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Page précédenteDECLARATION DE LA CGT A LA REUNION CE DU JEUDI 14 JANVIER 2010 Depuis le mois de novembre 2008, et tout au long de l’année 2009, l’ensemble des salariés de l’usine ont subi tant en terme de salaire qu’en terme de positionnement de l’ensemble des jours de repos et de congés annuels, les effets de la crise dont ils ne sont en rien responsables. Cette crise financière issue des dérives scandaleuses du capitalisme, touche bien évidemment les catégories sociales les plus fragiles, y compris au sein de notre entreprise. L’ensemble des mesures que vous entendez mettre en œuvre pour le mois de février, cumulées à celles déjà mises en œuvre en janvier, démontre que faute d’en sortir nous continuons à nous enliser un peu plus dans cette crise. Malheureusement ce sont encore et toujours les salariés qui sont mis à contribution. Personne n’a oublié qu’y compris pendant les années fastes, les salariés ont été les oubliés du partage des richesses. Toutes sortes de prétextes étaient invoquées alors. Cette situation consistant à privilégier le rendement des dividendes attribués aux actionnaires plutôt que de rétribuer le travail de celles et ceux qui créent les richesses de l’entreprise, se poursuit encore cette année. La preuve en est donnée par les augmentations de salaires qui en 2010 frisent l’indécence particulièrement pour les catégories ouvriers et employés. Ca doit être ça que Michelin appelle le respect des personnes. Lors de la réunion du 26 novembre vous avez présenté le calendrier collectif et les éléments essentiels du PA pour 2010 avec les informations suivantes : -Tonnage prévu à 24500 tonnes avec un rythme de 2000 tonnes mensuelles sur les premiers mois de l’année et des volumes plus importants à produire en 2ème partie d’année si hypothèses commerciales confirmées. Sur effectif de l’usine avec un plan de charge à 24 500 tonnes plus marqué en début d’année. -Samedis matin non travaillés sur l’année plus fermeture 2ème partie de la semaine 19 -Production potentielle entre 28 et 29 000 tonnes avec l’effectif usine. Nous vous posons les questions suivantes : 1/ A quel moment seront confirmées les hypothèses commerciales ? 2/ Pourquoi ne pas produire plus en début d’année d’autant que le niveau des stocks est bas ? 3/A combien fixez-vous l’effectif nécessaire pour atteindre les 40 000 tonnes initialement prévues ? A l’ordre du jour de cette réunion du 14 janvier vous présentez un nouveau projet de modification du calendrier collectif avec une prévision de fermeture usine du 12 au 20 février pour les secteurs « crus » et jusqu’au 22 pour les secteurs « cuits », ainsi que la pose d’une journée supplémentaire. 4/Comment sera pointée cette journée ? Vous argumentez que pour mettre en œuvre ces mesures vous devez rouvrir les samedis matins sur la 2ème partie de l’année. 5/Est-ce par rapport à l’accord 35 heures ? 6/Sommes-nous toujours dans une configuration de prévisions à court terme ne dépassant pas le mois, identique à l’année 2009 ? Ces mesures que vous mettez en œuvre ne présentent que des effets néfastes pour les salariés qui une nouvelle fois vont encore faire les frais de la cupidité des gros actionnaires. Nous pensons que l’ensemble de ces mesures s’inscrit dans un processus visant tout simplement à instaurer de façon pérenne la flexibilité sous toutes ses formes, y compris en distillant des informations visant à préparer les salariés à toute éventualité. L’accord souhaité par Michelin sur le CET négatif totalement inacceptable s’inscrit pleinement dans cette démarche. La délégation CGT émet un avis négatif à vos projets.
