Page suivante Page suivanteMICHELIN BOURGES
Michelin
Michelin se transforme pour faire face à une activité soutenue 14/09/2010 www.leberry.fr Renforcement du secteur du pneumatique avion, démolitions de bâtiments, nouvelle chaufferie... Michelin fait sa rentrée avec plusieurs actualités. En choisissant, il y a quelques années, de spécialiser l’usine de Bourges-Saint-Doulchard vers le pneumatique aéronautique, le groupe Michelin semble avoir fait le bon choix. C’est en tout cas le sentiment du directeur du site, Bertrand de Solages, qui constate « une bonne reprise des marchés et donc une activité soutenue ». Et ce, aussi bien dans le domaine des pneus neufs comme dans celui du rechapage. Contrat avec Air France Il faut dire qu’avec sa technologie Radial (inventée en 1946 et commercialisé en 1949), Michelin s’est doté de sérieux atouts pour décrocher des marchés porteurs. C’est par exemple le cas avec le dernier contrat passé avec le groupe Air France-KLM pour une durée de dix ans. « Ce contrat va nous permettre d’équiper plus de quatre cents appareils », précise Bertrand de Solages. Une technologie Radial qui s’impose donc comme la norme en pneumatique d’avion et qui a donc de beaux jours devant elle. « Il faut savoir qu’environ deux tiers des avions en activité est encore équipé de l’ancienne technologie pneumatique Bias ». Autre événement dans l’actualité de l’usine dolchardienne : la poursuite de la démolition de plusieurs bâtiments dans le cadre du plan de restructuration engagé depuis 2007 et baptisé Polaris. Frank Simon http://www.leberry.fr/editions_locales/bourges/michelin_se_transforme_pour_faire_face_a_une_activite_soutenue@CARGNjFdJSsGERoFChQ-.html
Bourges : Débrayage pour les salaires et les conditions de travail 18/03/2011 www.lutte-ouvriere-journal.org Mercredi 17 mars, à l'appel de trois organisations syndicales (CGT, SUD, FO), près d'une centaine de travailleurs de la production de Michelin Saint-Doulchard ont débrayé, sur les 250 qui sont en équipe, pour réclamer des augmentations de salaire de 350 euros net par mois. Dans l'équipe du matin, une quarantaine se sont réunis. En plus des salaires, d'autres revendications ont été discutées et se sont ajoutées, notamment sur les conditions de travail. La moyenne d'âge dans l'usine est de plus de 49 ans, et c'est un ras-le-bol général qui s'est exprimé contre le travail en équipe, aggravé par l'augmentation de la productivité. Michelin a augmenté la productivité de 30 % en cinq ans et veut à nouveau l'augmenter de 30 % dans les cinq ans à venir. Deux nouvelles revendications se sont dessinées. D'abord, la suppression du travail obligatoire le samedi matin, car en équipe du matin nous travaillons six jours sur sept. Puis la suppression du vendredi de nuit, quand nous travaillons d'équipe de nuit. Tout cela, sans perte de salaire bien sûr ! Comme l'a dit un camarade : « Ce serait le minimum pour essayer de préserver notre santé. » Puis un tour des ateliers a été fait, avant d'aller porter les revendications à la direction. Celle-ci n'a pas voulu s'exprimer, proposant de ne rencontrer que les organisations syndicales. Nous avons imposé que des travailleurs non syndiqués participent à la réunion, où la colère face aux conditions de travail et aux salaires qui baissent s'est exprimée, alors que Michelin vient d'annoncer un milliard de bénéfices ! La délégation est ensuite retournée faire un compte-rendu aux grévistes. Dans les autres équipes, lors des débrayages, tout le monde a approuvé l'ensemble des revendications. Parmi les autres usines du groupe, certaines comme Montceau, Clermont, les Gravanches, avaient aussi débrayé le même jour. Personne n'avait d'illusion sur le fait de faire céder la direction en un seul jour. Mais montrer à celle-ci que nous n'accepterions ni la baisse du pouvoir d'achat, ni l'aggravation des conditions de travail, était un premier pas. Correspondant LO http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2227&id=41









