Un été marqué par les fermetures d'usines, plans sociaux et rébellions de salariés en France 21/08/2009 La Tribune.fr Depuis juin, les suppressions d'emploi se sont multipliées dans l'Hexagone. La tension sociale monte d'autant dans le pays. Passage en revue des principales annonces. LES SYNDICATS DE NEW FABRIS Le gouvernement avait laissé entendre que l'été serait chaud sur le plan social et la rentrée tendue. Les annonces de fermetures d'usines ou de suppressions d'effectifs qui se sont accélerées ces derniers mois confirment ces propos. Et tous les secteurs sont concernés. Il n'y a quasiment pas une journée sans que l'on apprenne un plan de réductions de postes voire une fermeture de site. Ainsi, mercredi soir, c'est le groupe Samro, leader français de la construction de remorques pour poids-lourds, fort de 770 salariés mais touché par la crise économique qui a fait plonger ses ventes, qui s'est ajouté à cette liste noire. Il a annoncé 109 licenciements sur les 473 salariés de sa branche Seg-Samro répartis sur trois sites : Fontenay-le-Comte (256 salariés), Baligny (Loire, 117 salariés) et Nort-sur-Erdre (Loire-Atlantique, 100 salariés), site qui va d'ailleurs fermer. Le secteur automobile est d'ailleurs le plus touché par les plans de restructuration. Parmi les annonces les plus emblématiques se trouvent celles de PSA qui supprimera respectivement 900 et 1.150 emplois sur les sites de Sochaux et de Rennes. Il y en aura 1.000 chez Renault, 1.093 chez Michelin, 820 chez Goodyear, et 1.600 chez Valeo. Les annonces les plus marquantes, ayant entrainé blocage et bonbonne de gaz, ont concernée les projets de fermeture des usines de Continental à Clairoix (1.120 suppressions) et de New Fabris à Chatellerault dans la Vienne (366 postes). Les 283 ouvriers de l'usine Molex font eux aussi face à une éventuelle fermeture de leur usine fin octobre. La direction américaine et les representant des salariés s'opposent depuis dix mois, dans un conflit marqué par la sequestration de deux dirigeants. Aujourd'hui, les salariés sont interdits d'usine et suspendus à la rencontre entre la direction et le cabinet du ministre de l'industrie Christian Estrosi le 25 août. L'immobilier semble aussi avoir souffert de la crise. De nombreux promoteurs annoncent des suppressions. Il y en aura 500 chez Nexity, 165 chez Kaufman et Broad. Dans leur sillage, plusieurs entreprises fabricants de meubles, de porcelaine, ou de revêtements poussent leurs salariés dehors, avec des plans variant de 9 à 470 suppressions chez Plyrosol à Lisieux. Le secteur bancaire, ébranlé par la crise économique et malgré une reprise cet été, annonce des restructurations. En décembre dernier, BNP Paribas annonçait 800 suppressions de postes à l'echelle mondiale dans ses activités de marché, sans preciser l'impact pour les salariés français. De la même façon,Calyon, filiale du Crédit agricole spécialisée dans le financement et l'investissement, supprimera 250 postes. Dans la santé, des groupes pharmaceutiques phares comme Sanofi Aventis (800 suppressions de postes) et la filiale française de Pfizer (700 départs prévus) ont annoncé des réorganisations de leur effectifs, obligeant le ministre de l'industrie Christian Estrosi à monter au créneau. Des groupes américains comme Schering Plough et BMS (BristolMyersSquibb) envisage également de supprimer des emplois dans l'Hexagone. Dans l'aérien, Air France KLM évoque un éventuel plan social à la rentrée. Dans un premier temps, 3.000 postes étaient évoqués. Mais d'après les syndicats, ce plan qui couvre la période 2009-2011, prévoit 1.500 suppressions d'emploi sur la base des départs volontaires et des mesures de mobilités. Le groupe fait face à une diminution du trafic qui a entrainé une baisse de son chiffre d'affaires de 20,5% au premier trimestre. Latecoère, sous-traitant d'Airbus, annonce 1.000 suppression de postes. Les employés des géants des telecom sont aussi concernés. Alcatel Lucent pourrait supprimer 1.000 emplois. Nortel, filiale de l'équipementier canadien, supprimera 460 emplois malgré les menaces d'explosion de l'usine par les salariés en colères. Le tribunal de commerce de Versailles a