L'espion Michelin échappe aux assises 10/08/2009 lamontagne.fr L'ancien ingénieur Michelin qui avait tenté de vendre des informations stratégiques à des concurrents de la manufacture comparaîtra en octobre devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand. En piratant des fichiers informatiques contenant des renseignements hautement stratégiques sur les activités de la manufacture Michelin, pour les vendre à la concurrence étrangère, un ex-salarié, jeune ingénieur de 34 ans, Marwan Arbache, a, selon les charges retenues au cours de l'information judiciaire, « porté atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » (voir notre article). Des faits d'une extrême gravité, considérés par le code pénal, comme criminels, qui auraient donc dû conduire leur auteur devant une cour d'assises spéciale, composée essentiellement de magistrats professionnels. Une première en Auvergne. Qui n'aura pas lieu. Sauvé grâce à la coopération Michelin - Bridgestone L'instruction menée par Jean-Christophe Riboulet a permis d'alléger les charges qui pesaient contre l'ancien salarié responsable de l'unité vulcanisation pneus poids lourds de la manufacture. Il ne lui est plus reproché la livraison d'informations mais la simple collecte de renseignements sur le développement de la recherche à Ladoux, un site soumis à la directive interministérielle n° 486 du 1er mars 1993 sur la protection du Patrimoine Scientifique et Technique français. Une nuance qui le sauve des assises... Grâce à la coopération entre Michelin et Bridgestone qui ne lui a pas permis de mener à terme ses plans. C'est donc devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand que le magistrat instructeur a, par son ordonnance du 29 juillet, renvoyé Marwan Arbache pour « abus de confiance, violation des secrets de fabrique, et recueil d'informations portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation en vue de les livrer à une entreprise étrangère ». L'intégralité de l'article à lire demain dans La Montagne. Michelle Hufnagel http://www.lamontagne.fr/editions_locales/clermont_ferrand/l_espion_michelin_echappe_aux_assises@CARGNjFdJSsHFBwABRg-.html
Michelin confiant pour la fin de l'année 31/07/2009 www.lefigaro.f Le groupe plonge dans le rouge en raison du coût des restructurations. « Jamais Michelin n'a connu une telle crise », expliquait hier Jean-Dominique Sénard, cogérant du groupe clermontois. Il n'a pourtant dégagé qu'une perte de 122 millions d'euros au premier semestre. Elle est essentiellement imputable aux 292 millions d'euros de provisions passées pour les restructurations annoncées en France (où 1 090 postes sont supprimés et une usine fermée) et aux États-Unis depuis le début de l'année. « Ces plans ne sont pas liés à la crise, précise Jean-Dominique Sénard. Nous disposons désormais de 14 usines en France et nous voulons qu'elles soient compétitives. Notre souci est de maintenir une activité pérenne. » Le groupe maintient son engagement de ne procéder à aucun licenciement. Les personnes concernées par les suppressions de postes devraient recevoir « au moins » deux propositions d'emploi en interne. Le plan de départs volontaires mis en place par le groupe devrait faciliter ces mutations en créant des appels d'air. « À l'arrivée, nous pourrions même avoir à embaucher 300 à 400 personnes », ajoute Jean-Dominique Sénard. Selon le calendrier établi avec les syndicats, ces derniers devraient rendre leur avis sur les plans fin octobre. Au second semestre, le groupe devrait donc avoir à supporter de nouvelles charges de restructurations, mais de moindre ampleur. Le principal défi de Michelin au premier semestre aura été de faire face à une baisse des ventes de 23 %. Tous les marchés, sauf la Chine, ont été concernés. Les distributeurs ont massivement déstocké et les constructeurs (qui représentent environ 30 % de l'activité du groupe) ont moins acheté, en dépit des primes à la casse qui tirent le marché. « Habituellement, explique Jean-Dominique Sénard, au premier semestre, nous constituons des stocks. Là, nous avons été obligés de déstocker aussi. » Pour faire face à cette situation inédite, le groupe a réduit sa production de 50 % en moyenne dans ses usines européennes. Conséquence, la marge opérationnelle a été divisée par deux, à 4 %. La baisse d'activité et une politique plus stricte de gestion des flux et des comptes clients ont toutefois permis de dégager 575 millions d'euros de trésorerie positive. « Performance soutenue » La distribution a terminé son déstockage. Autrement dit, les ventes se traduisent à nouveau par des mises en production. Mais pas question pour Michelin de parler de « reprise », pour le moment, il ne s'agirait que d'un « rebond ». « Au second semestre, la performance devrait être soutenue », estime toutefois Jean-Dominique Sénard. La saison s'annonce bonne pour les pneus d'hiver, après deux années médiocres. Le groupe bénéficiera enfin de la baisse de prix des matières premières, puisque, décalage lié au délai de production oblige, en début d'année, il disposait encore de réserves achetées au plus haut. Michelin, qui est parvenu à maintenir ses prix de vente malgré des promotions ponctuelles, devrait donc bénéficier d'une fin d'année plus clémente. À la Bourse de Paris, le titre a d'ailleurs gagné plus de 4,5 % en séance, se rapprochant des 50 euros. Elsa Bembaron » Michelin supprime 1093 postes en France, sans licencier http://www.lefigaro.fr/societes/2009/08/01/04015-20090801ARTFIG00121-michelin-confiant-pour-la-fin-de-l-annee-.php
