel. Autre et dernier motif de satisfaction, mardi, beaucoup de salariés ont débrayé sur les trois postes et deux cent bibs ont participé à la manifestation dans les rues du Puy-en-Velay. D'où la volonté de poursuivre la lutte, quitte à ne pas suivre une direction « en total décalage avec la base ». « Il est inadmissible que le secrétaire général de la CGT ait cru bon d'affirmer qu'il ne s'agissait pas de durcir le mouvement, et qu'il n'y aurait pas de troisième tour social », se fâche René Villeseche, secrétaire CGT Michelin. Sur la question de salaires, « on marche sur la tête », remarque-t-on, en expliquant que les actionnaires vont recevoir 147 millions d'euros de dividendes, soit plus que les 104 millions de bénéfices. « Où va être prise la différence ? La direction va-t-elle réaliser un emprunt pour rémunérer les actionnaires ? économiser sur les 412 millions prévus pour les restructurations ? Ce ne serait pas une première. » Un SMIC à 1 600 euros, voilà la revendication. Elle correspond aux sondages effectués sur les différents sites nationaux du manufacturier, les salariés estimant mériter 350 euros d'augmentation. Concernant les délocalisations, après le pneu « Tourisme haut de gamme » et le « Très haut de gamme », c'est maintenant au tour du pneu « Rétro » d'être délocalisé en Serbie, en 2011. « On est inquiets, sans être pessimistes. On n'a pas d'engagement de la direction par rapport à la pérennité du site, alors que l'usine du Brésil, identique à la nôtre, va être vraiment opérationnelle en 2011. » Enfin, le syndicat continue de se battre pour une retraite à taux plein à soixante ans, une retraite à cinquante-cinq ans pour les travaux pénibles, pour que soit reconnue la pénibilité, particulièrement pour les postés : « Ils paient le lourd tribut en terme de conditions de travail dégradées et d'espérance de vie. » Christophe Teyssier
http://www.leprogres.fr/fr/permalien/article/2900411/CGT-Michelin-les-bibs-inquiets-mais-pas-pessimistes.html Dernière mise à jour: le 16 Mai 2011
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Journée des actionnaires Michelin : le site de Blavozy en grève 16/05/2011 http://www.leprogres.fr/haute-loire/ Vendredi avait lieu la journée des actionnaires du groupe Michelin. Sur tous les sites du manufacturier clermontois, les organisations syndicales ont lancé un appel à la grève. A Blavozy, seule la CGT a appelé à participer au mouvement, en faisant de deux à huit heures de grève. « La mobilisation fut forte et les revendications ont été transmises à la direction avec l’ensemble des salariés », explique le délégué syndical Hervé Bancel. « Durant cette journée des actionnaires, les dividendes vont être redistribués. Cette année, ils sont en augmentation de 78 %, alors que l’augmentation générale pour un agent est fixée à 1,4 %. Le premier associé commandité, Michel Rollier, va percevoir, au titre de 2010, une rémunération globale de 4,5 millions d’euros. Ça représente la rémunération la plus forte des patrons du CAC 40, une rémunération en augmentation de 505 %, un siècle de rémunération moyenne d’un ouvrier du groupe, et 266 fois le salaire annuel d’un agent de fabrication après trente-cinq ans d’entreprise ! » Pour la CGT, les salariés sont le moteur de la croissance et à l’origine des résultats de la manufacture. « Le salaire que s’est attribué notre patron est extravagant et indécent. Le personnel ne revendique pas 505 % d’augmentation : il demande simplement de pouvoir bénéficier d’un salaire décent, à la hauteur des résultats et digne d’une multinationale, leader mondial du pneumatique. » Dans l’attente des retombées positives du mouvement de vendredi, « nous saurons rester attentifs et vigilants aux suites à donner dans les prochaines semaines ».
