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Manifestations dans tout le pays : "un succès" selon les syndicats (AFP) – 22 mars 2010 PARIS — Deux jours après la sanction du pouvoir en place dans les urnes, des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues à l'appel de cinq centrales syndicales pour défendre les régimes de retraite et signifier au gouvernement qu'il devait changer de politique. Organisée par les syndicats CGT, CFDT, FSU, Solidaires (syndicats Sud) et Unsa (autonomes), qui ont salué "un succès", cette journée de grèves et de manifestations n'a pas, néanmoins, paralysé le pays, les principales perturbations affectant l'enseignement, la SNCF et la justice - notamment le Palais de justice de Paris à cause d'une grève des greffiers. La CGT a recensé environ 800.000 manifestants sur l'ensemble de la France, et la police 380.000. C'est beaucoup moins que le 19 mars 2009 (trois millions de personnes selon la CGT), mais infiniment plus que les quelques dizaines de milliers réunis lors de la journée intersyndicale, le 7 octobre. "On est agréablement surpris", a dit Eric Aubin, dirigeant CGT. Les fissures dans l'unité syndicale et la polarisation de l'actualité française autour des élections régionales jouaient en effet en défaveur de la mobilisation. Pour la centrale de Bernard Thibault, c'est "un nouvel avertissement adressé au gouvernement et au Medef". Ceux-ci se sont abstenus de tout commentaire. A Paris, 60.000 manifestants selon ce syndicat (31.000 pour la police) ont défilé sous le soleil derrière la tête du cortège où se côtoyaient Bernard Thibault (CGT) et François Chérèque (CFDT), notamment. Non loin de là, des responsables politiques - Harlem Désir (PS), Jean-Luc Mélenchon, Marie-George Buffet (PCF) etc.- étaient venus soutenir les manifestants. "Résistance pour le service public, les salaires, les retraites", scandaient les manifestants. Quelques heures plus tôt, FO avait organisé son propre cortège, plus maigrelet, autour de "la mère des revendications", le maintien des conditions de départ en retraite. Rythmés par des chants ("il y a longtemps que l'on sème, nous voulons récolter", ont entonné les Bordelais), les manifestations, au nombre de 180, ont irrigué tout le pays. Outre d'importants cortèges à Bordeaux, Toulouse, Marseille, Lyon, Grenoble, Nantes, Rouen, entre autres, on s'est rassemblé dans de nombreuses villes petites et moyennes. L'approche de la réforme des retraites en septembre semble avoir contribué à la mobilisation. "C'est un tour de chauffe", prévenait dans le cortège bordelais un militant CGT de France Télécom. "Je perçois 1.100 euros de retraite mensuelle. Avec l'indexation de ma retraite sur l'inflation et non plus sur les salaires, j'ai perdu 18% de revenu en 14 ans", a affirmé un retraité lillois, Henri Roussel, ancien technicien du textile et 42 annuités au compteur. Les protestataires avaient aussi à l'esprit l'emploi, les salaires et les conditions de travail. "Les salaires sont bloqués depuis plusieurs années, il n'y a plus d'embauches, c'est de plus en plus dur physiquement, les rendements sont en hausse permanente", a témoigné à Rennes, Fabrice Marquis, délégué syndical CFDT chez un sous-traitant automobile. Sur le front des grèves, 18,9% des agents de la Fonction publique d'Etat ont suivi le mouvement selon les chiffres officiels (11,1% chez les agents territoriaux, 7,9% chez les hospitaliers). L'Education nationale a connu la grève la plus suivie depuis le début de l'année scolaire, avec de nombreuses écoles fermées, les grévistes réclamant la fin du "dogme" des suppressions de postes. Le primaire a été en pointe (de 29,8% à 52% de grévistes, selon les sources). Dans les transports, le service minimum a permis d'éviter la pagaille. A Paris, bus, tramways, métros et RER étaient proches d'une activité normale sauf le RER B. En province, les transports urbains ont été peu affectés, sauf exceptions. De Thierry MASURE
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hLDFvB_lCE6Zkeh6ks1G_FtkTvYQ Michelin : Des jantes plus grandes et de l'argent ! samedi 03 avril 2010 www.toilef1.com Après 4 ans d'absence, Michelin serait-il de retour ? De nouveaux détails sont apparus quant à un éventuel retour de Michelin en Formule 1 pour la saison 2010. Les team principals ont rencontré Bernie Ecclestone sur le circuit malais ce vendredi soir et le principal sujet abordé lors de cette rencontre fut le retrait de Bridgestone à la fin de l’année. Les équipes sont inquiètes qu’à onze mois du début de la saison 2011 de Formule 1, aucun remplaçant n’ait encore été trouvé pour pallier le départ de Bridgestone. Mais ces derniers jours, il a été révélé que Michelin a fait une proposition pour revenir à la compétition, non sans condition. La firme française a formulé des demandes bien établies. L’une de celles-ci est que Michelin souhaite que le diamètre des jantes soit augmenté pour 2010. Actuellement, le diamètre des jantes est de 33 cm. L’augmentation du diamètre des gommes permettrait de créer une synergie entre les différentes catégories que Michelin fournit en sport automobile, mais cette demande ne fait pas l’unanimité auprès des équipes. De plus, certaines rumeurs indiquent