Michelin se dit ouvert à des consolidations 31/07/2009 fr.biz.yahoo.com Michelin s'est déclaré confiant vendredi dans sa capacité à générer un free cash flow positif durant la deuxième partie de son exercice et estime que le recul des prix des matières premières devrait soutenir ses résultats, en baisse au premier semestre. Le fabricant de pneumatiques, qui dispute régulièrement la place de numéro un mondial du secteur au japonais Bridgestone, juge encore prématuré d'évoquer une reprise économique même s'il constate un "rééquilibrage" des stocks mondiaux de pneus. Jean-Dominique Senard, gérant associé en charge des finances, a indiqué à Reuters que l'entreprise resterait ouverte aux scénarios futurs de consolidation dans le secteur et que son groupe serait particulièrement attentif à l'évolution du marché asiatique. "Il y a des signaux qui confirment qu'un mouvement de consolidation est à l'oeuvre en Asie. Et je serais très étonné si ces signes ne se concrétisaient pas en 2010 ou 2011, Michelin reste ouvert, attentif et sera opportuniste", a-t-il dit. En Europe, plusieurs opérateurs ont spéculé ces derniers mois sur un rachat des activités pneumatiques de l'équipementier allemand Continental, passé fin 2008 sous le contrôle de son compatriote spécialiste des roulements à bille Schaeffler. Les noms de Michelin, Bridgestone et de l'italien Pirelli ont été cités comme de possibles repreneurs à plusieurs reprises. Pour de nombreux analystes, l'étude du dossier "Conti" par Michelin ne fait guère de doute. L'ACTION EN FORTE HAUSSE Sur la période janvier-juin, le résultat opérationnel de Michelin avant produits et charges non récurrents s'inscrit en diminution de 60,2% à 282 millions d'euros. La perte nette, part du groupe, s'établit à 119 millions d'euros, à comparer à un résultat de 430 millions un an plus tôt, tandis que le chiffre d'affaires recule de 13,4% à 7,13 milliards. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une perte opérationnelle de 38,4 millions d'euros et une perte nette de 192,5 millions pour un chiffre d'affaires de 7,23 milliards. Michelin justifie sa perte nette par des charges de restructuration de 292 millions d'euros passées pour assurer la réduction d'activité de plusieurs sites en France et en Amérique du Nord. Les syndicats, qui gardent en mémoire le plan de 7.500 suppressions de postes en Europe lancé par l'entreprise en 1999 - et à l'origine d'une très vive émotion dans l'opinion publique - craignent qu'un plan social soit annoncé en France dans les prochains mois, même si l'entreprise assure n'avoir aucun projet en ce sens. Le 17 juin, Michelin a notifié le déploiement d'un plan de départs volontaires sur trois ans destiné à supprimer 1.800 postes. Au cours du premier semestre, la dette financière nette de l'entreprise marque un repli de 10,7% à 3,81 milliards d'euros. Sur la période, Michelin a dégagé un free cash flow (flux de trésorerie) de 575 millions d'euros. Vers 10h25, l'action Michelin progressait de 6,39% à 50,54 euros à la Bourse de Paris après une pointe à 51,27 euros. "Le groupe a communiqué des surprises agréables dans tous les bons domaines, notamment la dette et le cash flow", écrit Adam Jonas, analyste auprès de Morgan Stanley, dans une note de recherche. "PAS DE RÉELLE REPRISE" Dans un communiqué, le gérant Michel Rollier souligne que ses équipes ont observé "un rééquilibrage des stocks" mais qu'il ne suffit pas à "qualifier une réelle reprise économique." "Ceci nous incite à ne pas relâcher nos efforts (...) même si l'évolution des cours de matières premières doit soutenir la rentabilité du second semestre", ajoute-t-il. L'entreprise n'a transmis aucune prévision chiffrée pour l'exercice 2009 mais se déclare en mesure d'afficher un free cash flow (FCF) positif au deuxième semestre. "La visibilité reste extrêmement faible. Nous n'avons pas de signaux d'une véritable reprise. S'engager sur une prévision de résultat serait cavalier, nous serions obligés de la réviser trop fréquemment", a expliqué Jean-Dominique Senard, au cours d'une conférence de presse. Michel Rollier avait déclaré en juin ne pas entrevoir de véritable redressement de la conjoncture avant le milieu ou la fin de l'année 2010. Jean-Dominique Senard a estimé que Michelin bénéficierait du recul des prix des matières premières à hauteur de 500 à 600 millions d'euros cette année. Interrogé sur le pilotage des stocks, le dirigeant n'a pas souhaité livrer de données précises mais promis que le niveau des invendus diminuerait en valeur en 2009. Il atteignait 3,68 milliards d'euros au 31 décembre 2008. Edité par Jean-Michel Bélot http://fr.biz.yahoo.com/31072009/290/michelin-se-dit-ouvert-des-consolidations.html
Après le départ de Bouygues : Michelin pourrait aussi quitter l’Algérie 31/07/2009 www.algerie-focus.com Le groupe Michelin a essuyé une perte nette de 122 millions d’euros durant le premier semestre 2009, pour un chiffre d’affaires en recul de 13,4% à 7,1 milliards d’euros. Les résultats sont plombés par près de 300 millions d’euros de charges de restructuration. Résultat: Si ces contreperformances venaient à être confirmées durant le second semestre, ce groupe pourrait fermer son usine de pneumatique à Alger. Ce qui serait une grande perte pour l’économie algérienne étant donné que le groupe français est le premier exportateur hors hydrocarbures en Algérie. Le groupe de pneumatiques paye toujours les effets de l’effondrement du marché automobile et termine le premier semestre avec une perte nette de 122 millions d’euros, contre un résultat net de 430 millions sur la même période de 2008. Les volumes de ventes sont en baisse de 23%, et le chiffre d’affaires recule de 13,4% à 7,1 milliards d’euros. La marge opérationnelle avant éléments non récurrents s’établit ainsi à 4%, contre 8,6% un an auparavant. Au premier semestre 2009, Michelin a dégagé un cash flow (flux de trésorerie) libre de 575 millions d’euros, grâce à la «maîtrise des stocks» et à la «réduction sensible des dépenses d’investissement», a indiqué le groupe dans un communiqué. Les stocks ont été réduits à hauteur de 580 millions d’euros, et les dépenses d’investissement ont été réduites à 319 millions d’euros (contre 500 millions d’euros au premier semestre 2008). «Ceci nous incite à ne pas relâcher nos efforts dans les mois qui viennent, même si l’évolution des cours des matières premières doit soutenir la rentabilité du second semestre», indique le patron de Michelin, Michel Rollier. L’évolution des cours des matières premières, «fortement défavorable sur l’exercice 2008, voit ses effets s’inverser», indique Michelin. Toutefois, sur le premier semestre 2009, les coûts de matières premières ont encore un impact négatif de 117 millions d’euros. Une année difficile Les restructurations ont coûté près de 300 millions d’euros. Le groupe a d’autre part passé des charges de restructuration de 292 millions d’euros, qui ont pesé sur le résultat net. Ces charges correspondent au «projet de spécialisation de certaines activités industrielles en France» et à la mise en œuvre d’un «plan de réorganisations industrielles et commerciales en Amérique du Nord», a expliqué le groupe. La firme française a notamment annoncé à la mi-juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 sur les