decidé ce jeudi de prolonger l'activité de la filiale pour trois mois. Le 24 septembre, le tribunal decidera de l'application ou non du protocole signé le 21 juillet et réglant la question des indemnités de licenciement. La direction espère convaincre un repreneur d'ici fin septembre. Le monde des logiciels sera touché par 250 suppressions d'emplois en France chez l'éditeur américain Oracle. Dans le domaine des technologies, le groupe Texas Instrument compte lui supprimer entre 300 et 350 postes. Pour le géant helvético-suédois de l'ingénierie, ABB, 540 emplois seront supprimés dans l'Hexagone. Dans le reste des groupes industriels, des fabricants de verre, de plastique, les forges ainsi que les scieries sont également touchés par ce vaste mouvement de réduction d'effectifs face à la crise. Total de son côté envisage de supprimer plus de 300 postes à Gonfreville, dans le domaine de la pétrochimie et du raffinage. Dans le textile, le fabricants de lingerie Aubade annonce 104 suppressions. Dans la distribution, la Redoute et 3 suisses font respectivement état de 672 et 400 suppressions. Les médias ne sont pas épargnés. L'Express envisagerait 50 départs volontaires, RFI annonce 206 suppressions, Yahoo France 52 D'après le site Médiapart, qui a mis en place une carte interactive et réactualisée des sites touchés, les premiers calculs font état pour le moment de 600.000 suppressions en France pour l'année 2009. Cette sombre conjoncture se traduit par de fortes tensions sociales. De nombreux salariés refusent d'être licenciés ou réclament d'importantes primes de départ, menaçant parfois de s'en prendre à leur (ex) outil de travail ou s'en prenant aux représentants de la direction ou de l'actionnaire. Ces crispations ont été sensibles dans des dossiers comme Molex ou New Fabris. Les salariés de Chaffoteaux-et-Maury (filiale d'Ariston Thermo Group du groupe italien Merloni TermoSanitari) , sous le coup d'un plan de 204 licenciements sur 251, ont, eux, expulsé leur directeur de l'usine de Ploufragan, près de Saint-Brieuc, et réclament désormais une indemnité de 100.000 euros. Plus menaçants (parce que plus désespérés ?), une soixantaine de salariés de l'entreprise de transports Serta au bord de la liquidation judiciaire menacent de déverser 8.000 litres de produits toxiques, des additifs de carburant, dans un petit affluent de la Seine près de Rouen. Ils veulent obtenir une indemnité de départ de 15.000 euros. Ce type de situation de chantage se multplie dans l'Hexagone au fur et à mesure que les annonces de licenciements et de fermetures de sites se surajoutent. Hayat Gazzane http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090820trib000412217/un-ete-marque-par-les-fermetures-d-usines-plans-sociaux-et-rebellions-de-salaries-en-france.html
L'incitation à retarder le départ à la retraite connaît un premier succès 20/08/2009 La Tribune.fr En retardant leur départ, 12,5 % des nouveaux retraités ont bénéficié d'une surcote au premier trimestre. Pour inciter les seniors à prolonger leur activité, le gouvernement a mis en place dès 2003 une "carotte", une surcote, mécanisme permettant de majorer la pension de ceux qui poursuivraient au-delà de l'âge légal et de la durée nécessaire pour bénéficier d'une pension à taux plein. Après avoir été largement ignorée, la surcote décolle enfin. Ces premiers succès peuvent s'expliquer par la revalorisation du taux de la surcote, qui est passé de 3% à 5% par an depuis le 1er janvier. Ainsi, un salarié de 60 ans, ayant cotisé 40 ans et 1 trimestre, verra, s'il travaille 2 ans de plus, sa pension augmentée de 10%. Depuis le début de l'année, la surcote s'applique en outre aux bénéficiaires du minimum contributif. Résultat, selon la présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), Danièle Karniewicz, auditionnée par la commission des Affaires sociales du Sénat, la proportion des nouveaux retraités bénéficiant de cette majoration atteint 12,5% au premier trimestre 2009, soit plus de 21.000 personnes. A titre de comparaison, ils étaient environ 5% en 2005 et 2006, 7,6% en 2007 et 9,5% en 2008. Danièle Karniewicz précise que le montant mensuel moyen de la