que le retour de Michelin ne serait pas gratuit. La société demanderait 2 à 5 millions d’euros par équipe pour la fourniture des pneus, alors que Bridgestone les fournit actuellement gratuitement - prenant à sa charge des frais estimés à 50 millions d’euros. Intéressant, il est rapporté que Bridgestone pourrait reconsidérer sa décision de quitter la Formule 1 si les équipes payaient pour leur contrat de fourniture de pneus. Michelin souhaiterait également la mise à disposition d’espaces publicitaires gratuits sur les circuits. Selon les rumeurs, Bernie Ecclestone proposerait que les revenus de publicité perdus en satisfaisant la demande de Michelin proviennent des revenus globaux de la Formule 1, en d’autres mots, cela signifierait moins d’argent pour les écuries. Mais, du côté positif, si la Formule 1 retourne vers une guerre du pneu, cela voudrait dire que les rivaux de Michelin, les plus souvent cités sont Hankook et Kumho, chercheraient eux-aussi à fournir des équipes, ce qui mènerait à des contrats plus faborables pour les écuries. par Julien Delfosse et par Gregory Demoen
http://www.toilef1.com/Michelin-Des-pneus-plus-grands-et.html Procès du Concorde "Aucun incident majeur avant le crash" 02/04/2010 www.ladepeche.fr Maître Buffat, vous êtes l'avocat d'Henri Perrier, ancien responsable du programme Concorde à Toulouse. Quelle ligne de défense soutiendrez-vous pour votre client prévenu dans ce procès ? Nous rappellerons qu'il n'y a jamais eu d'incident « grave » avant le crash de Gonesse. Le seul incident « majeur » selon la terminologie réglementaire fut celui de Washington en juin 1979 où l'éclatement d'un pneu et la destruction d'une roue avaient provoqué des perforations du réservoir. Nous indiquerons au procès qu'à la suite de cet incident, le constructeur a mis en œuvre des modifications au niveau des pneus et des roues pour éviter des conséquences plus graves. Les autres incidents sous-estimés doivent être qualifiés de « mineurs » et n'ont jamais menacé structurellement l'appareil ni remis en cause sa navigabilité. En quoi le drame de Gonesse et celui évité de peu à Washington sont totalement dissemblables ? Entre les deux, i n'y a aucune corrélation sur le plan technique. À Gonesse, c'est un morceau de pneu de 4 kg qui n'a pas perforé le réservoir mais a provoqué l'expulsion d'un panneau du réservoir de grande dimension en vertu d'un phénomène physique inconnu jusqu'alors. Cette force provenait de l'intérieur vers l'extérieur du réservoir. C'est le contraire d'une perforation due à un projectile venant de l'extérieur. Gonesse était imprévisible. C'est une première dans l'histoire aéronautique qui a fait écarquiller les yeux des scientifiques. Il a fallu plusieurs semaines de tests pour tenter de comprendre ce qui s'était passé. Les incidents sous-estimés impliquant des pneus ont tout de même été nombreux dans la vie de Concorde. L'avion n'avait-il pas une faiblesse à ce niveau ? La vitesse du Concorde au décollage comme à l'atterrissage exposait les pneus à une usure plus rapide. Mais toutes les précautions avaient été prises après Washington et l'avion était équipé des meilleurs produits des équipementiers et ce jusqu'à l'accident de juillet 2000.Le pneu NZG utilisé pour la remise en service du Concorde est le fruit d'une innovation technologique de la société Michelin. Un représentant de l'entreprise témoignera à l'audience pour confirmer qu'aucun type de pneu similaire n'existait auparavant. Pour vous, la thèse de Continental Airlines selon laquelle Concorde aurait pris feu avant son passage sur une lamelle de titane ne tient pas ? C'est bien sûr aux juges d'apprécier. Pour notre part, nous pensons que cette thèse repose sur des témoignages très fragiles. Ces témoins ont vu du feu sur un avion déjà lancé à 80 m/seconde. Rien n'est venu étayer cette version et d'ailleurs, les données enregistrées montrent qu'il n'y a eu aucune perte de poussée des réacteurs pendant cette phase. De plus, aucune trace de carburant ou de suie n'a été trouvée à cet endroit de la piste. Incidents sous-estimés C'est la tâche difficile qui attend les prévenus : prouver qu'aucun incident majeur a marqué la vie du supersonique avant le crash de Gonesse. L'incident de Washington en 1979 obéit à des circonstances toutes différentes. Reste que l'avion franco-britannique n'a pas connu une vie tranquille puisqu'on a relevé 57 incidents en tous genres. Henri Perrier, ingénieur à Aerospatiale, son collègue Jacques Hérubel, 74 ans, et Claude Frantzen, 72 ans, ancien cadre de la DGAC, doivent s'expliquer sur les origines de la tragédie. Les trois anciens responsables ont été accusés justement d'avoir sous-estimé les incidents qui ont émaillé la carrière du supersonique. Parmi ces incidents, plusieurs éclatements de pneus survenus dès 1979, à la suite desquels le constructeur n'aurait pas veillé à un renforcement de la protection des réservoirs. Une accusation que réfutent les intéressés, dont le Toulousain Henri Perrier qui a participé à l'ensemble du programme Concorde. « Le seul incident grave qu'a connu Concorde fut celui de Washington en 1979. Mais ses causes n'ont rien à voir avec Gonesse. » Maître Christian Buffat, avocat d'Henri Perrier.