trois sites en France où il est appelé à fermer. Le groupe a aussi mis en place des mesures de chômage partiel dans différents pays. La chute des marchés de pneumatiques a notamment concerné l’activité de «première monte» (pneus équipant les véhicules neufs) et plus largement le poids lourd, dans l’ensemble des zones, à l’exception de la Chine, relève Michelin. Il est à préciser que pas moins de 430 entreprises françaises sont présentes en Algérie. Après le départ du groupe français Bouygues-Construction, c’est autour de Michelin d’être menacé par la fermeture de ses usines en cascade. Interrogé sur les raisons qui ont poussé Bouygues à plier bagage en Algérie, l’Ambassadeur de France à Alger, Driencourt expliquait, récemment, que «ce groupe a dû partir à cause de la présence de certaines entreprises -dont par exemple les chinoises- qui arrivent clés en main, avec leur bataillon de main-d’œuvre, ce qui n’est pas le cas des entreprises françaises». «Cela dit, nuance le diplomate, fort heureusement, ce n’est pas le cas de beaucoup d’autres entreprises françaises qui, elles, sont restées». B.A. http://www.algerie-focus.com/2009/07/31/apres-le-depart-de-bouygues-michelin-pourrait-aussi-quitter-l%E2%80%99algerie/
Pertes en cascade chez Michelin et Goodyear 31 juillet 2009 www.usinenouvelle.com Le secteur du pneu va mal. Les deux principaux groupes de pneumatiques, le français Michelin et l’américain Goodyear, ont présenté leurs résultats financiers. Des pertes pour tous les deux. Le premier a présenté ses résultats pour le premier semestre et affiche une perte nette de 122 millions d’euros, contre un bénéfice de 430 millions d’euros à la même période en 2008. Son bénéfice opérationnel a chuté de 60,2 % pour tomber à 282 millions d’euros et son chiffre d’affaires n’atteint que 7,13 milliards d’euros, en recul de 13,4%. Des chiffres que le groupe explique par la baisse des ventes de pneumatiques de 23%, essentiellement dans l’activité de première monte, et par d’importantes charges de restructuration, estimées à 292 millions d’euros. Le groupe a en effet lancé un projet de spécialisation de certaines activités industrielles en France et un plan de réorganisations des activités industrielles et commerciales en Amérique du Nord. Parmi ces mesures, le groupe a déjà annoncé la suppression de 1 093 emplois en France et a mis en œuvre des mesures de chômage partiel dans plusieurs pays. Malgré tout, le fabricant a réduit ses stocks à hauteur de 580 millions d’euros et ses dépenses d’investissement à 319 millions d’euros. Le tout lui permettant de dégager un cash flow libre de 575 millions d’euros. Pour l’avenir, le groupe ne voit pas encore de signe d’une reprise économique réelle et ne donne aucune prévision chiffrée pour l’exercice 2009. « Cela nous incite à ne pas relâcher nos efforts dans les mois qui viennent, même si l’évolution des cours des matières premières doit soutenir la rentabilité du second semestre », a expliqué Michel Rollier, PDG de Michelin. Le groupe reste confiant dans sa capacité à générer un free cash flow positif durant le second semestre. Pour se relancer dans la course, le groupe a annoncé le lancement d’un pneu de Harley Davidson, le Scorcher 31. 221 millions de dollars pour Goodyear Du côté de son concurrent américain Goodyear Tire&Rubber, l’annonce des résultats ne concerne que le deuxième trimestre 2009, avec une perte nette de 221 millions de dollars (92 cents par action), contre une bénéfice de 75 millions de dollars à la même période en 2008. Son chiffre d’affaires a reculé de 25% à 3,94 milliards de dollars. Reste que les analystes avaient envisagé une situation plus critique et tablaient sur une perte de 70 cents par action. En effet, la perte du deuxième trimestre est inférieure à celles des deux trimestres précédents (330 millions de dollars au quatrième trimestre 2008 et 333 millions de dollars au premier trimestre). « Nos résultats se sont stabilisés par rapport aux trois premiers mois de 2009, grâce à la baisse des prix des matières premières et à nos mesures stratégiques », a expliqué Robert Keegan, PDG du groupe. Parmi ces mesures stratégiques, le groupe a effectué des restructurations, à hauteur de 116 millions de dollars, dont la suppression de 1 700 emplois dans le monde au deuxième trimestre, après 3 800 suppressions sur les trois mois précédents. par Barbara Leblanc
Michelin vise "zéro licenciement" AFP 31/07/2009 www.lepoint.f Le directeur financier de Michelin, Jean-Dominique Senard, a réaffirmé vendredi que la direction avait pour objectif "zéro licenciement" dans le plan de restructuration en France annoncé en juin, et comptait notamment sur les départs volontaires pour y parvenir. "Le souhait que nous avons, c'est que chacun retrouve un job. Zéro licenciement, c'est le mot d'ordre que nous nous sommes donné", a-t-il déclaré lors de la présentation des résultats semestriels du groupe. Michelin a annoncé à la mi-juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 portant sur les sites de Tours, Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), et Noyelles-les-Seclin (Nord), appelés à fermer. Selon M. Senard, le plan de départs volontaires en complément de ces mesures, pour lequel 1.800 personnes seront éligibles et qui sera mis en oeuvre après l'avis des syndicats à la mi-octobre, "permettra de libérer des postes pour ceux qui perdent leur emploi dans le cadre des mesures annoncées". Le plan de départs volontaires "devrait faciliter considérablement l'objectif de faire zéro licenciement", a-t-il dit. Il a aussi rappelé que Michelin entend "proposer au moins deux postes en France" aux salariés concernés par la restructuration ainsi qu'un "accompagnement considérable". "L'industrie doit rester en France. Il y a quelques éléments d'aménagement à faire pour y arriver, mais elle restera en France", a déclaré M. Senard. "Nous produirons en France et nous embaucherons en France", a-t-il souligné. Le directeur a aussi rappelé qu'entre 2008 en 2012, Michelin prévoyait "un très grand nombre de départs à la retraite" qui ne seront pas intégralement remplacés. En présentant ses résultats semestriels, le groupe a indiqué vendredi que ses effectifs avaient baissé de 7% entre juin 2008 et juin 2009, à 112.500 personnes au 30 juin contre 121.000 un an plus tôt. La diminution a été de 4,3% sur le seul premier semestre 2009. http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-07-31/plan-de-restructuration-michelin-vise-zero-licenciement/916/0/366076