surcote s'élève à 35,6 euros, pour une durée moyenne de 6,3 trimestres. Ce montant représente une majoration moyenne de 5,2% de la pension, "certes relativement modique, mais pas négligeable rapportée au montant moyen des pensions de retraites servies par la Cnav", qui est inférieur à 700 euros. La surcote permet globalement de reculer d'un an l'âge de liquidation de la retraite, puisque l'âge moyen de départ des bénéficiaires de ce bonus est passé à 62,6 ans, contre 61,6 ans pour l'ensemble des nouveaux retraités (hors départs en retraite anticipée). Depuis plusieurs années, le gouvernement a cherché à améliorer le taux d'emploi des seniors en France, qui reste particulièrement bas (38% contre 46% dans l'Union européenne), notamment en augmentant la surcote. Fixée à 3% dans la loi de 2003, elle avait déjà été revalorisée au 1er janvier 2007 en devenant progressive (3% pour la première année, puis 4% pour les années suivantes et de 5% pour les années travaillées à partir de 65 ans). Véronique Chocron http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090820trib000412172/l-incitation-a-retarder-le-depart-a-la-retraite-connait-un-premier-succes.html
Retour sur le projet Velroue élaboré par Michelin, Renault et l’IFP 28/08/2009 latribuneauto.com Un concept de véhicule utilitaire bi-modes équipé de moteur-roues sur le train arrière Elaboré par Michelin, Renault et l'IFP, le projet Velroue est un concept de véhicule utilitaire bi-modes équipé de moteur-roues sur le train arrière et d'un moteur thermique. Ce véhicule n'est pas un véhicule hybride, mais un véhicule bi-modes : il n'y a pas de lien énergétique entre le moteur thermique et le moteur électrique. Le concept réalisé sur une base de Renault Kangoo propose deux modes : - un mode électrique avec deux moteur-roues Michelin sur le train arrière alimentés par une batterie - un mode thermique Le véhicule dispose de l'autonomie d'un véhicule thermique classique mais peut rouler en mode électrique zéro émission. Ce projet fait partie des projets qui bénéficient du soutien financier de l'ADEME. http://www.latribuneauto.com/reportages-67-2106-retour-sur-le-projet-velroue-elabore-par-michelin--renault-et-l-ifp.html
Sodemeca : reprise avant la réunion du 27 août mercredi 19/08/2009 La Voix du Nord Sodemeca : reprise avant la réunion du 27 août Vive réaction en juin, après l'annonce de la fermeture. Filiale du groupe Michelin, la Sodemeca (276 salariés), qui produit des pneus haut de gamme sur la zone industrielle de Noyelles-lès-Seclin, doit fermer ses portes. La reprise du travail a eu lieu cette semaine, avant une réunion direction - représentants des salariés programmée le 27 août. « Si Michelin veut fermer Sodemeca, il faudra qu'il mette de l'argent sur la table, continue à marteler le délégué FO de la société, Gilles Coquerez. Le personnel est déterminé à aller jusqu'au bout et on ne va pas se laisser faire : après les vacances, on est tous bien en forme ! » Le délégué de la CFDT, Laurent Decarpentry, lui, fait le tour des salariés, plan social à la main, pour connaître leur avis. Une première réunion était programmée le 18 août. Elle a été reportée au 27, avec une participation de représentants du personnel plus importante que ce que prévoient les textes. http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Automobile/Equipementiers/2009/08/19/article_sodemeca-reprise-avant-la-reunion-du-27.shtml
Fêter le "paquet fiscal" en pleine crise est une "provocation" (Snui) : AFP le 20/08/2009 à 18:42 Le Syndicat national unifié des impôts (Snui) a déploré jeudi que l'UMP célèbre, "en pleine période de crise", les deux ans du "paquet fiscal", qui a permis en 2008 à 18.893 contribuables d'obtenir un remboursement au titre du bouclier fiscal. Dans un communiqué, le Snui "s'étonne que l'UMP pousse la provocation jusqu'à fêter ce paquet de mesures en pleine période de crise et de disette budgétaire, surtout au vu de son bilan". Citant un récent rapport de l'Assemblée nationale, le syndicat écrit que "18.893 restitutions ont été effectuées en 2008 pour un montant global de 578 millions d'euros, soit 30.593 euros en moyenne par bouclier" fiscal. Les 