http://www.ladepeche.fr/article/2010/04/02/809368-Proces-du-Concorde-Aucun-incident-majeur-avant-le-crash.html Michelin étoffe son offre de voyages en ligne Mardi 16 mars 2010 www.journaldunet.com Le groupe ajoute un service "Voyages" à son site ViaMichelin, recensant une partie des contenus de ses guides verts (sites touristiques) et rouges (hôtels et restaurants). A l'occasion de la présentation de la nouvelle édition de ses guides verts touristiques, Michelin a dévoilé mardi 16 mars un nouveau service en ligne consacré à la préparation du voyage, disponible en cinq langues : ViaMichelin Voyage. L'objectif est de permettre à l'internaute de construire son voyage "clé en main" et sur mesure, qu'il pourra par la suite imprimer ou exporter sur son GPS, quelle qu'en soit la marque. ViaMichelin Voyage regroupe des informations pratiques sur les itinéraires (cartes, plans, propositions de circuits) et des informations touristiques reprises de la base de données des guides verts et rouges (sites et monuments, hôtels, restaurants). Le groupe indique que ce service couvrira 90 pays et 6 500 villes avant la fin 2010. Soit 36 000 sites touristiques dans le monde, 57 000 restaurants et 100 000 hôtels. Ce nouveau pan du portail ViaMichelin vise à fidéliser les internautes pour maintenir les ventes de ses guides touristiques et gastronomiques. Selon une étude réalisée par Pricewaterhouse Coopers et PhocusWright, 77 % des voyageurs européens désignent Internet comme la première source d'information pour la préparation d'un voyage. Mais selon l'entreprise 100% partent avec un guide papier dans leurs valises. Ce nouveau service ne devrait donc pas cannibaliser les ventes de ses guides, mais permettre au groupe de positionner son offre en amont de l'acte d'achat. La branche Lifestyle de Michelin, qui regroupe l'activité d'édition de cartes et de guides ainsi que les activités digitales du groupe, représente à peine 1% du chiffre d'affaires de Michelin (14,8 milliards d'euros en 2009 pour un résultat net de 104 millions d'euros), le reste étant généré par la vente de pneumatiques. Elle reste cependant importante aux yeux de Bibendum puisque c'est celle qui lui permet de garder régulièrement contact avec sa clientèle de particuliers.
http://www.journaldunet.com/ebusiness/breve/france/45700/michelin-etoffe-son-offre-de-voyages-en-ligne.shtml Michelin : "la crise n'est pas terminée" 12/05/2010 lefigaro.fr Michelin prendra part au mouvement de concentration dans le secteur des pneumatiques et, "en fonction des possibilités", ne restera pas un simple observateur, a déclaré le directeur des services financiers du groupe, Marc Henry, au quotidien allemand Börsen-Zeitung. Le groupe français prévoit cependant de conserver son statut de "société en commandite par actions" qui le protège d'une tentative de rachat, ajoute-t-il. Selon lui, la crise financière n'est pas terminée, et les marchés matures sont toujours anormalement faibles. Il s'inquiète en outre de la forte hausse des prix du caoutchouc, qui devrait "durement frapper" Michelin cette année. Le groupe a été contraint d'augmenter ses prix et de réduire ses coûts, indique Marc Henry. Il estime qu'en dépit d'importants investissements sur les marchés en croissance comme la Chine, l'Inde et le Brésil, Michelin pourra afficher un cash flow positif en 2010. "Cela ne sera pas facile. Nous allons devoir faire des efforts suppléméntaires", a-t-il dit.
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/05/12/97002-20100512FILWWW00456-michelin-la-crise-n-est-pas-terminee.php Dernière mise à jour: le 19 Mai 2010
Une bonne résistance à la crise 10/05/2010 www.lamontagne.fr Retour sur l'assemblée générale des actionnaires Michelin qui s'est déroulée vendredi. Loin de l'ambiance houleuse de l'année dernière, l'assemblée générale 2010 des actionnaires Michelin s'est déroulée dans la sérénité. Certes, comme il est de tradition, les quelque 1.600 actionnaires ont été accueillis sur le parvis de Polydôme par les syndicalistes de la CGT qui ont distribué des tracts. Lesquels dénonçaient les « 147 millions d'euros de dividende pour un résultat net de 104 millions d'euros ». Côté salaires, la CGT dénonçait aussi des « propositions patronales ridicules » constituant « une provocation pour les salariés qui créent les richesses de cette entreprise ». Un avis qui n'était pas partagé par Michel Rollier. Lors de cette assemblée générale, le gérant commandité de la manufacture soulignait que les salariés avaient touché 4,5 milliards d'euros. « Les dividendes ne représentent que 3 % de la masse salariale », insistait-il. Jean-Dominique Senard, cogérant, est longuement revenu sur l'année 2009, celle d'une « crise économique sans précédent », soulignant au passage qu'un « pilotage resserré des activités » avait permis à Michelin de résister. « Les coûts fixes ont été gérés avec une grande maîtrise », notait-il en qualifiant, dans ce contexte, de « performance remarquable » ce résultat net de 104 millions d'euros affichés par Michelin. D'où cette décision, qualifiée de « raisonnable » par Éric Bourdais de Charbonnière, président du conseil de surveillance, d'allouer un euro de dividende par action. Les signes de reprise enregistrés lors du premier trimestre 2010 laisse entrevoir une meilleure année avec un objectif d'une hausse globale des ventes de 10 % (voir notre édition du 8 mai) et, surtout, une reprise des investissements (1,2 milliard d'euros) qui avaient été gelés l'an dernier. L'assemblée générale a également permis de présenter le challenge Bibendum qui se déroulera à Rio de Janeiro fin mai et l'étiquetage de performance des pneus qui sera une réalité en 2012.