Travail du dimanche : c'est officiel 11/08/2009 www.ouest-france.fr Publiée, hier, au Journal officiel, la loi sur le travail dominical étend les dérogations.Elle s'appliquera, en partie, dès ce week-end. Après un parcours long et cahoteux, le texte sur le travail du dimanchea été adopté de justesse par le Parlement, fin juillet. Il élargit les possibilités d'ouverture dominicale aux zones et communes d'« intérêt touristique ou thermal » et crée des périmètres particuliers, les Puce. Le Parti socialiste et les syndicats dénoncent l'inégalité de traitement entre les salariés des deux types de zones. Dans les « zones touristiques ou thermales », l'ouverture dominicale est autorisée pour tous les magasins de détail, à l'exception des magasins d'alimentation, qui ne peuvent ouvrir que jusqu'à 13 h. Les salariés ne peuvent pas refuser de travailler le dimanche et l'employeur n'a aucune obligation de contrepartie salariale, en temps ou en argent. Saisi par l'opposition, le Conseil constitutionnel a annulé l'exception parisienne prévue par le texte. Ce sera donc au maire, Bertrand Delanoë, et non au préfet, de proposer les zones à ouverture dominicale. Autour des agglomérations de plus d'un million d'habitants, des « périmètres d'usage de consommation exceptionnel » (Puce) vont être créés, afin de légaliser les ouvertures dominicales illégales déjà pratiquées dans certaines zones commerciales. Ils devraient être créés à Lille, Marseille et Paris. La ville de Lyon s'y est opposée. Le préfet délimite ces périmètres, sur proposition du conseil municipal. Des contreparties pour les salariés doivent être fixées par accord collectif. S'il n'y a pas d'accord, l'employeur peut décider unilatéralement d'ouvrir le dimanche. Chaque salarié travaillant ce jour-là, sur la base du volontariat, bénéficiera alors d'un repos compensateur et sera payé au moins le double de ce qu'il gagne un jour de semaine. En théorie, le refus du salarié de travailler le dimanche ne peut justifier un refus d'embauche, ni constituer un motif de licenciement. Dès ce week-end, les commerces alimentaires vont pouvoir ouvrir jusqu'à 13 h au lieu de midi, partout en France. Dans les communes déjà classées en zones touristiques ou thermales, comme les Champs-Élysées à Paris, l'ouverture le dimanche est possible dès maintenant. Pour les autres communes, pas encore classées, il faudra attendre un décret d'application attendu pour fin septembre. Daniel Fouray http://www.ouestfrance.fr/actu/economieDet.php?abo=1698234&serv=10&idCla=3634&idDoc=1032712&utm_source=ofmnewsletter&utm_medium=lettredinformation&utm_campaign=economiquesocial
SODEMECA : le maire PC de Seclin s'étonne des arguments de la direction de Michelin Bernard Debreu se demande comment croire au reclassement dans un groupe qui licencie. 29/07/2009 La Voix du Nord Bernard Debreu, maire de Seclin, qui avait reçu le nouveau directeur de la SODEMECA après son arrivée en février dernier, sans qu'il soit évoquée une possible fermeture, tient à réagir à l'entretien qu'a accordé à « La Voix du Nord » le directeur Europe des sites de production Michelin (notre édition de dimanche), dans lequel ce dernier justifiait la fermeture du site de Noyelles-lez-Seclin. « J'ai lu avec attention l'interview accordée à « La Voix du Nord » par le directeur des sites de production européens de Michelin, à propos de la fermeture de l'usine SODEMECA de Noyelles-lez-Seclin, dans la zone industrielle ». « Des profits pour les actionnaires » « Il justifie cette fermeture, nous aurions été étonnés du contraire, à partir d'arguments employés par tous les grands groupes industriels et financiers quand ils décident de licencier : la concurrence mondiale et la nécessaire baisse des coûts financiers », s'émeut le maire communiste de Seclin, qui voit pour sa part les raisons de cette fermeture ailleurs. « Il devrait sans doute évoquer la recherche essentielle d'assurer des profits plus importants aux actionnaires », pointe-t-il du doigt. « N'est-ce pas ce qui conduit le groupe à annoncer, le même jour, la fermeture de Noyelles-lez-Seclin et l'investissement d'un milliard d'euros pour construire une usine en Inde ? », questionne notamment Bernard Debreu. « Il évoque également deux arguments qui ne semblent pas refléter la réalité. Une rumeur laisserait entendre que le site n'aurait pas été assez grand pour développer l'activité. Il dit lui-même, je cite : "que celui-ci n'était pas conçu pour devenir une usine et donc structurellement non compétitif ". Pour avoir personnellement reçu, il y a quelques mois, le nouveau directeur de SODEMECA qui me vantait la haute technicité qui y était développée et le savoir-faire des salariés, jamais il ne m'a évoqué cette question. Jamais les élus n'ont été sollicités sur cette alternative. Sinon, nous aurions tout fait avec la communauté urbaine pour rechercher des solutions », affirme Bernard Debreu, comme nous l'a aussi affirmé Alain Dusausoy, ex-maire de Noyelles. « Quelle placeau reclassement ? » « Enfin, quand « La Voix du Nord » lui pose la question de l'avenir des 276 salariés du site, il répond qu'il y a suffisamment de postes à pourvoir dans le groupe pour reclasser tout le monde. Comment cela serait-il possible alors qu'il vient d'y être annoncé plus de 1 000 licenciements, estimés par les organisations syndicales à 3 000 en réalité ? Il me semble que cela laissera peu de places pour des reclassements », s'étonne encore le maire de Seclin, qui conclut en estimant que tous ces éléments « mériteront d'être discutés à partir du 27 août, jour de la reprise des négociations avec les syndicats et le personnel. » • S. H. http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Seclin/actualite/Secteur_Seclin/2009/07/29/article_sodemeca-le-maire-pc-de-seclin-s-etonne.shtml