DECLARATION DE LA CGT A LA REUNION DU JEUDI 30 SEPTEMBRE 2010 au CHSCT SUR LES CONCLUSIONS DU RAPPORT TECHNIQUE DU MEDECIN DU TRAVAIL, FICHE D'ENTREPRISE ET PLAN D'ACTIVITE Pour les membres CGT au CHSCT nous pensons qu'effectivement comme l'a notifié Mme le médecin du travail dans la conclusion de son rapport technique, les problèmes de reclassements, d'aménagements ergonomiques, et de problématiques liées au travail posté doivent être pris sérieusement en considération par l'employeur, ne serait ce déjà que pour répondre aux obligations légales énoncées avec précisions par le code du travail. Nous constatons que des reclassements sont toujours possible lors d'accidents du travail pour lutter contre les arrêts liés à ceux ci, ce qui fausse totalement le TF, et de plus en plus rares pour maladie. Nous notons que cette conclusion est quelque peu en retrait avec les conclusions du rapport 2008 notamment au regard ou dans la période actuelle, le gouvernement et l'ensemble du patronat tentent par tous les moyens de reculer l'âge légal de départ en retraite, mais également se borne à vouloir ignorer totalement la pénibilité. L'évidence qui s'impose est que le travail posté, le travail en production, génère des nuisances irréversibles sur la santé tant physique que mentale et diminue de façon irrémédiable l'espérance de vie des ouvriers, donc de fait réduit l'hypothèse de pouvoir bénéficier d'une retraite en bonne santé pour cette population. Il appartient à l'employeur comme le précise le code du travail, d'adapter les machines à l'homme en prenant cet état de fait en compte, et non le contraire comme cela se passe avec le procédé erable qui génère de nombreuses contraintes. Le départ en retraite à taux plein dès 55 ans pour toutes et tous ces salariés qui ont subi des nuisances tant du fait des horaires, des charges de travail, de l'intensité de la pression psychologique et également de salaires extrêmement bas, s'impose comme une mesure de justice sociale. Pour répondre à cette logique, l'employeur doit reconnaître la pénibilité ou plus justement les situations invalidantes et handicapantes. Concernant le travail posté, nous préconisons dès l’âge de 50 ans, des possibilités de dépostage pour effectuer le travail en journées. Le passage en revue d’indicateurs lors de la tenue des points 5’, les tableaux pro actifs, ne sont que des instruments supplémentaires mis en place pour exercer encore plus de pression sur les opérateurs, et surtout contrôler leur activité. Nous remarquons qu’une fois de plus, ce sont les agents et particulièrement ceux des ateliers de production qui sont encore soumis à des contraintes et exigences. Ces problématiques ne sont pas nouvelles, mais ne figurent pas dans les priorités de l'ensemble des responsables Michelin. La règle des 80 qui pour les salariés remplissant les critères énoncés dans l'accord toujours en vigueur permet une certaine adaptation aux problématiques de vieillissement et de production, doit s’appliquer sans aucune restriction. Au-delà des problèmes en liens directs avec les contraintes du travail en général, se pose aussi la question de la prise en compte des problèmes psychosociaux. L'enquête effectuée ici à l'usine permettra de dégager des pistes de progrès à condition expresse que l'employeur prenne celle ci en considération. Par rapport au rapport annuel administratif et financier du chef d'établissement nous constatons qu'un chiffrage du coût du service par salarié est réalisé. Dans quel but ce chiffrage est il réalisé alors que depuis de nombreuses années la direction se refuse à nous communiquer le chiffre d'affaire et les bénéfices réalisés par l'usine . Est -il prévu à échéance de chiffrer le coût annuel de chaque service de l'usine par salarié? Pour ce qui est du plan d'activité nous pensons qu'il doit être relativement aléatoire pour le médecin du travail de pouvoir remplir l'ensemble de ces missions au vu des nombreuses tâches lui incombant accentué par un temps de présence limité (58 jours en 2009). Nous restons également très attentif au devenir des services de santé au travail qui là aussi sont l'objet d'attaques de la part du gouvernement et du patronat et dont la visée principale est leur disparition pure et simple et particulièrement celle des médecins du travail. L'amendement 730 adopté en première lecture dans la loi contre les retraites, qui modifie le Code du travail est une atteinte grave tant à l'encontre des médecins du travail que des salariés. Des nouveaux articles fixent les nouvelles missions des services de santé au travail dont une est particulièrement dangereuse et consiste à : « contribuer au maintien dans l'emploi des personnes âgées et