http://www.lamontagne.fr/editions_locales/clermont_ferrand/une_bonne_resistance_a_la_crise@CARGNjFdJSsGFRwEBRk-.html COORDINATION MICHELIN
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http://news.poweo.com/michelin-investit-dans-la-recherche-sur-les-voitures-fonctionnant-a-l-electricite/ Page suivante Page précédenteLe titre Michelin accélère après un bon chiffre d'affaires trimestriel 30/04/2010 www.capital.fr La hausse de 12% du chiffre d'affaires trimestriel de Michelin est saluée par les investisseurs. A l'opposé, Total est sanctionné malgré le maintien de ses objectifs. Porté indirectement par le succès des primes à la casse, Michelin a vu son chiffre d'affaires progresser nettement au premier trimestre. Une performance qui lui permet de tabler sur une croissance des volumes de 10% cette année. Pour sa part, Total a dévoilé un bénéfice hors exceptionnel de 2,29 milliards d'euros (les analystes attendaient 2,3 milliards), en hausse de 9% mais a, dans le même temps, averti que ses marges de raffinage étaient sous pression depuis le début du deuxième trimestre.
http://www.capital.fr/bourse/actualites/resultats/le-titre-michelin-accelere-apres-un-bon-chiffre-d-affaires-trimestriel-497641 Michelin Algérie : Vers l’ouverture d’une soixantaine de nouveaux points de vente 19 mai 2010 www.algerie360.com Après la crise, cap sur l’expansion. C’est ce que semblaient vouloir dire les responsables de Michelin Algérie lors de leur rencontre avec la presse hier matin au siège de l’entreprise à Bachdjarrah. Se montrant optimistes et ambitieux, Igor Zyemit, directeur général et Jean Christophe Maizard, directeur commercial, se sont étalés sur les perspectives futures. Entre autres, ils annonceront que l’un de leurs principaux objectifs est de moderniser les points de vente. Christophe Maizard déclarera que l’entreprise a l’intention d’ouvrir “dans cinq ans” une soixantaine de nouveaux. Ils viendront s’ajouter aux 200 points de vente en service actuellement. Aussi cette rencontre, organisée sous le thème de “Michelin fête son millionième pneu en 2010”, a été une occasion pour le staff dirigeant de s’étaler sur la situation du “seul fabricant de pneus en Algérie”. Installé depuis août 2009, Igor Zyemit s’est longuement entretenu avec la presse en essayant de montrer ses “grandes” ambitions dans sa nouvelle mission. Il insistera sur le fait que la crise de 2009 a été dépassée. Cependant, il ne cacha pas que les effets ont été ressentis : “en 2008, les exportations représentaient 40% de notre production mais en 2009, elles ont plongé. ” Après avoir rappelé que “nous avons réussi à maintenir les emplois”, le DG avouera qu’il y a eu “entre trois à quatre jours d’arrêt” l’année dernière. Un “déficit” qui ne peut pas être insignifiant pour une usine qui produit 24h/24 et 7 jours/7. “Mais cette année, les perspectives sont différentes et nos résultats seront meilleurs”, précisera-t-il. À l’aise avec les chiffres, Igor Zyemit en donnera plusieurs autres. Entre autres, il indiquera que l’usine produit 250 000 pneus (uniquement pour les poids lourds) par an. Sur cette quantité “entre 3 000 et 4 000 unités” sont exportées chaque mois “mais le rythme qu’on souhaite est carrément le double”. Concernant les parts du marché algérien, Christophe Maizard affirmera qu’“il est difficile d’avoir des statistiques” mais pour le poids lourd “elles sont fortes” en donnant une estimation “entre 22 et 25%”. Sur le “cachet” DZ de Michelin, Igor Zyemit est revenu sur la composante de l’effectif (800 employés). Il s’appuiera sur le nombre d’expatriés “qui étaient 26” et ils ne sont actuellement que six expatriés. “C’est la preuve qu’on a beaucoup investi dans la formation de nos employés algériens”, indiquera-t-il. Il ajoutera que Michelin Algérie dépense plus de 50 millions de dinars par an en formation dont la durée est entre deux et 12 mois “soit plus de 66 000 heures par an”. Pour donner plus de détails sur l’“affiche” de la journée, le DG s’est voulu plus explicite : “nous allons fêter cette année notre millionième pneu depuis le redémarrage de notre activité, soit 2002. et selon nos estimations, ce sera en octobre prochain avant de lâcher “le deuxième millionième devrait arriver plus rapidement”.