Page suivante Page précédenteTensions à l'usine Michelin de Bassens (33) 27/07/2009 France 3 Aquitaine - Dans un tract, un syndicat dénonce les conditions de travail qui se seraient dégradées. Un tract distribué récemment par la CFDT dénonce la dégradation des conditions de travail chez Michelin à Bassens, une usine classée Seveso où travaillent 376 personnes. C'est surtout dans l'atelier de la finition où la tension serait la plus vive. Les rapports entre la hiérarchie et le personnel se seraient dégradés. La CFDT, syndicat majoritaire dans cette entreprise, évoque des pressions de la part de la direction. Le syndicat a demandé à cette direction de cesser ces agissements et la création d'une mission d'enquête du CHSCT, le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, concernant l'inahalation quotidienne par les ouvriers de butadiène et de styrène dans des proportions supérieures aux normes autorisées. Un porte-parole de la direction affirme que le tract de la CFDT comporte beaucoup d'amalgames et d'erreurs. Selon elle, les salariés et le CHSCT sont mis au courant des difficiles conditions de travail. De plus, les responsables de l'usine disent assurer la sécurité des personnels et des riverains en respectant toutes les normes en vigueur. Reportage de Jean-Pierre Stahl et Jean-Michel Litvine à visionner ci-contre Interview de Stéphane Boussiron, délégué syndical et secrétaire adjoint du SCENA-CFDT Le site de Bassens est l'une des deux unités de production de gomme synthétique, l'élastomère (qui a remplacé le caoutchouc naturel pour les pneus de voiture), du groupe auvergnat. L'usine est classée Seveso-seuil haut car y est notamment manipulé du butadiène, un hydrocarbure gazeux incolore et inflammable utilisé également dans la fabrication de vernis, de nylon et de peintures au latex. http://aquitaine.france3.fr/info/Tensions-%C3%A0-l%27usine-Michelin-de-Bassens-(33)-56278640.html
Page suivante Page précédenteLe scandale de la formation professionnelle 30/07/2009 www.capital.f Pour lutter contre le chômage, la France dépense beaucoup plus que ses voisins. Pourtant, ses résultats sont exécrables. Parmi les raisons : des frais de gestion démentiels et des milliards détournés. Décidément, dans le 93, l’ascenseur social est vraiment en panne. Car enfin, pourquoi l’Afpa (Association nationale pour la formation professionnelle des adultes) a-t-elle fermé du jour au lendemain ce stage d’ascensoriste organisé dans son centre de Stains ? Alors même que les élèves étaient quasiment sûrs, grâce à lui, de trouver un job : «Plus de la moitié d’entre eux recevaient une promesse d’embauche au cours de la scolarité», se souvient Michel Battiau, le professeur. Il faut dire que, pour répondre aux exigences de la nouvelle réglementation, dans toutes les villes, des dizaines de milliers de copropriétés se bousculent pour moderniser leurs ascenseurs. Et que les grands du secteur, Schindler, Kone ou Otis, ont un mal fou à trouver du personnel. «Aujourd’hui, dans ce secteur, tous stages et écoles confondus, la France forme 200 à 300 techniciens par an, alors qu’il en faudrait au moins le double», relève Michel Battiau, en levant les bras au ciel. Pourquoi diable, alors, l’Afpa a-t-elle abandonné son cursus ? Parce qu’il coûtait très cher, répond la direction. Du coup, on fait venir des spécialistes d’Europe de l’Est. Et nos ascensoristes en herbe restent au chômage… Pas de doute, quelque chose ne tourne pas rond dans notre système de formation professionnelle. «Rien ne fonctionne dans ce grand bazar», s’emportent les économistes Pierre Cahuc et André Zylberberg, auteurs de l’un des nombreux rapports sur la question. «Notre dispositif est complètement incohérent», s’énerve en écho le sénateur UMP de Haute-Savoie, Jean-Claude Carle. «Inéquitable et à bout de souffle !», renchérit Nicolas Sarkozy, qui promet depuis des mois de le remettre à plat. A sa demande, les députés devraient examiner cet été un projet de réforme censé moderniser l’animal. Eh bien, il va y avoir du boulot ! Avec ses 48 600 organismes recensés, ses centaines de milliers de stages dispensés tous les ans, ses 7 millions de bénéficiaires annuels, ses dizaines de milliers de professeurs en exercice, ses 3 ministères de tutelle et ses 27 milliards d’euros de budget (l’équivalent de la moitié de l’impôt sur le revenu), notre système de formation continue paraît presque aussi effrayant que le mammouth de l’Education nationale. Et, ce dossier le prouve, les dérives y sont plus nombreuses encore. Absence de contrôles, tuyauterie financière d’une complexité effarante, stages bidon, frais de gestion gargantuesques, sans parler du financement occulte du patronat et des diplômes qui ne mènent à rien… «Voilà un des plus gros gaspillages de l’Etat», résume Pierre Cahuc. Pas étonnant que le dispositif ne parvienne pas à remplir les deux missions fondamentales que lui a confiées la République. Pour commencer, il a beaucoup de mal à assurer la promotion sociale des travailleurs. «Dites plutôt qu’il fait l’inverse : il accentue les inégalités entre les peu qualifiés et les très diplômés», s’indigne Marc Ferracci, économiste au Centre de recherche en économie et statistique (Crest), auteur lui aussi d’un rapport sur le sujet. De fait, alors que ce sont eux qui en auraient le plus besoin, pas même 29% des ouvriers accèdent à un stage au cours de leur carrière, contre 60% des cadres. Autrement dit : un monteur à la chaîne quinquagénaire chez Renault a deux fois moins de chance de décrocher une formation qualifiante qu’un ingénieur trentenaire chez Google France. En cas de licenciement, c’est pourtant bien le premier qui restera sur la touche… Les inégalités frappent aussi en fonction de la taille des entreprises. Le comptable d’une PME de moins de vingt salariés a cinq fois moins de chances de décrocher une formation que son collègue en poste dans une société de plus de 500 personnes. Et il disposera d’une enveloppe de 75 euros par an seulement, contre 781 euros dans le grand groupe. Pour les chômeurs, les statistiques sont encore plus cruelles. A peine 13% d’entre eux accèdent à une formation au cours de leur période de recherche d’emploi. «Il m’aura fallu une dizaine de rendez-vous avec mon conseiller ANPE et sept mois de paperasse pour parvenir à décrocher un cours de remise à niveau en informatique, témoigne ainsi Antoine, jeune technicien de maintenance. Mais, comme j’ai retrouvé un emploi au même moment, je n’en ai jamais profité.» On comprend pourquoi l’Unédic (aujourd’hui Pôle emploi) n’est parvenue à dépenser qu’une petite moitié de son budget formation en 2007, soit 203 millions d’euros. Au reste, les rares chômeurs qui bénéficient d’un stage n’en tirent pas toujours un grand bénéfice. «En général, ils retrouvent un poste quasiment identique à celui qu’ils auraient obtenu de toute façon», regrette l’économiste André Zylberberg. Il est vrai que les formations fournies par le Pôle emploi