http://www.leprogres.fr/haute-loire/2011/05/16/journee-des-actionnaires-michelin-le-site-de-blavozy-en-greve Chez Michelin, on veut pas mourir au boulot! 20/10/2010 http://npa43-haute-loire.over-blog.com Il y avait encore beaucoup de monde sur le pavé ponot, hier. Dans le cortège, les Bibs. La pénibilité au travail, ils connaissent. Et, pour eux, travailler deux ans de plus, « c'est inconcevable et injuste ». Conscients du besoin d'une réforme, ils ont des solutions, « mais ce ne sont pas celles du gouvernement » « J'ai plus de trente ans de Michelin. Je gagne 1 600 euros par mois. Quand je partirais à la retraite, à plus de soixante ans, ma pension sera de 850 euros. » Les Bibs de Blavozy sont remontés. Qu'ils aient cinq ou trente ans de maison, ils ne décolèrent pas. Pascal, Denis, Jérôme et les autres n'ont pas manqué une manifestation, en semaine comme le week-end. Ils font les trois huit et débraient. Comment ça se passe à l'usine ? « C'est bien la première fois que tout le monde est mobilisé. Il n'y a que les CDD qui ne suivent pas, mais on les comprend. » L'un d'eux ajoute : « Les cadres ont une espérance de vie de sept ans supérieure à celle des ouvriers. Vous voulez pas non plus qu'on leur fasse cadeau de deux ans ! » Des plus jeunes aux plus anciens, pas un ne se voit derrière les machines, passés soixante ans. « C'est se mettre en danger. Ils voudraient nous faire croire, qu'à plus de cinquante-cinq ans, on peut le faire. Ceux qui décident ça, ils n'ont jamais été en usine. On veut pas mourir à l'usine ! » Ont-ils l'impression que leur mobilisation sert à quelque chose ? « Mais bien sûr. Il faudrait même qu'on soit plus nombreux. Ici, on manifeste gentiment. Il faut tout bloquer. La semaine dernière, toutes les équipes ont débrayé, et on a moins produit que d'habitude. On peut pas dire que notre direction est satisfaite ! » Pour eux, tout est là : le porte-monnaie des patrons. « C'est simple, si on bloque tout, c'est sûr que les patrons demanderont à ce qu'on retire le projet et qu'on négocie. On le sait bien qu'il faut réformer le système, mais pas en allongeant la durée de cotisation. Pas comme ça. » Les Bibs pensent à leurs enfants : « Le mien n'entrera pas chez Michelin. Mais, si on continue de faire bosser les vieux, je suis même pas sûr qu'il travaillera un jour. » Un autre, les cheveux blancs ajoute : « Moi, j'ai fini de payer ma maison. Maintenant, qu'on laisse la possibilité aux jeunes de faire la même chose que nous. » Et leurs solutions ? « Il y en a une toute simple. A partir de cinquante-cinq ans, on me dirait : « Tu formes un jeune pendant deux ans, et après tu pars à la retraite à taux plein et il te remplace ». Là, je dis : « Banco ». Pensent-ils que les urnes dans deux ans changeront la donne ? « D'ici là, on aura d'autres combats, notamment la Sécu. Si on fait un sondage parmi les manifestants, certains diront avoir voté pour le Président. Alors, les urnes… » Et pour demain ? « On continue. Ce n'est pas maintenant qu'il faut lâcher. S'il faut qu'on radicalise, on radicalisera. Il y en a assez de toujours plier l'échine ! Parce qu'il y a les retraites, mais pas seulement, entre la casse de la médecine du travail, la baisse du pouvoir d'achat et l'argent pour les banques ou pour la guerre. A un moment, il faut dire stop. » Article de Séverine Fabre paru dans Le Progrès
http://npa43-haute-loire.over-blog.com/article-on-veut-pas-mourir-au-boulot-retrait-du-paln-sarko-59317956.html Blavozy : la grogne monte chez Michelin 29/04/2011 http://www.zoomdici.fr/ A l'occasion de la journée nationale de mobilisation contre la pénibilité ce 28 avril, les syndicats CGT et FO profitent de ce mouvement pour faire entendre leur mécontentement. Pénibilité mais aussi conditions de travail et revendications salariales sont au programme. Publicité Bien loin de l'image flamboyante diffusée par Michelin, les salariés du site de Blavozy expriment leur colère quant à des conditions de travail qui se dégradent. A l'heure où Michel Rollier, le PDG du groupe