http://www.algerie360.com/automobile/michelin-algerie-vers-l%E2%80%99ouverture-d%E2%80%99une-soixantaine-de-nouveaux-points-de-vente/ Retraite: les 14 engagements du gouvernement Le 17 mai 2010 www.usinenouvelle.com Dans un document de 17 pages et 14 engagements remis aux partenaires sociaux, le gouvernement fait le point sur sa vision d’une bonne réforme des retraites : maintien du système par répartition, augmentation du nombre d’années de cotisations et/ou de l’âge légal de la retraite. Les plus riches et les revenus du capital devraient être taxés. Le gouvernement commence à dévoiler ses intentions en matière de retraite. Avec la livraison aux partenaires sociaux d’un « document d’orientation de la réforme des retraites », il précise, en 17 pages et 14 engagements, sa philosophie. Dans un premier temps, les pouvoirs publics entendent « restaurer la confiance dans le système français de retraite ». Pour se faire, l’engagement n° 1 insiste sur le fait que le système par répartition sera maintenu. Pour cela, le gouvernement assurera le retour à l’équilibre des régimes à moyen terme. Il assure aussi à la population que le niveau actuel et futur des pensions ne sera touché par cette réforme. Dans une seconde partie, l’Elysée entend répondre à la véritable cause du déséquilibre des régimes de retraite : la démographie. Le gouvernement rappelle alors qu’il n’est pas question d’obérer la croissance économique française en augmentant les impôts ou les cotisations sociales ni en mettant en place une décote importante des retraites si l’on prend sa retraite à partir de 60 ans. Pour régler les déficits du système, les pouvoirs publics entendent avant tout augmenter « la durée d’activité des salariés. Seule cette solution démographique permet de répondre à la cause profonde du déséquilibre financier tout en étant compatible avec l’objectif de justice que le gouvernement s’est fixé ». Il s’agit alors de faire passer « l’âge d’ouverture des droits à retraite » à plus de 60 ans et/ou d’augmenter le nombre d’années de cotisations au-delà de 40 ans. Le document présenté aux partenaires sociaux n’indique pas si le gouvernement entend utiliser le levier de la durée de cotisation, l’âge légal de la retraire ou les deux. Ensuite, l’Etat veut poursuivre la « convergence entre les régimes de retraite du public et du privé » et tenter d’augmenter le taux des plus de cinquante ans qui continuent à travailler. Enfin, pour assurer une « répartition équitable de l’effort », le gouvernement entend mettre à contribution les hauts revenus et les revenus du capital. Ce prélèvement sera exclu du bouclier fiscal pour les particuliers. Il alimentera le Fonds de solidarité vieillesse. Les syndicats attendaient avec impatience ce document d'orientation. Ce dernier ouvre un nouveau temps de concertation. Le ministre du Travail, Eric Woerth, recevra, dans la foulée, les syndicats patronaux (Medef et CGPME) et ceux des salariés (FO, CFDT) puis les autres centrales syndicales. Mais d’ores et déjà, la CGT s’estime déçu. « Ce qui est demandé aux salariés, ce sont de nouveaux sacrifices par un report de l’âge de départ à la retraite », précise la centrale. La CFDT stigmatise le « flou » du document alors que pour FO, « toucher à l’âge légal de départ à la retraite, c’est niet et la durée de cotisation également ». La prochaine d’action du 27 mai sera donc extrêmement importante da ns le bras de fer qui se dessine entre le gouvernement et les centrales syndicales. Une faible mobilisation conforterait les volontés de l’équipe Sarkozy alors qu’un mouvement d’ampleur conforterait le refus des syndicats de salariés. Gwenole Guiomard Voici les 14 engagements publiés par le gouvernement : I – RESTAURER LA CONFIANCE DANS LE SYSTEME FRANÇAIS DE RETRAITE Engagement n°1 : sauvegarder le système de retraite par répartition. Notre système de retraite est fondé sur la répartition, qui est le socle de la solidarité entre les générations. Même s’il est nécessaire d’encourager les dispositifs d’épargne retraite, basculer dans un système par capitalisation ne permettrait pas de résoudre les déséquilibres du système actuel. Engagement n°2 : assurer le retour à l’équilibre de nos régimes de retraite à moyen terme. Seul le retour à l’équilibre des régimes de retraite, et non pas simplement la réduction de leur déficit, est susceptible de faire revenir la confiance dans l’avenir de nos retraites. C’est l’objectif que se fixe le Gouvernement qui déterminera, dans ce but, les règles des régimes à horizon 2020 ou 2030. Une réforme systémique du mode de calcul des droits présenterait des avantages en termes de transparence du système. Si elle n’était pas couplée à un allongement de la durée d’activité, elle n’apporterait cependant aucune réponse à elle seule au déséquilibre financier, sauf à accepter une baisse des pensions, ce que le Gouvernement refuse. Engagement n°3 : ne pas réduire les déficits en baissant les pensions des retraités d’aujourd’hui. Contrairement à ce qui s’est produit dans d’autres pays, le Gouvernement refuse de réduire le niveau de vie des retraités d’aujourd’hui pour résoudre les difficultés des régimes de retraite. Leur pouvoir d’achat restera garanti par l’indexation de leurs pensions sur les prix. Ces dernières ne seront en aucun cas réduites. Engagement n°4 : ne pas réduire les déficits en baissant les pensions des retraités de demain. Le Conseil d’orientation des retraites a indiqué que le niveau moyen des pensions continuera de croître au-delà de l’inflation dans les vingt ans qui viennent sous l’effet de l’amélioration des carrières. Le Gouvernement entend préserver cette amélioration du niveau des pensions. Engagement n°5 : améliorer la compréhension et