sont souvent trop courtes (de quelques semaines à trois ou quatre mois) pour améliorer significativement la qualification des stagiaires. «Seuls les cursus d’au moins six à dix mois servent vraiment à quelque chose», observe Zylberberg. Voilà qui explique en partie pourquoi la formation professionnelle échoue aussi dans sa deuxième mission : adapter la main-d’œuvre aux besoins des entreprises. Chaque année, entre 250 000 et 500 000 offres d’emploi ne sont pas pourvues, faute de candidats présentant les compétences nécessaires. Nous avons trop de spécialistes de la communication mais pas assez d’ingénieurs calés en Internet, trop de psychologues mais pas assez d’aides-soignants, trop d’architectes mais pas assez d’infirmiers, et l’on ne parle pas des ascensoristes… Du coup, même lorsque la croissance est là, notre taux de chômage reste structurellement plus élevé que chez nos voisins. Il était de 7,9% dans l’Hexagone avant la crise, contre 4,5% aux Etats-Unis et 5,1% au Royaume-Uni. En théorie pourtant, les régions, chargées depuis 2004 du pilotage de la formation des chômeurs, sont tenues d’évaluer régulièrement les besoins de recrutement des entreprises. Pour ce faire, elles leur envoient des questionnaires tous les ans, analysent les réponses et indiquent ensuite aux antennes régionales du Pôle emploi les cursus à financer en priorité. Le problème, c’est que ces enquêtes sont souvent menées par-dessus la jambe. «Comme elles n’ont pas de budget pour les réaliser correctement, certaines régions les sous-traitent pour une bouchée de pain à des cabinets spécialisés qui bâclent l’affaire sans vergogne», révèle un expert. Quant aux organismes de formation… Sur les 48 600 que compte le pays, combien dispensent un enseignement de qualité, avec tous les moyens nécessaires et des professeurs compétents ? Difficile à dire avec précision (lire page 100). Une chose est sûre, confirme Jean-Michel Mathieu, ancien responsable formation de la Mutuelle du Mans, aujourd’hui consultant au sein du cabinet de conseil Merlane : «Une partie de la profession est gangrenée par les amateurs.» Le contraire aurait été étonnant. En l’absence de tout contrôle et de toute réglementation, n’importe qui peut en effet se déclarer formateur quasiment du jour au lendemain. Une salle de classe, un paper board, une plaquette en papier glacé, un enregistrement à la préfecture et le tour est joué ! Résultat : même lorsque leurs besoins sont parfaitement déterminés, les DRH ont souvent toutes les peines du monde à dénicher des enseignements sérieux pour leur propre personnel. Et ils ne peuvent guère compter sur les Opca (organisme paritaire collecteur agréé) pour les aiguiller dans leur recherche. Officiellement pourtant, ces intermédiaires mutualisateurs, qui collectent les cotisations formation obligatoires payées par les entreprises (selon leur taille, 0,55 à 1,6% de la masse salariale), sont censés les aider à trouver leur bonheur dans le foisonnement des officines d’enseignement. Mais comme ils sont eux-mêmes vérolés par le népotisme, les gaspillages et les détournements (lire page 96), ils assument cette tâche avec pas mal de recul. La nouvelle réforme pré­parée par le gouvernement suffira-t-elle à mettre un peu d’ordre dans cette pétaudière ? C’est loin d’être sûr. Certes, ses deux principales mesures vont dans le bon sens : le nombre d’organismes collecteurs devrait être réduit à une vingtaine en 2010 (contre 99 aujourd’hui), et une partie des sommes qu’ils recueillent (5 à 12%) sera impérativement affectée en priorité aux stages pour les moins diplômés. Mais, pour le reste, la nouvelle loi ne simplifiera pas le système et il n’améliorera guère son contrôle. C’est pourtant là qu’il faudrait porter l’effort. Depuis la loi fondatrice de 1971, l’empilement invraisemblable des décrets, réformes, réglementations et dérogations, et la multiplication jusqu’à la caricature des formules à la disposition des chômeurs et des salariés (CIF, DIF, VAE, période de professionnalisation, contrats d’avenir, plan de retour à l’emploi…) a considérablement complexifié le système. «Aujourd’hui, il faut sortir de l’ENA pour savoir qui décide quoi et qui finance quoi», peste le sénateur Jean-Claude Carle. D’un côté, l’Etat règle les grandes lignes de la politique de l’emploi. Mais ce sont les régions qui ont en charge l’organisation de la formation des chômeurs. Les conseillers du Pôle emploi qui doivent la mettre en œuvre. Les Opca qui tracent les lignes stratégiques dans les branches professionnelles. Et les entreprises qui décident chacune dans leur coin du plan de formation dédié à leurs salariés. En somme, il n’y a pas de pilote dans l’avion – ou il y en a trop, ce qui revient au même. «Pas étonnant que ce bazar génère des gaspillages inouïs», commente l’économiste Marc Ferracci. Pour remettre les choses en place, c’est toute cette architecture qu’il faudrait revoir. En imposant au passage un vrai mécanisme de contrôle des organismes de formation. Et en supprimant carrément les Opca, comme le suggère un rapport récent de la Cour des comptes. «Au lieu de ça, le Parlement va accoucher d’une nouvelle réforme cosmétique, qui ne réglera en rien les problèmes», regrette Michel Théry, spécialiste de la formation au Céreq. Rendez-vous dans dix ans, pour la prochaine ! Marie Charrel http://www.capital.fr/enquetes/revelations/le-scandale-de-la-formation-professionnelle-422215?xtor=EPR-228
Le gérant du groupe Michelin revient sur les résultats du premier semestre et évoque les perspectives pour la fin de l’année 2009. 