Les Bibs paient seuls les pots cassés 09/12/2008 Humanité.fr Malgré la crise, Michelin préserve de confortables profits. Ça n’est pas une raison, aux yeux de la direction, de ne pas glisser la douloureuse vers ses salariés. À Clermont-Ferrand, l’écoeurement domine. C’est un peu comme la technique de la cuisson de la grenouille : à petit feu, l’animal se délecte d’un bain qui, un degré après l’autre, risque de l’emporter, au bout du compte. Depuis des lustres, Michelin, emblème de la bonne ville de Clermont-Ferrand, fleuron des fleurons de l’Auvergne, « dégraisse » sans faire de vagues. Victimes depuis le début des années quatre-vingt d’un « plan social » rampant qui, à coup de préretraites financées par l’État, a permis de faire fondre les effectifs de 30 000 à 11 000 dans son berceau historique, chamboulant notablement la donne sociale à l’intérieur de l’entreprise, les ouvriers, désormais minoritaires par rapport aux cadres et aux chercheurs à Clermont-Ferrand, broient le noir de leurs pneus ou de la pierre de lave. « Le groupe va vouloir profiter de la situation pour restructurer, redoute François Roca, élu CGT au comité d’entreprise européen. On leur tend une perche. Cela m’étonnerait qu’il ne la saisisse pas en douce. » « Malgré la crise, il n’y a aucune raison que les actionnaires ne touchent pas leurs dividendes, ont-ils prévenu. Et, pendant ce temps, ce sont les salariés qui vont ne percevoir que 50 % de leurs salaires pendant les périodes de chômage technique. Ça c’est une nouveauté : quand il y avait du chômage technique, on était mieux payés ; là, ils ont serré les boulons et ne veulent pas payer à 75 % comme en Roumanie ou chez Bridgestone à Béthune. » Dans le petit bar qui jouxte l’entrée de l’usine de Cataroux, où, au prétexte de la crise, près de 450 salariés de l’atelier de mélange seront mis au chômage technique pendant quatorze jours en décembre, Gilbert Boyer, délégué du personnel CGT, jauge l’état d’esprit. « On sent les salariés soucieux et résignés, regrette- t-il. Avec ses milliers de relais dans la boîte, avec tous les super-délégués de l’encadrement qui sont à son service, la direction nous incite en permanence à trouver des solutions individuelles. Les chefs font des pressions en prenant exemple des licenciements dans d’autres boîtes… Quand ils ont décidé de fermer Kleber à Toul (Meurthe-et-Moselle), alors que le plan social allait coûter plus cher que de réinjecter l’argent nécessaire pour le fonctionnement, la plupart des gars ici ont été émus, écoeurés mais, en même temps, ils étaient quand même soulagés parce que c’était eux, et pas nous. » Le syndicaliste tempère illico son jugement : « Cela dit, il faut bien admettre qu’on se trompe souvent avec les salariés. Parfois, on les sent très chauds pour une action et ça fait un flop ; une autre fois, on ne voit rien venir et la colère explose. » Non loin du siège social de Michelin, dans un restaurant près des Carmes, les représentants CGT au comité central d’entreprise (CCE), venus de toute la France, taillent, eux, une bavette dans la joie et la bonne humeur, entre deux réunions préparatoires. Autour de la table, les gars auscultent le groupe avec finesse et tentent, avec le concours de leurs experts, de déceler les mauvais coups à venir. Alors que doivent s’ouvrir la semaine prochaine les négociations salariales, Michelin affiche des résultats financiers encore assez extraordinaires : les profits de l’entreprise devraient tourner autour des 600 millions d’euros en 2008 (contre 772 millions en 2007) et le groupe aura versé ces cinq dernières années l’équivalent d’un milliard d’euros à ses actionnaires. Malgré cette insolente santé, Claude Guillon, de Joué-lès-Tours, se veut alarmiste : « Après Wolber à Poitiers et Kléber à Toul, on sait qu’ils sont capables de fermer des grosses unités pour concentrer la production de tel ou tel type de pneu sur un seul site. » Dernière usine