1.000 restitutions les plus importantes sont allées à des foyers fiscaux qui ont reçu chacun en moyenne 337.241 euros (+84% par rapport à 2007). Le montant moyen des 100 plus gros remboursements est de 1,154 million d'euros (+89% par rapport à 2007) et celui des 10 plus grosses restitutions est de 5,97 millions d'euros (+270% par rapport à l'année précédente). L'UMP avait auparavant "salué le succès" la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (Tepa), surnommée "paquet fiscal", affirmant que "les mesures prises à cette occasion (avaient) permis de garder dans l'économie française 8,5 milliards d'euros au moment où nous en avions le plus besoin". Outre le bouclier fiscal, plafonnant l'impôt à 50% des revenus, la loi Tepa comprenait une exonération des droits de succession et des heures supplémentaires. http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=392390aa0d4929d2cec6b9856bc5f0dc
Page suivante Page précédenteSODEMECA (Michelin) : « il faut qu'ils mettent de l'argent sur la table ! » vendredi 28.08.2009 La Voix du Nord Une soixantaine de salariés ont défilé de leur usine jusqu'à la salle Caulier, à Noyelles-lez-Seclin. La première réunion sur le plan de sauvegarde de l'emploi de SODEMECA, filiale de Michelin dont la fermeture est prévue en 2010, a eu lieu hier à Noyelles-lez-Seclin. Tandis qu'une soixantaine de salariés manifestaient jusque dans le centre du village, les représentants du personnel ont avancé leurs propositions et obtenu une deuxième rencontre avec la direction, le 7 septembre. Cliquez ici pour accéder au contenu La première réunion entre les représentants syndicaux, membres du comité d'entreprise de SODEMECA etdeux membres de la direction de Michelin, a duré plus de quatre heures, hier. Une longue attente pour la soixantaine de salariés qui avaient décidé de manifester et d'organiser un sit-in face à la salle Caulier de Noyelles-lez-Seclin, lieu de rencontre choisi, la veille, par la direction. de préférence à l'usine qui est située dans la zone industrielle. Le groupe a reçu la visite du maire, Michel Demersseman, qui a fait déployer une banderole à l'effigie de Bibendum, au fronton de la mairie. Peu avant 13 h 30, l'arrivée d'une fourgonnette de police laissait présager la fin de ce premier échange à la sortie duquel les représentants de la direction en furent quitte pour quelques huées. À écouter Gilles Coquerez, représentant FO, et Laurent Decarpentry son alter ego de la CFDT, la réunion aurait pu tourner court, comme si la direction voulait « bâcler » les négociations. « Ils nous ont proposé de nous revoir le 24 septembre. On a dit "non" et obtenu une deuxième rencontre pour le 7. » « Ce qu'on veut c'est négocier, faire plus de réunions pour avancer », argumente le représentant de la CFDT. Les syndicalistes ont également fait valoir qu'ils demandaient 100 000 euros pour les salariés acceptant un reclassement au sein du groupe et 175 000 pour chaque départ, là où Michelin proposait respectivement 20 000 et 22 000 euros. « Ils n'ont pas donné de réponse mais ils ont dit qu'ils étaient prêts à parler argent », affirme Gilles Coquerez tandis que Laurent Decarpentry argumente : « Ces sommes sont justifiées pour réparer le préjudice subi. Nous avons nos attaches ici. Si Michelin a décidé de fermer SODEMECA, c'est uniquement pour des raisons financières. Il ne faut pas qu'on essaie de nous tromper avec ce plan l'entreprise est viable et fait des bénéficies. Ils en veulent encore plus alors, il faut qu'ils reconnaissent que nous avons su développer cette entreprise et qu'ils mettent l'argent sur la table avec des mesures de reclassement et d'âge ! » La fermeture de SODEMECA (276 salariés), spécialisée dans les pneus haut de gamme, a été annoncée à la mi-juin dans le cadre d'un plan de restructuration du groupe Michelin. Elle se justifierait, selon la direction, par la nécessité de centraliser la production à Clermont-Ferrand pour faire face à la concurrence. Si la direction a, aussi, demandé que la production reprenne normalement, Gilles Coquerez ne s'avance pas. « La reprise, ça sera en fonction des gens », lance-t-il alors qu'un salarié évoque le climat au sein de l'entreprise : « C'est un mécontentement sévère, de l'incompréhension avec beaucoup de tensions et la menace de sanctions éventuelles. » • J. B. http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Seclin/actualite/Secteur_Seclin/2009/08/28/article_negociations-chez-sodemeca-michelin-il-f.shtml