des travailleurs en situation de handicap ». En clair les services de santé au travail devront veiller à maintenir sur leur poste de travail les salariés âgés, usés ou handicapés. Voilà une coupe sombre sur le problème de la pénibilité. D'autre part, dans les services de santé au travail, les missions définies au titre du nouvel article du Code du travail L 4622-1-1 seront exercées par les médecins du travail en lien avec les employeurs et les salariés désignés par l'employeur comme le précise le nouvel article L 4644-1. L'employeur aura donc voix prépondérante. Dans ce même article il est prévu de rendre caduque les clauses d'accords collectifs comportant des obligations en matière d'examen médicaux réalisés par le médecin du travail. D'autres dispositions tout aussi néfastes qui sont un copier collé des revendications du patronat sont contenues dans cet amendement. Pour la délégation CGT au CHSCT, il est fondamental que dans les services de santé, les prérogatives des médecins du travail soient non seulement maintenues mais accentuées, et que leur action puisse se dérouler en totale indépendance. D’autre part, la mise à disposition de moyens suffisants pour exercer l’intégralité des missions leur incombant est une nécessité fondamentale. L’action menée part les médecins du travail dans le cadre de la mission en milieu de travail telle que la définit la loi, est essentielle au regard de la connaissance indispensable des postes de travail pour améliorer les des conditions de travail. Cette liquidation de la médecine du travail est totalement inadmissible et nous conforte dans le combat engagé contre le patronat et son bras armé le gouvernement.
communiqué du bureau à la cgt michelin 3 10 2010 Syndicat CGT Michelin 43700 BLAVOZY Ce samedi 18 000 salariés ont a nouveau manifesté au Puy en Velay contre la réforme des retraites concoctée par Sarkozy, Wauquiez et les patrons dont Michelin. Une manifestation a eu lieu également en sous préfecture ou 1000 personnes se sont également rassemblées. Vraisemblablement dans l'est du département les manifestants ont pu aussi rejoindre les cortèges de la Loire toute proche. A l'usine environ 40 salariés du poste du matin (ce qui est beaucoup au regard de l'effectif restreint ce matin là) ont à nouveau fait grève 4 heures et ont rejoint les nombreux « bibs » venus à la manif du Puy. La mobilisation qui avait été déjà importante à l'usine le 24 juin s'amplifie de plus en plus. Les 7 et 23 septembre les cuissons ont été arrêtées sur ½ poste. Des ateliers ont fait grève à 100% et la moyenne se situe approximativement autour de 90% au niveau de l'ensemble des ateliers. C'est du jamais vu dans cette usine. Le 23 septembre, avec FO nous avons fait un barrage filtrant de la zone industrielle de 10 H à 16H. La question de la reconduction de la grève après le 12 octobre est maintenant actée y compris chez FO, mais également chez de nombreux salariés qui nous interpellent là dessus. Une réunion de l'UD CGT et de l'ensemble des secrétaires de syndicats est prévue ce 5 octobre car bien évidemment toutes les forces de la CGT doivent maintenant se mettre en ordre de bataille. Il reste très peu de temps à la confédé pour lancer enfin un appel solennel à toute la CGT pour rassembler toutes nos forces CGT au même moment et à toutes et tous les salariés pour durcir le mouvement. La victoire passe par là. Le bureau du syndicat
Soutien Laurent Delaunay exxonmobil Le 09 décembre 2010 Monsieur le Président Directeur Général Nous apprenons les menaces inacceptables qui pèsent sur notre camarade Laurent DELAUNAY, Secrétaire Général du Syndicat de la raffinerie ExxonMobil Gravenchon. Il apparaît évident qu’il s’agit d’une manoeuvre de votre Direction en réponse à l’engagement syndical dans la CGT de notre camarade, qui s’est distingué dans le blocage des dépôts EXXON en février 2010 en soutien à la lutte des raffineurs de total Dunkerque, dans le procès en discrimination gagné en mars 2010, puis dernièrement lors de la grève contre l’anti-réforme de retraites. Une fois de plus des patrons de grands groupes se distinguent par la répression en réponse à l’organisation légitime des travailleurs dans leur syndicat. De tels actes, loin de grandir leurs auteurs, ne conduisent qu’à renforcer notre combat contre cette classe « dirigeante » qui bafoue les libertés fondamentales et rêve de revenir à d’autres temps, quant elle régnait en maître sur les vies de millions de travailleurs et celles de leurs familles. Notre syndicat CGT Michelin condamne avec la plus grande fermeté la répression syndicale dont notre camarade Laurent DELAUNAY est l’objet et exige de la Direction ExxonMobil le retrait immédiat de la procédure de sanction qu’elle a engagée à son encontre. Nous apportons notre soutien fraternel à Laurent ainsi qu’aux camarades et travailleurs qui luttent à ses côtés. Si nécessaire nous nous déclarons prêts à des interventions. Ce texte sera porté à la connaissance des salariés de notre entreprise via affichage sur le site du groupe et des militants CGT de la Fédération Nationale des Industries chimiques. Pour le syndicat CGT Michelin le secrétaire adjoint VILLESECHE René