l’information des Français sur leurs futures retraites. Le Gouvernement proposera de nouvelles mesures pour permettre aux Français de connaître plus tôt dans leur carrière leurs droits à retraite et d’utiliser les dispositifs permettant d’améliorer leurs futures pensions. Des mesures de simplification seront également prises à l’égard des « poly-pensionnés », c’est-à-dire des Français qui relèvent de plusieurs régimes de retraite. II – REPONDRE A LA VERITABLE CAUSE DU DESEQUILIBRE DE NOS REGIMES DE RETRAITE : LA DEMOGRAPHIE Engagement n°6 : écarter toute solution qui baisserait le niveau de vie des Français ou augmenterait le chômage. Tout doit être fait pour protéger le niveau de vie des Français et développer l’emploi. Résoudre le problème des retraites par une hausse massive des prélèvements serait incompatible avec cet objectif. Le Gouvernement écarte donc toute hausse générale des impôts ou des cotisations sociales. Engagement n°7 : répondre à un déséquilibre démographique par des solutions démographiques. Les difficultés de nos régimes de retraite sont le résultat d’un choc démographique – le vieillissement de la population – dont la crise n’a fait qu’accélérer les effets. Apporter une réponse principalement démographique à ce choc, en augmentant la durée d’activité, est la seule solution à la fois juste et efficace. Sans préjuger du levier utilisé (augmentation de la durée de cotisation, recul de l’âge légal de départ), c’est la voie que retient le Gouvernement. Il écarte dès aujourd’hui l’idée d’introduire une « super-décote » à partir de 60 ans (système dit de « l’âge pivot »), considérant que cela aboutirait à baisser les pensions de retraite. Engagement n°8 : changer les règles de manière très progressive. Aucune règle ne changera du jour au lendemain. Le changement sera au contraire progressif. L’augmentation de la durée d’activité s’étalera sur plusieurs années. Les Français auront, dès la présentation du projet de loi, une visibilité sur cette évolution des règles. Cette progressivité est une protection forte, puisqu’elle permet d’éviter que les personnes qui vont partir prochainement à la retraite ne voient leur projet de vie bouleversé. Engagement n°9 : tenir compte de ceux qui ont eu une vie professionnelle plus difficile. Répartir équitablement l’effort entre les assurés est un objectif central du Gouvernement dans le cadre de la réforme. A ce titre, il proposera aux partenaires sociaux de prolonger le dispositif « carrières longues », qui permet à ceux qui sont entrés tôt sur le marché du travail de partir à la retraite avant les autres, et étudiera avec eux les ajustements nécessaires, compte tenu de l’allongement de la durée d’activité. Il tiendra également compte de la pénibilité propre à certains parcours professionnels, en s’appuyant sur la définition des partenaires sociaux. Engagement n°10 : mettre fin à la spécificité française en matière d’emploi des seniors. L’augmentation de la durée d’activité aura par elle-même un impact positif sur l’emploi des seniors. Le Gouvernement veillera à ce que cet effet positif donne sa pleine mesure, en encourageant la mise en place de changements profonds en matière de politique des ressources humaines, de conditions de travail et de déroulement de carrière. Une action coordonnée sur ces trois points est en effet indispensable pour encourager la prolongation d’activité des seniors dans les entreprises et dans la Fonction publique, comme l’ont prouvé les exemples allemand et finlandais. III – RENFORCER L’EQUITE ET LA SOLIDARITE DE NOS REGIMES DE RETRAITE Engagement n°11 : adapter les mécanismes de solidarité des régimes de retraite à la réalité des besoins sociaux. Notre système est profondément solidaire car il offre une protection très large en matière de retraite contre les aléas de la vie professionnelle (chômage, temps partiel subi, maladie etc.). Le Gouvernement s’assurera que ces mécanismes correspondent à la réalité des besoins sur le marché du travail, en particulier en matière de chômage non indemnisé. Engagement n°12 : augmenter les ressources destinées aux mécanismes de solidarité par un effort financier supplémentaire de certains revenus. Afin d’assurer une répartition équitable de l’effort, le Gouvernement mettra notamment en place une contribution supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital. S’agissant des particuliers, cette contribution ne donnera pas droit à restitution au titre du bouclier fiscal. Ces prélèvements supplémentaires seront affectés au financement des mécanismes de solidarité, à travers le Fonds de solidarité vieillesse (FSV). Engagement n°13 : poursuivre la convergence entre les régimes de retraite du public et du privé. L’équité de la réforme suppose que l’augmentation de la durée d’activité concerne l’ensemble des Français, du public comme du privé. Les règles spécifiques à la Fonction publique font par ailleurs l’objet d’une concertation avec les organisations syndicales de la Fonction publique, afin d’étudier celles qui ne seraient plus adaptées. En ce qui concerne les régimes spéciaux, ces évolutions s’appliqueront dans le respect du calendrier de mise en œuvre de la réforme de 2007. IV – ASSURER LE SUCCES DE LA REFORME DANS LA DUREE Engagement n°14 : organiser des rencontres périodiques avec les partenaires sociaux, pour s’assurer dans la durée que les conditions de succès de la réforme sont respectées. Des rencontres avec les partenaires sociaux seront organisées de manière périodique, afin de s’assurer du respect de certains objectifs essentiels pour la sauvegarde de nos régimes de retraite, par exemple le maintien d’un taux de remplacement satisfaisant ou l’amélioration du taux d’emploi des seniors.