31/07/2009 www.radiobfm.com Jean-Dominique Senard répond aux questions de Grégoire Favet, dans Good Morning Business le 31 juillet 2009. Grégoire Favet : Le chiffre d'affaires semestriel de Michelin est en repli de 13 % et la marge brute d'exploitation ressort à 4 % avec un résultat brut opérationnel positif de 282 millions d'euros. Quel bilan est-ce que vous tirez de ce premier semestre et surtout dans quelle dynamique se trouve aujourd'hui le groupe Michelin ? Jean-Dominique Sénard : Je crois qu'on peut dire que les résultats du premier semestre 2009 sont marqués par une très forte baisse des marchés dans lesquels nous avons évolué. Imaginez des baisses de l'ordre de 30 à 35 % dans certaines régions du monde, ça dépend des segments, mais c'est extrêmement fort. En gros c'est du jamais vu. En face de cela, nous avons pu réagir de la façon la plus optimum, avec une très grande force et une grande détermination. Michelin a démontré, je crois, pendant cette période-là, une capacité d'adaptation tout à fait exceptionnelle, et ça nous a permis de maintenir les grands équilibres économiques du groupe, qui nous permettent de garder toutes nos marges de manœuvre pour les mois qui viennent et de gérer ce qui sera ou non une reprise économique. Nous avons aujourd'hui la force qui va bien, grâce à cette gestion très resserrée que nous avons mis en œuvre pendant les six premiers mois de l'année, et qui a permis de libérer ces marges de manœuvre dont je vous parlais. Arrêtons-nous un instant sur le pilotage industriel justement. Aujourd'hui, les ajustements sont optimisés pour Michelin ? Oui, c'est-à-dire que pendant les six derniers mois, nous n’avons eu de cesse de mettre le niveau de production de nos usines à un point qui permette de ne pas accumuler de stocks, et donc d'éviter un certain étouffement économique de l'entreprise. Le point bas a été atteint autour du mois d'avril/mai. Maintenant, nos usines commencent à être rechargées de nouveau pour deux raisons : la première c'est que les constructeurs automobiles ont repris une certaine activité récemment, grâce notamment à des aides à la construction automobile que sont le bonus/malus et la prime à la casse. De l'autre côté, dans le marché du remplacement, qui reste quand même pas loin de 75 % de notre activité, nous constatons en général dans le monde aujourd'hui, la fin d'un très grand mouvement de déstockage. C'est pourquoi, dans le tourisme camionnette ou dans le poids lourd, même si dans ce secteur là c'est un peu plus lent parce que le déstockage a été massif, c'est là que les baisses d'activité ont été les plus fortes. C'est un peu plus d'un tiers de votre activité ? C'est exactement ça, mais avec des baisses de volume dans le monde qui ont été incroyables. Imaginez que dans la première monte, c'est-à-dire la demande des constructeurs de camions, la baisse allait parfois jusqu'à 60 %. Sur le plan de charge dans vos usines, vous nous dites qu'effectivement, la production redémarre ou en tout cas s'améliore. Dans vos usines, ça se traduit également sur les chaînes ? Oui, de façon tout à fait concrète. C'est-à-dire que les niveaux de production dans nos usines, qui étaient descendus en moyenne à 50 % sur le premier semestre, sont maintenant en train de remonter, et les chiffres de 50, 60, 65 % sont beaucoup plus d'actualité. Ils vont vraisemblablement augmenter dans les mois qui viennent pour tenir compte de cette fin de mouvement de déstockage dont vous parliez. On revient non pas à la normalité, puisque les chiffres sont quand même très bas et les marchés en baisse par rapport à l'année précédente, mais c'est quand même mieux que ce que nous avons pu connaître au premier semestre. Sur les grands équilibres économiques de Michelin, vous avez dégagé un free cash flow, comme on dit, positif sur le premier semestre, il en sera de même pour le reste de l'année ? Tout à fait, c'est une bonne nouvelle d'ailleurs. Ce n'est que le reflet de la gestion déterminée de ce management resserré que nous avons mis en place dans l'entreprise […] Sur la fin de l'année, on estime aujourd'hui que nous devrions aussi générer un cash flow positif, bien sûr d'une moindre mesure, parce qu'il faut quand même reconnaître que la baisse des volumes des stocks que nous avons mis en œuvre ne peut pas se reproduire de la même manière dans les six mois qui viennent, pour de bonnes raisons. Plutôt une légère remontée mais une maîtrise de la valeur de ces stocks. Nous aurons donc un effet positif encore au cours du deuxième semestre, mais qui sera de moindre ampleur par rapport à celui du premier. Les prix tiennent sur le premier semestre, vous resterez ferme sur votre politique de prix sur les mois qui viennent ? Oui, tout à fait, c'est bien notre volonté. Nous l'avons d'ailleurs été au cours du dernier semestre et nos prix se sont bien tenus. Au passage, vous voyez d'ailleurs que la marque Michelin a été extrêmement forte, nous avons gagné des parts de marché en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. C'est un très grand succès. Nos prix se sont bien tenus, nous jouons, je crois, notre rôle de leader dans l'industrie et nous entendons bien le mener jusqu'au bout. Aujourd'hui, les prix tiennent. Il y a bien sûr des promotions ça et là dans le monde, mais ce n'est pas quelque chose de structurel. La structure et la grille des prix dans le monde restent stables et solides. Nous sommes très optimistes sur la deuxième partie de l'année. Est-ce qu'avec tout ce qu'on est en train de dire, vous avez le sentiment aujourd'hui que Michelin, leader mondial des pneumatiques, sera en mesure de défendre ses positions une fois que le marché reviendra à la normale ? Est-ce que vous pourrez défendre ce leadership ? C'est bien notre intention la plus ferme. Ça passe par tout un tas d'actions, notamment l'amélioration de la compétitivité du groupe, mais ça passe aussi par l'extension de la présence du groupe dans des pays de zones de forte croissance. Il faut aller coller à ces pays émergents ? Il le faut, c'est indispensable, c'est un devoir absolu. Et si nous faisons une sélection dans nos investissements en ce moment pour essayer de maintenir nos grands équilibres économiques, nous faisons des choix prioritaires, d'une part pour muscler en quelque sorte notre outil industriel dans les pays matures et en particulier en France, mais aussi, on ne l'oublie pas et il faut le faire quoi qu'il arrive, des projets d'investissement en Inde, en Chine et au Brésil, qui sont des zones de croissance qui attendent nos pneus. Nous ne pouvons pas exporter en permanence dans ces pays, ce n'est économiquement pas viable. Il faut que nous puissions construire des pneus et les vendre sur place. La demande est considérable dans le domaine pneumatique et nous sommes là un peu en retard. Il faut que nous arrivions à le combler. On le voit très bien, les entreprises qui ont de fortes présences dans ces zones-là, font des performances de croissance tout à fait remarquables. Un dernier mot sur l'enveloppe d'investissement. Elle est ajustée aujourd'hui, elle ne bougera pas pour le reste de l'année ? Pour le reste de l'année non, elle va rester là. Je pense que ce sera autour de 700 millions d'euros et nous allons cadrer pour l'année. Au-delà, nous verrons bien. Nous agirons en fonction des événements économiques et de la croissance ou de la non-croissance. On saura s'adapter. Je crois que la bonne nouvelle, c'est que le groupe, avec un travail assez considérable je dois le dire, a été capable de maîtriser son niveau d'investissement, alors que tout le monde ne s'attendait pas à une telle capacité de flexibilité. http://www.radiobfm.com/edito/info/39186/jean-dominique-senard-michelin-a-gagne-des-parts-de-marche-en-europe-en-amerique-du-nord-et-en-asie-/