Lettre ouverte d'Hervé Bancel, délégué CGT du site Michelin de Blavozy, à propos de l'inauguration du "Puy solaire", toit photovoltaïque de l'usine, inauguré le 23 septembre. http://www.zoomdici.fr/ 12/10/2011 Une inauguration en catimini "Nous déplorons que cette inauguration ait été tenue secrète aux salariés et aux organisations syndicales, alors qu'il semblerait que des personnes extérieures au site en avaient été avisées, notamment la presse." Revendications salariales "La CGT aurait voulu rencontrer Monsieur Rollier, gérant principal du groupe Michelin, lors de sa venue sur le site. En effet, la CGT, en tant que syndicat majoritaire avait plusieurs revendications à lui exprimer comme par exemple l'embauche en CDI de tous les contrats précaires, la revalorisation des salaires à la hauteur des bénéfices engendrés depuis des années, des départs anticipés à la retraite dans le cadre de la pénibilité, à l'image de l'accord dans la branche pétrole qui semble intéressant mais que Michelin refuse ... ." Aucun dialogue avec la direction "Des courriers à propos de ces problématiques lui avaient été envoyés à maintes reprises, et alors qu'il était présent, il n'a semblerait- il pas jugé bon de prendre contact avec nous. Cela représente un manque évident de démocratie au sein de notre entreprise qui se dit "familiale." http://www.zoomdici.fr/actualite/Photovoltaique-a-Blavozy-une-inauguration-en-catimini-pour-la-CGT-id113191.html?PHPSESSID=4e3f17d3e2e4ce4b4c51772d2f324a4c#
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Déclaration de la CGT à la réunion extraordinaire du CHSCT du 7 septembre 2009 La pandémie grippale dont nous abreuvent tous les jours les médias, a fait l’objet d’une circulaire de la part de la direction générale du travail. Bien que quelques recommandations pratiques en matière d’hygiène figurent dans celle-ci, le risque de pandémie aurait du être l’occasion de prêter une attention particulière aux conséquences sur les millions de salariés, qui vont subir les risques, les fatigues les souffrances, les perturbations à tous les niveaux. La construction de plans de continuité de l’activité issus de la circulaire, à laquelle les CHSCT peuvent participer, s’inscrit dans un processus qui ignore la santé et la protection des salariés, privilégiant uniquement le point de vue de l’entreprise donc de l’employeur, en jouant principalement sur la flexibilité du personnel. Chez Michelin on sait depuis longtemps ce que veut dire le terme flexibilité et surtout à quelle population de salariés il s’adresse. Selon la circulaire, l’employeur pourra adapter unilatéralement l’organisation de son entreprise et le travail de ses salariés. Volume horaire, nombre de tâches à effectuer pourrait augmenter par simple décision de l’employeur, comme d’ailleurs la dérogation à la durée maximale hebdomadaire. Le droit de retrait édicté par le Code du travail est purement annulé. Mais il ne faut pas perdre de vue qu’une circulaire n’a pas force de loi Tout est donc prévu pour que l’activité des entreprises puisse continuer et surtout que la pompe à fric continue d’alimenter le portefeuille déjà bien garnis de quelques nantis. A partir de là, et dans la mesure ou le PCA n’a que comme seule vocation de permettre une déréglementation sauvage des droits des salariés, les membres CGT au CHSCT ne s’associeront pas à cette mascarade. Seule la protection du personnel doit être prise en compte vis-à-vis de cette pandémie. D’ailleurs la protection des salariés est une disposition essentielle incombant au chef d’entreprise de part le Code du Travail, qui doit se traduire dans le cas présent, par la mise en place de mesures individuelles d’hygiène, des mesures de prévention (actualisation du document unique, évaluation des risques, des conditions de travail, mesures de prévention, information et formation du personnel, suivi médical en lien avec le médecin du travail, mesures destinées à freiner la contagion, mise à disposition d’équipements de protection individuelle en nombre suffisant, réalisations d’exercice pour mesurer que les mesures sont réalistes, consultation des IRP). Nous serons particulièrement attentifs à la mise en place de l’ensemble de ces mesures.