http://www.usinenouvelle.com/article/retraite-les-14-engagements-du-gouvernement.N131889?xtor=EPR-169 La hausse du caoutchouc en cache d'autres Mercredi 19 Mai 2010 www.la-chronique-agora.com En un peu plus d'un an, le prix du caoutchouc a plus que triplé ! Subrepticement mais rapidement, il est passé d'environ 1 000 $ la tonne ($/t) en décembre 2008 à environ 3 590$/t aujourd'hui. Du jamais vu depuis près de soixante ans. Bien sûr, les pays producteurs se frottent les mains. Mais les pays consommateurs, eux, font grise mine : si le caoutchouc continue à caracoler de sommet en sommet, la note qu'ils auront à payer sera de plus en plus salée. Les principaux pays producteurs sont la Thaïlande, l'Indonésie, la Malaisie et le Vietnam. A eux quatre, ils assurent entre 80 et 85% de la production mondiale. Quant aux pays consommateurs, ils sont très nombreux : Chine, Etats-Unis, Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Italie... Tous sont d'importants constructeurs d'automobiles, ce qui ne vous étonnera pas, puisque 75% de la production du caoutchouc sont utilisés dans la fabrication de pneus, aussi bien pour les poids lourds que pour les voitures particulières. La flambée du prix du caoutchouc touche non seulement les fabricants de pneus, les constructeurs d'automobiles mais également les utilisateurs finaux que vous êtes. ▪ Le prix devrait rester élevé en 2010 Une telle hausse trouve plusieurs explications. Tout d'abord, en raison des mauvaises conditions climatiques qui frappent les pays producteurs, l'offre sera moins importante que ce qui était attendu. Par exemple, la Thaïlande ne produira, à cause de la sécheresse, que 3 millions de tonnes (Mt) de caoutchouc au lieu des 3,15 Mt prévus. De son côté, l'Indonésie voit sa récolte sérieusement compromise par les pluies diluviennes. En outre, c'est maintenant la période d'hivernage : pendant deux à trois mois, les paysans ralentissent, voire interrompent, la saignée des hévéas (arbres qui produisent du latex, utilisé pour être transformé en caoutchouc). Tout concourt à ce que l'offre ne puisse satisfaire la demande, plus importante en 2010. Prenons la Chine et les Etats-Unis, respectivement premier et deuxième marché de l'automobile mondial. L'empire du Milieu devrait produire 15 millions de voitures cette année, soit 10% de plus que l'an dernier. Quant aux Etats-Unis, ils ont prévu d'en construire 2,93 millions au premier trimestre 2010, soit 69% de plus qu'il y a un an. Or, en 2010, ces volumes induiront des besoins en caoutchouc de 9,53 Mt, pour une offre qui, estimée à 9,3 Mt, ne pourra répondre à la demande. Plus inquiétant encore : chez les producteurs, les stocks s'épuisent, alors que chez les consommateurs, telle la Chine, les stocks diminuent à mesure que la production, notamment d'automobiles, augmente... Selon Marc Vauvourgoin, trader à la Société internationale de plantations d'hévéas, "même si, dans les prochains mois, le cours du caoutchouc venait à baisser, il est peu probable qu'il repasse au-dessous de 3 000 $/t en 2010". ▪ Le prix des pneus pourrait augmenter de 3% La flambée du cours du caoutchouc a un impact direct sur le prix des pneus. Chez Michelin, par exemple, le caoutchouc naturel -- matière de qualité supérieure comparée au caoutchouc synthétique -- représente 28% des achats de matières premières. Ainsi, une augmentation de 0,10 $ du caoutchouc alourdit sa facture de 70 à 80 millions de dollars. Pour le groupe qui a toujours réussi à répercuter les hausses de coût sur ses prix de vente, la situation ne semble pas pénalisante pour sa rentabilité. Mais pour ceux qui utilisent les pneus Michelin, transporteurs ou automobilistes, l'envolée du prix du caoutchouc devrait se répercuter sur leur facture. Un revendeur Michelin a confié à MoneyWeek que le prix des pneus va bientôt augmenter de 3%. Attention toutefois : il s'agit d'un taux qui inclut l'ensemble des hausses de coût, liées à l'augmentation du prix des matières premières (pétrole, caoutchouc) mais aussi des frais de transport routier. par Camille-Yihua Chen
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100519-2745.html Michelin maintient ses objectifs malgré le prix du caoutchouc 07/05/2010 www.lexpansion.com CLERMONT-FERRAND (Puy-de-Dôme) - Michelin a maintenu vendredi ses objectifs pour 2010 malgré la hausse des prix du caoutchouc naturel qu'il entend toujours contrer en augmentant ses prix. Le concurrent japonais Bridgestone a fortement relevé quant à lui sa prévision de bénéfice opérationnel pour les six premiers mois de l'année, mais annulé son pronostic pour la totalité de l'exercice afin d'évaluer l'impact sur ses résultats de la hausse des cours des matières premières. "Nous avons à faire face (...) à une hausse des matières premières, même si tout récemment elles commencent à baisser un petit peu", a déclaré Jean-Dominique Senard, l'un des co-gérants du géant français du pneumatique, au cours de l'assemblée générale du groupe à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), berceau historique de la manufacture Michelin. "Mais cette violente hausse est un défi pour le groupe, c'est un vrai sujet pour 2010", a-t-il ajouté. "Nous allons faire en sorte que les prix de vente reflètent cette hausse des