Michelin est passé en tête des patrons les mieux payés du CAC 40, avec un bond de 505 % de son salaire depuis 2009, les agents de Blavozy ne sautent pas de joie, loin de là. « Certains de nos collègues ne parviennent même plus à joindre les deux bouts, c'est intolérable. Il y a des augmentations de tous les côtés sauf sur les salaires. […] Quand on veut nous faire croire que ce sont les actionnaires qui prennent des risques on a du mal à y croire, avec une augmentation du dividende de 78%, qu'ils essayent plutôt de vivre avec 1 200 euros par mois et là ils sauront ce que c'est de prendre des risques » dénonce Hervé Bancel, délégué syndical CGT. Pour symboliser cette stagnation des rémunérations, les représentants syndicaux estiment qu'entre un ouvrier en début de carrière et un deuxième qui possède plus de 30 ans d'expérience, la différence de rémunération moyenne se situe entre 1 et 1,5 euros. « Ceci démontrent que les plus anciens sont mal payés et que les jeunes vont stagner toute leur carrière » poursuit Hervé Bancel. Quid des accidents du travail On est bien loin de la « règle des trois tiers » qui devait permettre de répartir de manière égalitaire les bénéfices des entreprises entre l'investissement, les actionnaires et un dernier tiers pour les salariés. Outre les rémunérations, l'ambiance serait néfaste à l'intérieur des ateliers puisque le recours fréquent aux primes diviserait les salariés. Dans un environnement peu sain où 50% du personnel a plus de 50 ans, le transport de charges lourdes devient une problématique. Les accidents du travail et les arrêts maladie se multiplieraient. Sur ce sujet, les représentants syndicaux dénoncent une pression imposée sur les salariés qui souhaitent se mettre en arrêt maladie. « Dans neuf cas sur dix, les personnes en arrêt de travail viennent quand même à leur poste et font du travail adapté.[...] Il y a une compétition d'usine à usine. C'est à celui qui aura le moins d'arrêt maladie sur l'année », s'insurge Pierre-Louis Chanal, délégué au CHSCT (Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail). Une méthode camouflée qui permettrait à la direction d'éviter de payer les charges liées aux arrêts maladie. Concernant la pénibilité, les représentants syndicaux demandent que soit mis en place le dépostage sur volontariat, le respect de la règle des 80 (âge et ancienneté) et la mise en place de postes aménagés pour les maladies professionnelles. Une mobilisation à long terme ? Après des périodes de chômage partiel en 2009, les énormes bénéfices de l'entreprise depuis quelques mois sont très mal-perçus. « Si ces 1,5 milliards de bénéfices étaient redistribués, comme cela devrait l'être, à l'ensemble des salariés de Michelin, on atteindrait 9 400 euros par salarié », expose le délégué syndical du site de Blavozy, s'estimant être à l'origine de l'activité et des bénéfices engendrés. Pour les 580 salariés du site altiligérien (sans compter les CDD et intérim), la dégradation des conditions de travail ajoutée à des demandes de productivité accrues soufflent un vent de mécontentement. Mercredi 27 avril 2011, après une concertation dans les ateliers, un rendez-vous a eu lieu avec la direction pour demander des augmentations de salaire conséquentes sur les taux horaires et pour l'ensemble du personnel. Les représentants syndicaux et délégués du personnel se disent prêts à s'engager durablement dans une action de protestation pour obtenir gain de cause. Un groupe de salariés se joindra aux manifestations prévues ce dimanche 1er mai. D'autres actions sont envisagées si aucune avancée n'est enregistrée. Les insatisfactions pourraient ainsi s'exprimer le 13 mai lors de la journée des actionnaires et lors de l'inauguration prochaine des panneaux photovoltaïques sur les toits de l'usine (lire l'article). Contactée par nos soins, la direction du site Michelin de Blavozy n'a pas souhaité réagir aux revendications de ses partenaires sociaux. RM
http://www.zoomdici.fr/actualite/Blavozy-la-grogne-monte-chez-Michelin-id107513.html