Déclaration de la CGT à la réunion du comité d’établissement du jeudi 10 septembre 2009 La délégation CGT exprime à travers cette déclaration sa totale indignation vis-à-vis des mesures de licenciements prises par la direction à l’encontre de cinq salariés de l’usine de Montceau les Mines. Nous demandons la réintégration de ceux-ci et l’abandon de ces procédures qui vont décimer cinq familles. Force est de constater que face à la cupidité sans scrupules d’actionnaires qui décident de fermer des ateliers, des sites de production au mépris de toute considération humaine, la révolte sous toutes ses formes n’est rien en comparaison à la violence extrême dont fait preuve Michelin. On ne peut que s’étonner par ailleurs, que la violence que subissent au quotidien celles et ceux qui créent les richesses de l’entreprise, dans des conditions de travail très dégradées, astreints à des horaires destructeurs pour la santé, condamnés à des salaires de misères, puisse s’exercer en toute impunité. Cette violence là qui porte atteinte à la dignité des travailleurs et de leurs familles, qui provoque des séquelles irréversibles sur la santé tant physique que psychique, conduit parfois au drame. Mais curieusement, là, c’est l’omerta la plus totale. La justice pénale doit maintenant être saisie pour faire cesser ces abus. Quand au plan de destructions de l’emploi qui concerne toutes les usines de la manufacture, le rapport d’expertise commandé par le CCE, démontre que sa justification se trouve uniquement dans la recherche d’encore plus de profits, profits qui iront alimenter le porte feuille déjà suffisamment bien garni, d’actionnaires peu scrupuleux, et serviront à délocaliser nos productions. La conception de cet énième plan relègue la vie humaine au second rang. Pour la CGT nous demandons l’arrêt de ce plan de destructions d’emplois et que s’ouvrent immédiatement des négociations sur la pénibilité pour que celles et ceux qui ont été exposé aux travaux pénibles (travail à la production, horaires alternants, etc…) puissent prétendre à la retraite à taux plein dès 55 ans, et que Michelin investisse dans l’avenir en embauchant massivement des jeunes et en créant de nouveaux sites de fabrication sur le territoire.
Déclaration des membres CGT au CHSCT le 1 Octobre 2009 Comité d’hygiène, sécurité, conditions de travail Usine Michelin 43700 Blavozyle 1 octobre 2009 déclaration des membres CGT au CHSCT Mr le Président, nous vous demandons dans un premier temps de faire le bilan des réalisations que vous avez effectué à partir des propositions présentées par les membres CGT au CHSCT lors de la réunion de l’instance en octobre 2008. Pour ce qui est du programme d’amélioration des conditions de travail, d’hygiène, sécurité, présenté par les membres CGT au CHSCT pour l’année 2010, nous réitérons nos demandes particulièrement à partir des dispositions contenues dans les articles du Code du travail L 4121-3, R 4141-1, R 4121-2 et R 4741-1, L 4612-16 et 17 Nous vous demandons de vous mettre en conformité avec les obligations que vous impose la loi concernant les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé mentale des travailleurs, retranscrites dans l’article L 4121-1. La mise en œuvre de ces mesures doit s’effectuer sur le fondement des principes généraux de prévention contenus dans l’article L 4121-2. Nous vous demandons de mettre fin à toute pratique de management visant à dévaloriser les salariés dans leur dignité d’êtres humains. Cette demande vous a été formulée à maintes reprises. Dans la période actuelle de baisse d’activité, il est urgent que soit réalisée une évaluation des conditions de travail, au regard des problématiques liées la flexibilité imposée aux salariés particulièrement dans les ateliers de fabrication, mais également au regard de la baisse du nombre de salariés exclusivement celles et ceux liés à la production, soit par renfort sur une autre unité de production, soit par démission, licenciement, et bien évidemment dans le cadre du PVF. La réalisation de cette évaluation doit être réalisée par un cabinet d’expertise agrée. Nous soumettons à la réflexion du CHSCT cette possibilité. Programme pour l’année 2009 -Agir de façon collective sur le problème de la chaleur -Engager le nettoyage de l’ensemble des installations de ventilation et d’aération -Engager le nettoyage des installations de la zone TF, calandres, et