Michelin : reprise des négociations demain jeudi 27 août 2009 à 06h00 nordeclair.fr Suite à l'annonce de la fermeture, les employés avaient fait grève. Le groupe Michelin avait annoncé en juin la fermeture de l'usine Sodemeca de Noyelles-lès-Seclin, spécialisée dans la production de pneus. Demain matin, la direction et les représentants des salariés doivent se rencontrer pour débattre du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Les 276 emplois de l'usine sont concernés par ce PSE. « Lors de cette rencontre, on va remettre nos propositions pour la sauvegarde des emplois à la direction. On débattra alors de nos propositions et du plan de l'entreprise. On définira ensuite le calendrier des négociations. Il devrait y avoir une réunion par semaine », détaille Laurent Decarpentry, de la CFDT. Cette rencontre était initialement prévue pour le mardi 18 août. À la mi-août, les employés avaient repris le travail suite à la fermeture estivale. Depuis, les délégués syndicaux ont rencontré les salariés pour leur demander leur avis sur le projet de PSE présenté par le groupe. S.G. http://www.nordeclair.fr/Actualite/2009/08/27/michelin-reprise-des-negociations-demain.shtml
Journal de Vacances... (2) Mardi 25 août 2009 profencampagne.com Mardi 14 juillet Vive la Nation ! Un… Deux… Un… Deux… Un… Deux… Ah ces militaires ! Infoutus de compter jusqu’à trois ! Une constante macabre… Michelin ; Noyelles-les-Seclin : 276 Bosal France; Annezin: 298 Goodyear; Amiens: 802 Raguet; Monthermé: 73 Sanofi-Aventis; Rueil-Malmaison, Bagneux et Evry: 400 Johnson Controls ; Sarreguemines : 365 Téléperformance ; Paris : 157 Baccarat ; Baccarat : 250 MBF ; Saint-Claude : 166 Michelin ; Montceau-les-Mines : 477 Via Lacta ; Saint-Germain-Laprade : 20 Schweitzer-Mauduit ; Malaucène : 211 Legré-Mante ; Marseille : 48 H2X ; La Ciotat : 45 Cesa ; Marmande : 76 JLG ; Tonneins : 53 Freescale ; Toulouse : 800 Sanofi-Aventis ; Labège : 140 Avelana ; Lavelanet : 59 Michelin ; Tours : 340 New Fabris ; Châtellerault : 366 Aubade; Saint-Savin: 104 Bernardaud; Limoges: 51 SKF; Fontenay-le-Compte: 340 Plastivaloire; Dreux: 76 Chaffoteaux et Maury; Saint-Brieuc: 200 Cette énumération ne tient pas compte des plans sociaux plus anciens (Continental; Caterpillar; Molex; Amora-Maille; etc.) ni des annonces faites par de grands groupes comme Accor, Néo-Sécurité, LU-France; Hewlett-Packard; Adecco; Altis; etc.) Et derrière chaque chiffre, derrière cette macabre constante, il y a des femmes, des hommes qui, pour la plupart, ne retrouveront pas d’emplois ou seulement des emplois déqualifiés. Mais chuuut! Ils crèvent en silence… Semble-t-il… La Rochelle accueille, depuis des années, les Francofolies. Festival de chansons francophones chères à l’ami Jean-Louis Foulquier. On y retrouve les Benabar, Cali, Ruiz, tous ceux qui « font » la scène française. Baschung, en 2008, avait tiré ici une de ses dernières révérences. Mais cette année, c’est une polémique qui couvre les voix des artistes. Et c’est, une fois de plus, Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, Région invitante et Région qui subventionne TRES largement ce festival, qui est au centre d’un « débat » d’une rare insignifiance, mais significatif des mœurs médiatico-politiques. Un rappeur, Orelsan, est interdit de festival. Il est l’auteur d’une chanson, multi diffusée sur Internet, intitulée poétiquement « Sale Pute ». Il y crache sa haine à l’encontre de celle qui a eu l’outrecuidance de le plaquer ! Il lui promet, entre autres cadeaux d’adieu, de lui casser une jambe. Tout cela fleure bon le romantisme n’est-ce pas ? Orelsan est interdit de scène. C’est regrettable. Je pense, avec Voltaire, que même mon pire ennemi doit pouvoir s’exprimer. Mais mon propos est ailleurs. Car, une rumeur a parcouru les ruelles de La Rochelle, puis les autoroutes des ondes. Une