La CGT Michelin
COORDINATION
Dernière mise à jour: le 18 Août 2009
Accueil Coordination Information PressesComment l'espion de Michelin a raté son coup 11/08/2009 lemonde.fr Il avait tenté de vendre des secrets industriels au groupe nippon Bridgestone, le numéro deux mondial du pneumatique. L'"espion" Michelin comparaîtra en octobre devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand. Marwan Arbache, 33 ans, encourt dix ans de prison et 150 000 euros d'amende pour avoir voulu livrer à une firme étrangère des documents dont l'exploitation est "de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation". Tout au long de l'instruction du juge Jean-Christophe Riboulet, Michelin a fait valoir qu'il avait échappé au pire. Parmi les secrets qui auraient pu tomber entre les mains de son rival figurait un nouveau procédé de fabrication de pneus de poids lourds, destiné à leur assurer une plus grande longévité. Connu d'une dizaine de personnes, il est considéré comme une technologie majeure de Michelin pour les cinq prochaines années. Sa divulgation aurait permis à Bridgestone de gagner dix ans de recherches. "Dans un contexte concurrentiel, la maîtrise des technologies qui confère à Michelin une longueur d'avance est primordiale", explique une porte-parole du groupe. PIÉGÉ Avant de démissionner, en mars 2007, du groupe Michelin où il avait passé sept ans, M. Abache, agrégé de physique, a copié de très nombreux fichiers informatiques. Décidé à les monnayer, il a pris contact par courriel avec Bridgestone le 3 juillet 2007 sous le pseudonyme d'Alexander Pablo de Santiago. Le groupe nippon a alors prévenu Michelin. Sous le nom de Fukuda, les responsables de la sécurité de Michelin se sont substitués aux Japonais pour tendre un piège. Pendant que Pablo de Santiago appâtait ses interlocuteurs en envoyant des extraits de documents, Fukuda s'employait à cerner son identité. Jusqu'à un dépôt de plainte, suivi d'une enquête éclair et de l'interpellation de M. Arbache le 9 janvier 2008. "Michelin n'a subi aucun préjudice", tempère Me Renaud Portejoie, l'avocat de M. Arbache. Aucun document n'est tombé entre des mains étrangères, ce qui lui évite de comparaître devant une cour d'assises. "Il dit qu'il ne serait pas allé jusqu'au bout. C'était pour lui une sorte de jeu pervers", précise l'avocat qui fait valoir la somme demandée pour les documents qualifiés de "hautement stratégique" par Michelin : seulement 100 000 livres sterling (117 000 euros). La société fait grand cas de ses secrets. Le général Bernard Fesquet prendra, le 1er septembre, la tête de la direction de la sûreté du groupe. Ex-adjoint au directeur technique de la DGSE - le service extérieur de renseignement français - c'est un spécialiste... des systèmes informatiques. Manuel Armand (Clermont-Ferrand, correspondant) http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/08/11/comment-l-espion-de-michelin-a-rate-son-coup_1227546_0.html
Après la reprise à SODEMECA nouvelle réunion prévue le 27 août mardi 18.08.2009 la voix du Nord Fin juin, les employés de SODEMECA avaient défilé dans les rues de Seclin. Dans l'usine SODEMECA, sur la zone industrielle de Noyelles-lez-Seclin et Seclin, un établissement de 276 salariés dont la fermeture a été annoncée par son propriétaire, le groupe Michelin, le travail a repris après les vacances. Dans l'attente d'une première réunion de négociations sur le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) entre direction et représentants des salariés, programmée le jeudi 27 août. En juin, tombait la triste nouvelle : le groupe Michelin avait décidé de fermer son usine, pourtant performante, de Seclin. Un établissement spécialisé dans la production de pneus de haute qualité et qui a toujours tenu les objectifs fixés par le groupe. Mais le site seclinois était trop petit... Inutile de dire que la nouvelle a eu l'effet d'un coup de massue sur des salariés qui, jusqu'alors, étaient fiers de travailler dans une branche « pointue » du Bonhomme Michelin. Ce qui leur permettait d'espérer être à l'abri de la crise. Après une grève avec blocage de l'entreprise par les salariés en colère, le travail avait repris à Seclin, avant la fermeture estivale. Les vacances étant terminées, le travail a repris à SODEMECA. Une première réunion entre les représentants du personnel et la direction aurait dû avoir lieu aujourd'hui, mardi 18 août. Elle a été reportée au jeudi 27 août. Avant les vacances, selon Gilles Coquerez, délégué syndical Force ouvrière, les organisations syndicales ont obtenu des concessions de la direction sur l'organisation et le nombre de salariés présents aux séances de négociation sur le PSE. Ainsi que sur les réunions préparatoires qui précèdent celles-ci. « Si Michelin veut fermer SODEMECA, il faudra qu'il mette de l'argent sur la table », martèle Gilles Coquerez. Avant d'ajouter : « Et si les conditions ne nous vont pas, je peux garantir une chose : le personnel est déterminé à aller jusqu'au bout. On ne va pas se laisser faire. Et, après les vacances, on est tous bien en forme. Même moi ! » Son alter ego de la CFDT, Laurent Decarpentry, lui, est déjà un peu essoufflé. En effet, depuis la semaine dernière (lorsque l'usine avait rouvert à 50 %), avec un autre délégué cédétiste, il court d'un employé à l'autre. Objectif : leur demander leur avis sur le projet de plan de sauvegarde de l'emploi « qui a déjà été affiché », selon M. Decarpentry. Effectivement, pour mener à bien cette mission en étant que deux délégués pour près de trois cents salariés, il faut de la résistance. M. Decarpentry en a visiblement... À SODEMECA, « les machines ont redémarré, nous a-t-il confié. Mais très doucement : il n'y a pratiquement pas de production. » • J.-N. D. http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Seclin/actualite/Secteur_Seclin/2009/08/18/article_apres-la-reprise-a-sodemeca-nouvelle-reu.shtml