mettre en place un système performant d’extraction des fumées et poussières -Perfectionner l’isolation phonique de l’ensemble des moteurs des machines de la zone OP -Supprimer le stéarate sur l’atelier OCF, ou mettre en place un système d’aspiration des poussières de ce produit -Réaliser une évaluation des risques liés à la circulation des CEF, et à partir de cette évaluation mettre en place les mesures nécessaires pour réduire au maximum les risques. -Prendre en compte de façon significative les problèmes liés aux machines ERABLE, notamment en réduisant les objectifs d’atteinte production, décompter systématiquement les temps de pannes, prendre en compte le stress induit par l’automatisation de ce poste de travail. -Evaluer les effets du travail monotone et cadencé sur la santé des travailleurs afin de limiter celui-ci au maximum -Adapter le travail à l’homme par une conception appropriée des postes de travail, des méthodes de travail et production. -Prendre en compte les difficultés liées à l’âge et engager spécifiquement des mesures de possibilité de dépostage dès 50 ans, et de départs anticipés en retraite à taux plein dès 55 ans au titre de la reconnaissance de la pénibilité. -Engager une évaluation des risques psychosociaux afin de mettre en place un vrai plan de prévention pour éviter et combattre les risques à la source, et prévenir les risques liés au harcèlement moral tels que définis à l’article L 1152-1. Transformer en CDI l’ensemble des contrats précaires
Déclaration de la CGT à la réunion du comité d’établissement du mardi 3 Novembre 2009 Pour les élus CGT nous faisons la déclaration suivante : En début d’année Mr Rollier gérant du groupe Michelin déclarait à grand renfort de médias qu’il n’y avait pas de plan social prévu, puis s’engageait sur zéro licenciement à l’annonce des restructurations en juin. Au regard du plan social qui nous est présenté, nous voyons une nouvelle fois que les engagements ne seront pas tenus et que ces déclarations ont été démenties par les faits. Au-delà du fait qu’il n’y a pas de justification économique, plusieurs points de procédure sont illégaux, notamment, l’application des critères d’ordre qui est limité aux seuls établissements de Tours et Montceau et non à l’ensemble de l’entreprise comme le prévoit la jurisprudence actuelle. MICHELIN n’est pas entré dans de véritables négociations sur les PSE et a cherché à opposer les mesures en faveur des anciens (PVF) aux mesures permettant d’accompagner les plus jeunes. La CGT insiste à, nouveau sur les conséquences du PSE et tout particulièrement sur l’aggravation des risques psychosociaux sur l’ensemble des sites. La déstructuration des emplois dans la manufacture débutée dans les années 80, se poursuit inexorablement par des fermetures d’usines, d’ateliers, de services, et plans de licenciements de plus en plus important qui fragilisent non seulement la pérennité de l’ensemble des sites, mais également l’ensemble du tissu social dans les régions. Nous faisons remarquer que depuis l’accord régressif sur les retraites signé par la CFDT en 2003, aucune avancée n’a eu lieu quant à la possibilité de départs anticipés par la reconnaissance des travaux pénibles, pourtant prévu dans cet accord. Pourtant il existait là une véritable occasion de permettre à celles et ceux qui ont souffert de conditions de travail dégradées tant du fait des horaires, que du travail lui-même, de prétendre dès 55 ans à une retraite anticipée amplement méritée. Michelin n’a pas pris en compte cette demande des salariés, préférant attendre une réorganisation programmée de longue date et des mesures à minima, qui ne s’impose que dans un but purement spéculatif en direction des principaux actionnaires. Il est totalement scandaleux qu’une minorité amasse grâce au travail du plus grand nombre des fortunes colossales, poussant même cette boulimie du profit jusqu’à fermer des usines, des ateliers, sans aucune considération pour les travailleurs et leurs familles. On est bien loin de toutes les bonnes intentions contenues dans les chartes en vigueur placardées dans l’entreprise qui font état en autre du respect envers les salariés. Aucune étude n’a encore été menée pour mesurer l’impact réel dans les usines, dans les services, qu’auront ces suppressions d’emplois sur les conditions de travail et de vie. Par conséquent les élus CGT émettent un avis négatif.