rumeur… Ségolène Royal serait, semble-t-il, à ce qu’on dit, peut-être, l’instigatrice de cette interdiction, de cette censure. Et la rumeur enfle… Et le conditionnel disparait déjà dans quelques journaux, dans quelques commentaires. Le « semble-t-il » aussi… Ce n’est plus une rumeur. C’est une certitude ! Cette peste de Ségolène, cette « moraliste » a fait un chantage aux subventions : ce sera Oreslan ou les subventions régionales, mais pas les deux… RMC, Europe 1, RTL et les autres relais sarkozystes (c'est-à-dire quasiment TOUS les médias grands-public) relaient l’information, organisent des débats! Ségolène au pilori ! Elle a l’habitude… Comme elle a l’habitude d’entendre, dès qu’elle éternue, son « porte-parole» UMP, Frédéric Lefebvre, lui intenter un Nième procès. Bien entendu, personne ne prend la peine, PERSONNE, d’interroger les deux principaux acteurs de ce mélodrame estival : Orelsan et Ségolène Royal ! Pourtant si les médias avaient pris la peine d’interroger cette dernière, plutôt que laisser enfler une rumeur (mais cela fait de l’audience !), ils auraient tout simplement appris que la Présidente de la Région Poitou-Charentes n’a jamais opposé aucun veto, ni exercé aucun chantage aux subventions pour interdire le rappeur Orelsan. Gérard Pont, Directeur des Francofolies, rejustifiait l’interdiction en affirmant que la déprogrammation du chanteur n’était provoquée par « aucune pression ni par aucune volonté de censure ». (voir Libération 15 juillet page 26). Mais, sans doute gagné par la ségophobie récurrente, il ne pouvait s’empêcher d’ajoute cette phrase curieuse : « Ségolène Royal ne m’a jamais appelé, même si elle dit le contraire ! ». La Présidente de la Région Poitou-Charentes n’a pourtant JAMAIS fait aucune déclaration de cette nature ! Et de conclure : « Qu’elle garde ses subventions Ségolène, je m’en fous ! ». Là encore, JAMAIS Ségolène Royal n’a menacé de couper les vivres des Francofolies. Gérard Pont répond aux rumeurs, pas à la principale intéressée… Terrifiant ! Mais alors QUI a interdit ce « charmant » garçon, chantre approximatif mais gestionnaire habile de la sous-culture revendiquée, fils d’instit défenseur de l’insanité zonarde à deux balles et approchant à peine l’âge mental d’un élève de 6ème ? Personne ne le sait ! Tout le monde s’en fout ! L’important aujourd’hui n’est pas d’informer, mais de surfer sur des rumeurs offertes au Dieu Audimat… De les mettre en scène Personne ne le sait clairement… Peut-être faudrait-il néanmoins poser quelques questions à l’ECVF : Elues Contre les Violences Faites aux Femmes… Enfin je ne peux passer sous silence le comble du ridicule dont j’attribue la palme à Fadela Amara qui, à la suite de cette IMMENSE affaire, n’a rien trouvé de mieux que d’annoncer, en direct sur France 2 pendant le journal télévisé, une table ronde pour (je cite et là on s’accroche !!) « échanger sur la condition féminine et les limites de la licence poétique avec l’auteur insoumis de « sale pute » et consorts hip-hop »… L’élève… Dans « élève », il y a « élever »… Elever vers d’autres hauteurs, vers des sommets a-priori inaccessibles. C’est le rôle de l’enseignant. Tout mettre en œuvre, se mettre au service de l’enfant comme un guide de haute montagne au service de son client. Encordés ensemble, l’un et l’autre grimpent et escaladent, partent à l’assaut des pentes ignorées qui, une fois parvenus au but, les laisseront l’un et l’autre essoufflés mais heureux de découvrir les horizons lointains, enfin compris, élucidés, lisibles et qui resteront à jamais dans leurs souvenirs communs… Avant d’autres escalades… Et TOUJOURS ensemble. Parler de l’élève, c’est FORCEMENT parler de l’enseignant ! http://www.profencampagne.com/article-35245542.html