Michelin en France à produire des gommes pour les véhicules de tourisme, Montceau-les-Mines (Blanzy) subit de plein fouet la concurrence des sites de production du groupe installés en Europe de l’Est. « C’est voulu, il s’agit d’aller à fond dans la flexibilité et la modulation du temps de travail, note Patrick Duvert. On ne va pas se laisser faire. On réclame le paiement à 100 % des jours de chômage technique. » Au département cartes et guides à Paris, les effectifs ont déjà été drastiquement réduits depuis plusieurs années, à travers des délocalisations en Roumanie, par exemple pour les cartographes, et via le recours systématique à la sous-traitance. « La dernière fois qu’il y a eu du chômage technique, on nous en avait collé deux semaines par solidarité, avait-on dit, à l’époque, raille l’un des deux cadres présents. Je ne vois pas trop ce qu’il y a de solidaire là-dedans. » À Cholet, à Roanne ou encore à la Roche-sur-Yon, le chômage partiel est d’ores et déjà programmé ; jusqu’ici, en revanche, le site de Bourges, en pleine restructuration - les effectifs vont fondre de moitié et la production est concentrée sur les pneus pour l’aviation -, a été épargné. « On passe de 815 à 459 salariés et la direction ne tient pas son engagement de doubler la production pour les avions, explique Filipe Carneiro, délégué CGT à Bourges et secrétaire du comité de groupe Michelin. On n’a peut-être pas de chômage partiel pour le moment, mais on a quand même toutes les raisons d’être inquiets. » Thomas Lemahieu http://www.humanite.fr/2008-12-09_Politique_Les-Bibs-paient-seuls-les-pots-casses
Le partage dénoncé à Michelin vendredi 15 mai 2009 www.leberry.fr Ce matin, sur le chemin du retour, les salariés dolchardiens de Michelin étaient toujours remontés. Quelques instants avant, ils avaient lancé des oeufs et de la farine sur les actionnaires de l'entreprise qui se réunissaient en assemblée générale à Clermont-Ferrand. « On leur a dit notre colère face à l'argent qu'ils se partagent », explique le secrétaire de la CGT Éric Bellet. Les « Bibs » dénoncent l'injustice entre d'une part les actionnaires et dirigeants, et de l'autre les employés. « Cent quarante-cinq millions d'euros de dividendes et trois millions de stock-option vont être distribués alors que les salariés n'ont touché ces quatre dernières années aucune participation aux bénéfices et une augmentation générale des salaires comprises seulement en moyenne entre 1,5 % et 1,7 % », constate la CGT. Cinq siècles de Smic Repoussés par les forces de l'ordre quand ils ont voulu entrer sur les lieux de l'assemblée générale, les manifestants ont souligné le fait que leur directeur, Michel Rollier, ait « empoché huit milions d'euros en vingt ans, soit cinq siècles de Smic, alors qu'au bout de quinze ans d'ancienneté, un ouvrier touche à peine mille trois cents euros ». Que le chômage partiel soit payé à 100 % Les salariés demandent deux choses : que le chômage partiel soit payé à 100 %. « Les travailleurs ne sont pas responsables de cette crise », justifie Éric Bellet. Et que les salaires soient augmentés. « Nous demandons une hausse de trois cent cinquante euros net : c'est ce que les salariés ont calculé avoir perdu en coût de la vie ces dix dernières années », continue Éric Bellet. À l'usine de Saint-Doulchard, qui emploie 580 personnes, la CGT dénonce en particulier le chômage partiel déguisé. « Les salariés ont été obligés de poser vingt-et un jours de congés du 1er janvier au 31 mai. Aujourd'hui, la plupart d'entre eux les ont posés et il n'y a pas de travail qui sort. Nous avons donc une grosse crainte du chômage partiel », affirme Éric Bellet. Dans l'après-midi, la direction de Michelin a annoncé qu'aucun plan social n'était prévu. Guillaume Bellavoine http://www.leberry.fr/editions_locales/bourges/le_partage_denonce_a_michelin@CARGNjFdJSsHFhgNARw-.html
Dernière mise à jour: le 18 Mars 2011
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