Déclaration de la CGT à la réunion CE du 24 septembre 2009 Mr le Président, lors de la réunion du comité d’établissement du 10 septembre vous nous avez remis le rapport « performance et responsabilité Michelin 2007/2008 ». Ce rapport issu d’orientations stratégiques définies par les gérants eux même, ne peut bien évidemment qu’encenser ces mêmes orientations. Pourtant, cette mise en scène aussi somptueuse soit-elle, ne peut faire oublier que derrière les décors, il y a des coulisses bien sombres, souvent en décalage avec ce qui est présenté particulièrement sur certains points. On y apprend que le développement, l’épanouissement des personnes, est un processus de gestion des carrières à la charge du service du personnel basé sur la formation, les compétences, la motivation. Or dans les faits, cela reste marginal pour plusieurs raisons. Le développement individuel se fait principalement sur avis et propositions de la maîtrise directe de chacun, ce qui laisse évidemment libre cour à l’arbitraire, donc à l’exclusion. La deuxième raison se fonde sur le fait établi que spécifiquement les représentants du personnel issus des organisations syndicales ont peu d’évolution de carrière. Pour preuve, ici, aucun élu n’occupe aujourd’hui les fonctions d’agents qualité, de parrain. Aucun élu n’a été pressenti pour exercer un métier de technicien, alors que des postes ont été disponibles. D’autres exemples bien sur existent. Se développer, évoluer vers d’autres postes, vers une rémunération plus attrayante, sont souvent conditionnées par la formation. Or là aussi, et comme en atteste le bilan annuel de formation, il y a une énorme carence. En réalité tout est lié. Un salarié écarté dès le départ par son hiérarchique de possibilité d’évolution ne recevra donc jamais une formation appropriée, et verra de fait s’éloigner toute possibilité de parcours de carrière et de développement de compétences. Dans le contexte actuel un déficit de formation peut être dangereux en terme de maintien dans l’emploi. Dans ce rapport le mot respect des personnes revient comme un leitmotiv. Cela va de la valeur historique de ce mot pour Michelin, aux fondements sur lesquels celui-ci souhaite établir des relations avec les membres de son personnel dans toute leur diversité. Malheureusement l’application de cet engagement se limite à des mots et des bonnes intentions, qui ne sont jamais mises en pratique. Les comportements anormaux de hiérarchiques symbolisés par des dérapages fréquents de langage, d’attitudes arbitraires favorisant une différentiation injuste, d’interprétations abusives et erronées de textes de lois, attestent bien que le respect ne soit pas une des valeurs premières. Quant aux différences totalement incompréhensibles de rémunération, particulièrement pour des salariés placés dans des situations comparables, là aussi on ne peut pas parler de respect des personnes, mais plutôt de pratiques discriminatoires. Ce rapport pose également une question essentielle : chez Michelin faut-il se soumettre à une acceptation sans limite de la culture entreprise pour être reconnu comme salarié à part entière ? Pour ce qui est de la santé au travail, il est illusoire de s’appuyer sur le taux de fréquence qui est malheureusement aujourd’hui un indicateur servant plus à mesurer les efforts déployés par l’entreprise pour dissuader d’une part, les salariés à ne pas prendre d’arrêts de travail en cas d’accidents, et d’autre part les professionnels de santé à ne pas en prescrire. La pression exercée sur les victimes d’accidents qui va d’un harcèlement téléphonique quasi systématique, à la non délivrance de la feuille de soins lors de la survenue de l’accident, sans oublier la convocation par le directeur de l’usine sont proprement scandaleuses. Le nombre élevé d’accidents du travail, la recrudescence des TMS, la reconnaissance de maladies professionnelles, attestent bien que les de conditions de travail et de vie restent bien précaires ? Il ne suffit pas de se fixer un objectif comptable d’un ergonome pour 2000 salariés, de se focaliser sur le taux de participation pour voir la santé au travail s’améliorer. Améliorer la santé au travail, la qualité de vie au travail, passe par la suppression de toutes les souffrances. Réduire au maximum le travail posté, adapter le travail aux salariés et non le contraire, éviter les situations de travail et les comportements générant le stress, accepter le débat contradictoire, reconnaître la pénibilité sont des orientations ne figurant malheureusement pas dans ce rapport. La première des considérations serait de bien avoir conscience que les salariés, particulièrement celles et ceux en prise directe avec la production, sont des êtres humains, et non des bêtes à produire. Mais là visiblement le chemin à parcourir est encore bien long. Les faits que nous vivons actuellement à l’usine nous donnent totalement raison quant à notre analyse de ce rapport sur ces points que nous venons de développer. Comment peut-on parler de respect quand la direction entend imposer des mutations obligatoires d’un atelier à l’autre sans avoir pris la moindre précaution vis-à-vis des risques psychosociaux, et en tout cas à l’opposé de ce qui avait été annoncé en réunions CE, à savoir que le volontariat serait la base de ces mutations. Quels fondements justifient ce soit disant rééquilibrage d’ateliers, à ce jour nous n’en savons rien. Comment la direction entend-elle régler les problématiques de salaires, de déficit de formation, d’évolution de carrière pour tous, et de prise en compte effective des salariés concernés par la règle des 80 ? La prise en compte de ces problématiques devient aujourd’hui incontournable pour que chaque salarié à son poste soit considéré et reconnu comme tel, et que les objectifs contenus dans les différentes chartes en vigueur dans l’entreprise ne soient pas que de la poudre aux yeux. Ca s’appelle tout simplement le respect des faits. C’est en tout cas la demande que formule ce jour, la délégation CGT au CE.
Syndicat CGT Michelin 43700 Blavozy Bonne et heureuse année 2010, à toutes et tous les camarades. Puissions voir en cette nouvelle année une vraie révolte de l’ensemble des salariés de notre entreprise et plus largement de tous les gens qui refusent le modèle de société que le MEDEF et Sarkozy sont en train de construire en France. Il appartient à toutes les organisations syndicales et particulièrement à la confédération CGT de créer rapidement le rapport de force général pour changer les choses, tel que cela à été demandé lors du 49 ème congrès. Le morcellement des luttes, l’espacement des journées d’action ne sont pas la solution et ne conduisent qu’à l’épuisement. Encore une fois bonne, heureuse, fraternelle et combative année 2010. Le secrétaire général du syndicat René VILLESECHE
Michelin
cgt
Aux camarades de la CGT GOOD YEAR Syndicat CGT Michelin usine de Blavozy 43700 BLAVOZY Aux camarades de la CGT GOOD YEAR Le syndicat CGT Michelin de Haute Loire tient à vous apporter son total soutien dans votre combat pour faire stopper immédiatement la cabale qui est menée contre votre syndicat par l'attaque menée contre les 4 camarades. On retrouve bien dans l'attitude de la direction good year les mêmes vices que l'ensemble des patrons du caoutchouc dont Michelin qui n'ont de cesse que de tout mettre en œuvre pour étouffer la contestation et casser de la CGT avec la complicité de certaines organisations syndicales pour ne pas dire toutes. Ce message est un bien maigre soutien mais sachez les copains que nous suivons cette affaire particulièrement en espérant que l'ensemble des forces de la CGT va se mobiliser avec vous. Malgré les difficultés que vous rencontrez tenez bon et tenez nous informé et comment nous pouvons aussi vous aider . Pour le syndicat CGT Le secrétaire adjoint VILLESECHE René
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Dernière mise à jour: le 12 Octobre 2011