15.000 entreprises ont saisi le Médiateur du crédit depuis novembre 23/08/2009 La Tribune.fr Malgré la "trêve estivale", le flux des dépôts de dossier devant le Médiateur du crédit ne s'est pas ralentit en juillet. Depuis neuf mois, 15.000 entreprises ont demandé à bénéficier de ce dispositif. Ce sont exactement 15.174 entreprises qui ont déposé un dossier devant le Médiateur du crédit depuis le lancement de ce dispositif en novembre dernier. La médiation permet d'aider une entreprise en difficulté à obtenir un crédit. Malgré le ralentissement de l'activité pendant l'été, le rythme des dépôts de dossier ne s'est pas ralentit, selon l'enquête bimensuelle publiée par le Médiateur. Entre le 16 juillet et le 16 août; 1.129 dossiers ont été déposés. L'encours total de crédit du Médiateur est pour l'instant de 2,9 milliards d'euros et 85% des dossiers sont acceptés. L'organisme affirme avoir ainsi contribué à protéger 141.546 emplois en France. En revanche, il s'inquiète de l'accroissement des petites entreprises de moins de 10 salariés en médiation, qui a augmenté de 2,5 points sur la même période. http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090823trib000413177/15.000-entreprises-ont-saisi-le-mediateur-du-credit-depuis-novembre.html
Grève et pneus brûlés chez SODEMECA à Noyelles-lez-Seclin lundi 31.08.2009, La Voix du Nord Trois jours après la première réunion de négociation du plan de sauvegarde de l'emploi chez SODEMECA, filiale de Michelin spécialisée dans les pneumatiques haut de gamme et située dans la zone industrielle Seclin, une nouvelle flambée de pneus a témoigné de la colère des salariés qui se sont mis en grève, hier après-midi. Les représentants FO et CFDT dénoncent l'appel de la direction à une société extérieure pour dégager plusieurs centaines de pneumatiques défectueux et la présence d'un huissier dans l'usine. Ils redoutent que les dirigeants de Michelin fassent monter la pression pour dénoncer l'accord de méthode conclu avec les représentants du personnel. « Ils veulent régler notre cas en trois ou quatre réunions là où on avait réussi à en avoir entre huit et douze », dénonce Laurent Decarpentry pour la CFDT. Une assemblée générale, à laquelle s'étaient joints les salariés des équipes du week-end, s'est réunie pour décider de nouvelles actions. La deuxième réunion de négociation doit, elle, avoir lieu le lundi 7. http://www.lavoixdunord.fr/actualite/L_info_en_continu/Metropole_Lilloise/2009/08/31/article_gr-egrave-ve-et-pneus-br-ucirc-l-eacute.shtml
Se saisir de la grippe A pour instaurer un état d’urgence contre le droit du travail ? Posté dans Politique par Gérard Filoche le 27 août 2009 Une circulaire de la DGT (direction générale du travail) aux ordres de Xavier Darcos, datée du 3 juillet (n°2009-16) laisse entendre que la pandémie de grippe A (H1N1), selon qu’elle dure une ou plusieurs semaines, qu’elle affecte 25 % ou 40 % des effectifs, pourrait être l’occasion d’un « état d’urgence » dans les entreprises. On aurait pu croire qu’un tel risque de pandémie serait au contraire l’occasion de faire très attention aux conséquences sur les millions des salariés. Car ce sont eux qui vont subir les risques, les fatigues et souffrances, les perturbations à tous niveaux. Les « plans de continuation d’activité » concoctés pour faire face à la pandémie devraient essentiellement être élaborés par les Comités hygiène sécurité conditions de travail (CHSCT) qui sont les institutions représentatives du personnel spécifiquement destinées à cela. Les aménagements d’horaire, les adaptations de productivité, les ré organisations temporaires du travail devraient viser à faciliter la vie, dans de telles conditions, aux salariés et à leurs familles. Mais ce n’est pas ce que promeut la circulaire de la DGT. Il n’y est pas question de la santé des salariés, ni de leur protection. Au contraire, elle se situe du seul point de vue de « l’entreprise » donc de l’employeur. Comment assurer la productivité et les marges de profit contre les vents et marées de la pandémie ? Le ministère appelle cela « éviter un mode de fonctionnement dégradé de la société ». Alors il formule essentiellement des préconisations pour permettre aux employeurs de jouer sur la flexibilité de leur personnel. « Il en va de la survie de l’économie nationale, des entreprises et de la sauvegarde de l’emploi ». En cas de passage en phase 6 de la pandémie - Roselyne Bachelot l’envisage dès septembre - l’employeur pourra « adapter l’organisation de son entreprise et le travail des salariés ». Le volume horaire de travail ou le nombre de tâches