coûts que nous subissons, et nous allons le faire avec le doigté nécessaire pour éviter des ruptures majeures dans le monde." Michelin a ainsi confirmé les deux seules prévisions qu'il a communiquées jusqu'ici pour 2010: il table toujours sur un rebond de 10% des volumes grâce au redémarrage de la demande et compte générer un cash flow positif. Michel Rollier, autre co-gérant du groupe, a précisé au cours de l'AG envisager avec "confiance" ces deux objectifs malgré les incertitudes qui planent encore et la hausse "sans précédent" du caoutchouc naturel. LE MARCHÉ VA RESTER TENDU Les fabricants de pneumatiques sont très dépendants de l'évolution des cours du caoutchouc naturel et, pour le caoutchouc synthétique, de ceux du baril de brut. La consommation de Michelin représente 10% environ d'une production mondiale de caoutchouc naturel qui tourne autour de neuf millions de tonnes. Si les futures sur le caoutchouc à Tokyo ont dévissé de 7% vendredi à un plus bas de cinq mois sous la pression d'une baisse des cours du pétrole et sur fond d'inquiétudes concernant la situation économique mondiale, ils se sont redressés tout au long de 2009 grâce notamment à un redémarrage de la demande automobile. En 2008, ils avaient au contraire dégringolé de 52% entre leurs sommets de juillet et la fin novembre, et avaient touché en décembre de cette année-là leur plus bas niveau depuis trois ans. "On peut imaginer que pendant quelques années ce marché restera tendu, globalement cher, ne serait-ce que parce que nous sommes dans une période de transition en terme d'offre", a estimé Jean-Dominique Senard. Plusieurs grands pays producteurs d'Asie ont encouragé le renouvellement de plantations, mais il faut attendre sept ans avant qu'un hévéa produise correctement. "Je crois qu'il va falloir vivre avec cette volatilité", a-t-il ajouté. "Mais on peut espérer, malgré la demande chinoise qui se poursuit, un rééquilibrage dans les années 2013-2014." Le leader mondial des pneumatiques avec Bridgestone a vu son chiffre d'affaires rebondir de 12,2% au premier trimestre, par rapport à la période identique de 2009, après une baisse de 9,8% sur l'ensemble de l'année écoulée.
http://www.lexpansion.com/economie/michelin-maintient-ses-objectifs-malgre-le-prix-du-caoutchouc_231897.html Les syndicats étaient présents pour accueillir les participants à l'assemblée générale des actionnaires de Michelin 07/05/2010 www.lejsl.com Michelin constate une "nette reprise" de son activité, mais fait face à "une hausse sans précédent" des prix des matières premières, qui vont l'obliger à ajuster ses tarifs, a déclaré vendredi le gérant du groupe Michel Rollier, lors de l'assemblée générale. "Nous constatons une nette reprise de l'activité de l'ensemble des marchés du pneumatique au premier trimestre", a-t-il dit. Les marchés émergents sont "extrêmement dynamiques" et ceux d'Europe et d'Amérique du Nord ont "fortement redémarré", tout en restant "très en-dessous des niveaux de 2007", a-t-il ajouté. Le patron de Michelin a confirmé l'objectif d'une croissance de 10% des volumes vendus en 2010. Mais Michelin doit "faire face à une hausse sans précédent du coût des matières premières", en particulier du caoutchouc naturel, revenu au niveau de septembre 2008. L'impact de cette hausse, chiffré entre 700 et 750 millions d'euros cette année, sera totalement absorbé par la hausse des tarifs, entamée dès la fin 2009, a affirmé M.Rollier. "Cette violente hausse est un défi pour le groupe (...) en 2010", a souligné de son côté Jean-Dominique Senard, co-gérant en charge des finances. Selon lui, les prix du caoutchouc naturel devraient rester élevés jusqu'en 2012-2013 avant d'amorcer leur décrue. En revanche, la revalorisation du dollar est globalement favorable à Michelin, a estimé M.Rollier. Au premier trimestre, le chiffre d'affaires de Michelin a progressé de 12,2%, à 3,9 milliards d'euros, avec une croissance des volumes de 15,3%, alors que 2009 avait enregistré une chute d'activité de près de 10%. En 2010, Michelin va poursuivre la "modernisation de (ses) usines" en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord et "augmenter (ses) capacités de production" en Chine, en Inde et en Amérique du Sud, selon M.Rollier.Les investissements, réduits de moitié en 2009, vont reprendre à hauteur de 1,2 milliard d'euros. Avant l'ouverture de l'AG, une trentaine de salariés se sont rassemblés à l'appel de la CGT pour demander notamment une "reconnaissance de la pénibilité" du travail."La pénibilité s'accroît.Les ouvriers ont de moins en moins deux jours de repos consécutifs" dans le contexte de reprise d'activité, a déploré Michel Chevallier, délégué central CGT, selon qui des débrayages étaient prévus ce vendredi dans le groupe. L'assemblée générale a approuvé le versement d'un dividende d'un euro au titre de 2009, au même niveau que l'année précéente.La CGT a calculé que les actionnaires toucheraient 147 millions d'euros alors que le bénéfice net s'est elevé à seulement 106 millions d'euros en 2009. "Le dividende représente 3% de ce que nous versons aux salariés", a rétorqué M.Rollier (AFP).
http://www.lejsl.com/fr/accueil/article/3100658/Michelin-en-reprise-d-activite-fait-face-aux-hausses-de-matieres-premieres.html