à effectuer pourront augmenter « par décision unilatérale de l’employeur ». Et l’administration Darcos précise que « le refus du salarié, sauf s’il est protégé, constitue une faute pouvant justifier le licenciement ». S’agissant de modifications plus importantes, telles que la dérogation à la durée maximale journalière en cas de surcroît temporaire d’activité, ou la dérogation à la durée maximale hebdomadaire de 48 heures, l’employeur serait encore dans l’obligation de recevoir une autorisation administrative. Mais la circulaire invite donc l’administration du travail à « faire preuve de souplesse et de réactivité face aux demandes des entreprises ». « Ces mesures se feraient dans des circonstances très particulières et pour une durée limitée, précise le ministère. Elles seraient mises en œuvre pour limiter l’impact économique d’une telle pandémie ». Mais cette circulaire n’est qu’une circulaire, elle n’a pas force de loi, même si elle essaie de peser en faveur de coups de force contre la loi. Elle ne saurait avoir ce caractère obligatoire. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place, n’est pas tenue d’encourager des violations du droit du travail, des durées du travail légales et maxima. http://www.filoche.net/2009/08/27/se-saisir-de-la-grippe-a-pour-instaurer-un-etat-d%E2%80%99urgence-contre-le-droit-du-travail/
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Dernière mise à jour: le 1 Septembre 2009
Accueil Coordination Information PressesChez SODEMECA, filiale de Michelin : grève et nouveaux pneus brûlés 01.09.2009 la Voix du Nord Hier après-midi, après s'être mis en grève, les SODEMECA ont à nouveau fait brûler des pneus à l'entrée de l'usine. Trois jours après la première réunion de négociation du plan de sauvegarde de l'emploi chez SODEMECA, filiale de Michelin, située sur la zone industrielle Seclin, une nouvelle flambée de pneus a témoigné de la colère des salariés qui se sont mis en grève, hier après-midi. Pour les représentants de FO et de la CFDT, ce qui a mis le feu, c'est l'appel lancé à une société extérieure pour enlever plusieurs centaines de pneus défectueux et la présence d'un huissier dans l'usine. Ils redoutent que les dirigeants de Michelin poussent les salariés à la faute pour dénoncer l'accord de méthode conclu avec les représentants du personnel et « retourner la situation à leur profit. » « Ils veulent régler notre cas en trois ou quatre réunions là où on avait réussi à en avoir entre huit et douze », dénoncent les syndicalistes. Une assemblée générale à laquelle s'étaient joints les salariés des équipes du week-end s'est réunie pour décider de nouvelles actions. http://www.lavoixeco.com/actualite/Secteurs_activites/Automobile/Equipementiers/2009/09/01/article_chez-sodemeca-filiale-de-michelin-greve.shtml
Continentale: un jugement profondément injuste Mardi 1er septembre 2009 FNIC CGT Déclaration de la Cgt, de l’Union départementale Cgt de l’Oise et de la Fédération Nationale des Industries Chimiques Le Tribunal correctionnel de Compiègne vient de condamner six salariés de l’usine Continental de Clairoix à des peines allant de trois à cinq mois de prison avec sursis dans le cadre des poursuites pour le « saccage » de la sous-préfecture de Compiègne en avril dernier. Ce jugement illustre le caractère profondément injuste et déséquilibré du cadre légal actuel quant au maintien et au développement de l’Emploi et des entreprises. Alors que les salariés ont un impérieux besoin de sécurité dans leur emploi et dans leurs droits, d’un côté on criminalise ceux qui luttent face aux décisions unilatérales des actionnaires, de l’autre, on fait preuve d’indulgence voire de connivence avec les dirigeants qui imposent leurs décisions stratégiques sacrifiant les entreprises et l’Emploi. La Cgt réaffirme son soutien aux salariés de Continental et à tous ceux qui luttent pour le maintien et le développement de leur emploi. Elle entend construire avec eux un rapport de force permettant enfin d’obtenir pour leurs représentants des droits d’interventions sur les choix stratégiques des entreprises. Montreuil, le 1er septembre 2009 http://www.fnic.cgt.fr/news.php?id=314